Ils sont six, sous un tipi du Summer Camp Spirit-in-the woods, durant l’été 1974, six, trois garçons, trois filles soit beaucoup de possibilités. Ils décident de s’appeler Les Intéressants, surnom ironique comme on peut l’être quand on est encore adolescent, soit au bord du passage à la vie adulte, quand les rêves peuvent se muer en regrets, les espoirs en désillusions et que la personnalité « épaisse et définitive » ne laisse « quasiment aucun espoir de se réinventer ».
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En 2010, avec Les hommes-couleurs, son premier roman, Cloé Korman explorait déjà les frontières, présent et mémoires, destins individuels et collectifs. En 2013, avec Les Saisons de Louveplaine, elle revient à ses thèmes de prédilection en les déplaçant : du Mexique à une cité imaginaire du 93 mais toujours le roman comme moyen de « porter nos regards au-delà de la clôture, notre curiosité plus loin ».
Les hommes-couleurs est le premier roman de Cloé Korman, née en 1983. Autant le souligner tout de suite, « premier roman » oui, comme pour en finir avec l’étiquette — tant l’art de la fiction, du suspens, la maîtrise, le talent, le sens poétique comme politique sont époustouflants.
Évariste de François-Henri Désérable tient du roman comme de la biographie, de la vie imaginaire comme du double portrait en miroir : François-Henri Désérable, citant Pierre Michon en exergue de son livre, fait d’Évariste Galois le « Rimbaud des mathématiques ». Son roman vient de paraître en poche, chez Folio, retour.
La 8e édition du Festival America aura lieu, à Vincennes, du 8 au 11 septembre prochain, rendez-vous incontournable pour les amateurs de littératures américaines. Diacritik est associé à plusieurs de ces rencontres et vous propose, durant l’été, de revenir sur quelques-uns des auteurs invités. Aujourd’hui, Héctor Tobar et Printemps barbare.
La 8e édition du Festival America aura lieu, à Vincennes, du 8 au 11 septembre prochain, rendez-vous incontournable pour les amateurs de littératures américaines. Diacritik est associé à plusieurs de ces rencontres et vous propose, durant l’été, de revenir sur quelques-uns des auteurs invités. Aujourd’hui, Stewart O’Nan et Les Joueurs, roman paru aux éditions de l’Olivier, désormais disponible en poche.
La 8ème édition du Festival America aura lieu, à Vincennes, du 8 au 11 septembre prochain, rendez-vous incontournable pour les amateurs de littératures américaines. Diacritik est associé à plusieurs de ces rencontres et vous propose, durant l’été, de revenir sur quelques-uns des auteurs invités. Aujourd’hui, Colum McCann et Transatlantic, roman paru chez Belfond, désormais disponible en poche chez 10/18.
La 8ème édition du Festival America aura lieu, à Vincennes, du 8 au 11 septembre prochain, rendez-vous incontournable pour les amateurs de littératures américaines. Diacritik est associé à plusieurs de ces rencontres et vous propose, durant l’été, de revenir sur quelques-uns des auteurs invités. Aujourd’hui, Ann Beattie et ses Promenades avec les hommes, roman paru aux éditions Christian Bourgois, désormais disponible en poche, chez Points.
Paru en 2013, Tu montreras ma tête au peuple est le premier livre de de François-Henri Désérable qui a depuis publié Evariste (2015), autour du « Rimbaud des mathématiques ».
La parution récente d’un Folio plus classique autour de son premier livre a été le prétexte d’un grand entretien pour interroger l’écrivain sur ce recueil étonnant de 10 épisodes sous la Terreur, son Comment on écrit l’histoire et ses projets littéraires.
Jeu de piste, jeu d’identités, roman policier, scènes de vie ordinaires : dans son premier roman, Viviane Élisabeth Fauville, Julia Deck passe avec ironie et brio d’un registre à l’autre. Un psychanalyste est retrouvé baignant dans son sang… mais c’est plutôt des errements d’une femme dont il s’agit.
Céline Minard a, pour Failli être flingué (2013), reçu plusieurs prix littéraires : le prix du livre Inter 2014, le prix du style et le Prix Virilo (qui se définit lui-même comme “l’anti-Femina”) louant ce que ses jurés ont qualifié de formidable « roman de cow-boy ». C’est le cas : Faillir être flingué est un livre qui ferait aimer le western à ses pires détracteurs et qui couronne, aussi, un univers romanesque singulier, aux contours mouvants.
Tanguy Viel le note ironiquement dans La Disparition de Jim Sullivan (Minuit, 2012) : la guerre en Irak est « ce genre d’événements qu’on ne passe pas sous silence quand on est américain, je veux dire, écrivain américain, de ce genre d’événements qui planent au-dessus des livres et savent impliquer les personnages dans les problèmes de leur temps.
La 8ème édition du Festival America aura lieu, à Vincennes, du 8 au 11 septembre prochain, rendez-vous incontournable pour les amateurs de littératures américaines. Diacritik est associé à plusieurs de ces rencontres et vous propose, durant l’été, de revenir sur quelques-uns des auteurs invités. Aujourd’hui, Ben Lerner, né au Kansas en 1979, dont les lecteurs français ont pu découvrir Au départ d’Atocha, son premier roman, en 2014, aux éditions de l’Olivier. Son second roman, 10:04, paraît le 25 août prochain. Les deux ont été traduits par Jakuta Alikavazovic.
Sur le chemin d’une taverne, Breq trouve une personne à demi-morte gisant dans la neige. Breq la reconnaît : c’est un ancien militaire qu’il a connu il y a longtemps, Seivarden. Le narrateur décide de le recueillir pour le sauver d’une mort certaine, bien que s’encombrer d’une telle personne risque de l’entraver dans sa quête. Breq nʼest en effet pas sur cette planète par hasard : il est sur la piste d’une personne qui peut lui procurer un objet rare, précieux, et surtout extrêmement dangereux.
C’est ainsi que commence La Justice de lʼancillaire, premier tome d’une trilogie de science-fiction, paru en 2013 et couronné en 2014 de la plupart des prix du genre dans le monde anglo-saxon. Par Samuel Minne
17 janvier 1977. Gary Gilmore est exécuté, pour un double meurtre commis « de sang froid » en juillet 1976. Il se rêvait « gangster pour bousculer les gens », admirait Gary Cooper et Johnny Cash. L’Amérique a été fascinée par ce criminel hors du commun qui exige son exécution, refuse de faire appel, interroge la célébrité paradoxale que lui confèrent les médias, l’utilise pour confronter son pays à ses propres contractions, à l’échec de son système répressif. Norman Mailer en fait le sujet central de son roman, Le Chant du bourreau, The Executioner’s Song, publié en 1979, couronné par le prix Pulitzer.