56 ans après l’indépendance et la fin de la guerre, l’Algérie a besoin de mémoire, non pas de la mémoire officielle entretenue des deux côtés mais de la mémoire individuelle, celle des gens qui ont vécu dans ce pays, avant la guerre, pendant ce que l’on appelle l’époque coloniale, puis au moment de la guerre d’indépendance, jusqu’en 1962.

Vous aviez acheté des crabes, vous alliez passer à table. Ça a éclaté comme un orage dans la chaleur de l’été : ta mère a accusé Claire de vouloir tout régenter ; Pierre, pour une fois, a osé prendre la défense de sa vieille mère, la mèche était allumée… Noms d’oiseaux, remarques perfides : dans le registre de la vulgarité et de la mauvaise foi, ta chère maman a été parfaite.

Les écrivains Marie de Quatrebarbes et Maël Guesdon rencontrent le cinéaste Alain Cavalier : un entretien où il est donc question de cinéma, d’images, de littérature, de textes et récit, de représentation, mais aussi de mort, de l’Inconscient, d’Homère et Charles Trenet, de dépression, d’animaux, du Christ, et bien sûr, surtout, de création.

Sous le titre Infinités, la silhouette d’une femme nue se fond avec une vue de l’espace, la spirale d’une nébuleuse déroulant un semblant de chevelure sur la tête, des cercles concentriques et leurs rayons évoquant les représentations scientifiques qui permettent de comprendre l’univers. L’illustration délicate d’Aurélien Police invite à découvrir ainsi le recueil de nouvelles d’une auteure indienne anglophone, un ensemble de textes rares à plus d’un titre.

Un voilier parti sans bruit de nuit trace sans ciller une route droite depuis le port de Lisbonne ; il est poursuivi par des vedettes de policiers : personne sur le pont, l’arraisonnage échoue ; le Furtif fuit toujours, dépasse Madère, atteint les eaux internationales, maintient le cap au sud et l’on dépêche un hélicoptère pour observer ce que sur le bateau il peut se passer.