Alors que sortent quasi-simultanément en librairie le cinquième et dernier tome de l’intégrale du Génie des Alpages chez Dargaud (dévoilant les esquisses parfois poussées d’un album inédit) et la restauration en bichromie chez 2042 d’un album, Le Char de l’État dérape sur le sentier de la guerre (Casterman,1987), un important accrochage d’originaux du dessinateur au musée Tomi Ungerer nous conduit à mettre en pause les chroniques du Terrain vague – donc à sortir de notre réserve pour aller voir de plus près comment le trait de Richard Peyzaret dit F’murrr (avec trois « r » et un « m » minuscule, comme je le vois le plus souvent écrit aujourd’hui, alors qu’il y a peu, on lui accordait la majuscule du Chat Murr d’Hoffmann) tient le mur (avec un seul « r »), quel que soit son cheminement dans la page, et l’esprit qui le sous-tend.
Category Archive: Expos
Les expositions, en France, ailleurs dans le monde, en textes et en images.
Arnaud Labelle-Rojoux est un artiste que je connais depuis longtemps. Je le connais personnellement et artistiquement, ce qui est la même chose, si on suit la logique de l’art dans la vie, l’art comme moyen de rendre la vie plus intéressante que l’art (citation de Robert Filliou).
La galerie 9 du Grand Palais accueille à Paris la plasticienne Eva Jospin qui présente des pièces créées ces dix dernières années : on y fait l’épreuve d’une étourdissante illumination.
Si tant est qu’elle soit intense, fervente ou souveraine, une œuvre (perçue de façon fragmentaire ou dans sa totalité) nous rend – parfois – muets ou bègues.
L’humour n’est pas toujours la marque la plus évidente des artistes. Alors, lorsqu’on éclate de rire devant les corps huilés et body buildés, les couleurs saturées et les ongles hyper-longs des photos de Kourtney Roy, ça fait du bien !
Nombre d’événements célèbrent l’œuvre immense de Pierre Soulages. Sous la direction de Camille Morando et d’Alfred Pacquement, préfacé par Colette Soulages, le cinquième et dernier volume du catalogue raisonné de ses peintures paraît aux Éditions Gallimard.
Entretien avec Camille Morando et Alfred Pacquement à l’occasion de la remarquable publication du cinquième et dernier tome du catalogue raisonné de l’œuvre de Pierre Soulages, dirigé par les deux auteurs ; de l’exposition : « Pierre Soulages, une autre lumière », dont Alfred Pacquement est le commissaire, qui s’ouvre au musée du Luxembourg ; de la parution du livre, Pierre Soulages. Peintures sur papier, signé Alfred Pacquement, qui accompagne l’exposition.
Les Rencontres d’Arles donnent parfois l’impression d’un joyeux patchwork : chaque exposition a son univers, les photographes sont très différents et tout cela se côtoie.
Pour ceux qui ne sont pas familiers des rencontres d’Arles, le principe est simple : la ville est transformée en un lieu d’expositions géant où églises, palais, jardins et même la fameuse tour Luma (Franck Gherry ) accueillent artistes et photographes.
Le paradoxe entre raison et sensibilité appartient à une parenthèse, celle de la Modernité. Les présocratiques, héritiers des pensées archaïques, cultivèrent l’obscurité de leur langage pour saisir la physique du Tout. Mythologie, tragédie, Mystère ajoutèrent à leurs fins théoriques et pratiques. La scolastique du Moyen Âge œuvra sans retrancher ni à la magie, ni à la puissance des symboles et analogies. La Renaissance porta haut le pouvoir de la poésie complémentaire aux textes religieux et aux premières investigations scientifiques. Au XVIIe siècle, l’hubris des conquêtes territoriales, de l’essor des techniques et autres découvertes marqua un tournant.
Frank Smith présente « Juste après même si » à la galerie parisienne Même si, exposition qui déploie plusieurs projets complémentaires, cinématographiques, plastiques, littéraires.
Deux expositions mettent Geneviève Asse à l’honneur : Le bleu prend tout ce qui passe, au musée Soulages de Rodez, jusqu’au 18 mai 2025 et Geneviève Asse, Carnets à la BNF, jusqu’au 25 mai 2025. L’occasion, pour Diacritik, de republier l’épisode 6 de la série « Peintresses en France », de Carine Chichereau.
Dans le film qu’il réalise à la fin de sa vie, La Pudeur ou l’Impudeur (1991), Hervé Guibert se met en scène préparant son dernier voyage en Italie. Il remplit sa valise dans son appartement de la rue Raymond Losserand, alors qu’en fond sonore, les premières notes et paroles de la chanson de Christophe, L’Italie, se font entendre : « J’suis fatigué de faire semblant d’avoir une histoire / Le ciné ça marche pas toujours / Aujourd’hui j’ai fini / D’inventer ma vie /J’imagine l’Italie ». Puis, dans la deuxième partie du film, on le découvre alors sur l’île d’Elbe, profitant du soleil et de la mer, dans des moments suspendus au-dessus de la mort qui le guette et qui le cueille quelques mois plus tard, en décembre 1991.
Publié en novembre 2023, L’Atlas des 2-mers, de Frank Smith, fait écho à une création et une exposition multimédia conçues à Calais (2023-2024). Celle-ci, par la suite, a donné lieu à une reprise sous d’autres formes : d’une part à l’occasion d’une exposition collective qui se tient actuellement au musée du Louvre-Lens et, d’autre part, d’une exposition personnelle à La Maréchalerie de Versailles (jusqu’au 15 décembre).
Pour célébrer les 30 ans des éditions Al Dante, le CIPM présente une exposition consacrée à cette singulière aventure éditoriale, poétique et politique, conduite par Laurent Cauwet.