Les 10, 11 et 12 juin 2021, Aides, association de lutte contre le VIH et les hépatites virales mobilise, en partenariat avec Diacritik, 70 artistes et personnalités à l’occasion d’un événement culturel et digital d’ampleur : #fetelamour. Sur trois jours découvrez autant de créations originales qui, comme Diacritik, placent la culture en leur centre, et font de la culture l’arène politique même où les enjeux liés au VIH sont interrogés, sondés, où les amours sont fêtées, où cinéma et littérature ont plus que jamais quelque chose à nous montrer, où la musique a quelque chose à nous faire entendre que les discours n’épuisent pas.

Il y a quelques jours, j’ai posé le mot « uncaring » sur un morceau de papier déchiré. Je l’ai écrit en anglais, une des cinq langues dans lesquelles je pense, je lis, j’écris et je crée. Une langue vers et depuis laquelle je traduis.
J’ai du mal à exprimer le sentiment que ce mot, « uncaring » me fait ressentir en français (cette quête-là mériterait un essai en soi). Je pense à l’indifférence, à quel point on s’en fiche de ce qui ne nous touche pas ; « uncaring » – le manque de soin, d’attention, de responsabilité.

Alors que, après des mois de non-gestion d’un ministre plus occupé à soigner quelques syndicats lycéens à sa botte, la situation sanitaire dans les écoles et les lycées est calamiteuse et qu’elle ne cesse de s’aggraver en France, alors que les conditions d’apprentissage sont rendues désastreuses par l’absence de moyens et de protocole sanitaire digne de ce nom, la priorité du rectorat et du ministre semble être aujourd’hui de faire repasser aux élèves de Terminale les épreuves de la classe de Première dites E3C1 qu’ils avaient largement refusés l’année dernière, dénonçant  par leurs manifestations l’injustice d’un bac au rabais. Cela concerne la grande majorité des élèves de terminale du lycée Mozart du Blanc-Mesnil et près de 2000 élèves sur l’académie de Créteil.

C’est une tradition trentenaire qui perdure malgré les aléas de la vie des médias et les décisions des patrons de chaînes qui ont tour à tour supprimé ou transféré le programme de Patrick Menais, son producteur historique. Toujours le reflet de la télévision, Le VU de l’année 2020 (ex-Zapping) est un grand cru. Un exercice nécessaire pour un visionnage utile.

C’est devenu une sorte de mantra : il faut référer à la République pour que la parole acquière force et gravité. On n’en finit plus de les entendre, ces mots, proférés la main sur le cœur et réitérés le buste bombé. Il suffirait d’ajouter « de la république » pour que le discours soit investi d’une solennité confinant à la transcendance. La police de la République, l’école de la République, l’autorité de la République, l’unité de la République, le symbole de la République