Saleh Diab est d’origine syrienne. J’ai visité ma vie, recueil bilingue, est issu de plusieurs publications en arabe (Le Caire et Beyrouth) parues entre 1998 et 2009. Sa poésie, sans grandiloquence, du côté d’une épure rayonnante, résonne généreusement.
Auteur : Mazrim Orthi
Je n’aurais jamais dû accepter d’encadrer cette colonie de vacances en Espagne. Tout ça pour gagner des cacahuètes.
Il y a des rencontres qui marquent une vie. D’autres, qui marquent une fiction. Hier soir, j’ai partagé la compagnie de la merveilleuse Eleonore Frey, En route vers Okhotsk, peut-être l’une des écrivaines les plus précieuses de notre temps.
Je suis aux anges. Luc et C. viennent d’arriver, papa et maman aussi (elle semble de bonne humeur maman en ce moment). C’était bien cette baignade, l’eau, pour une fois, n’était pas trop froide et j’en ai profité autant que j’ai pu.
56 ans après l’indépendance et la fin de la guerre, l’Algérie a besoin de mémoire, non pas de la mémoire officielle entretenue des deux côtés mais de la mémoire individuelle, celle des gens qui ont vécu dans ce pays, avant la guerre, pendant ce que l’on appelle l’époque coloniale, puis au moment de la guerre d’indépendance, jusqu’en 1962.
Vous aviez acheté des crabes, vous alliez passer à table. Ça a éclaté comme un orage dans la chaleur de l’été : ta mère a accusé Claire de vouloir tout régenter ; Pierre, pour une fois, a osé prendre la défense de sa vieille mère, la mèche était allumée… Noms d’oiseaux, remarques perfides : dans le registre de la vulgarité et de la mauvaise foi, ta chère maman a été parfaite.
Paru en 1968, Les Soldats de la mer a été régulièrement réédité. Il y a cinq ans, c’était au tour des éditions Dystopia de faire redécouvrir ce classique qui fête en 2018 ses cinquante ans. De fait, la fascination qu’exerce le livre d’Yves et Ada Rémy ne s’éteint pas et touche de nouveaux lecteurs.
Les écrivains Marie de Quatrebarbes et Maël Guesdon rencontrent le cinéaste Alain Cavalier : un entretien où il est donc question de cinéma, d’images, de littérature, de textes et récit, de représentation, mais aussi de mort, de l’Inconscient, d’Homère et Charles Trenet, de dépression, d’animaux, du Christ, et bien sûr, surtout, de création.
Pierre est né à la ferme. La maternité, à cette époque, n’est pas encore ce lieu incontournable.
Une peinture. Un portrait plus exactement. Un portrait de toi que je m’étais mis en tête de réaliser.
Plusieurs fois, je l’avais surprise, elle nous couvait d’un œil protubérant ; Catherine, ses bijoux, sa dégaine de voyante extra-lucide, sa logorrhée et sa puérile obstination à séduire ; moi, mes vêtements chinés aux fripes, mes cheveux très courts, ma réserve un peu inquiétante.
Sous le titre Infinités, la silhouette d’une femme nue se fond avec une vue de l’espace, la spirale d’une nébuleuse déroulant un semblant de chevelure sur la tête, des cercles concentriques et leurs rayons évoquant les représentations scientifiques qui permettent de comprendre l’univers. L’illustration délicate d’Aurélien Police invite à découvrir ainsi le recueil de nouvelles d’une auteure indienne anglophone, un ensemble de textes rares à plus d’un titre.
Parvenu à cent – c’était convenu –, tu te retournes. La futaie est vide. Peu de bruits, des oiseaux discrets, des branches et des feuilles qui craquent sous tes pas. Et puis ce vent léger qui agite les cimes. Tu fouilles là où tu aurais eu l’idée de te cacher : derrière un buisson de ronces, sous de hautes fougères. Tu examines minutieusement chaque arbre.
Un après-midi.
Un temps pluvieux.
Je suis seul.
Cette série est comme un temps long, un moment de songe.
Un voilier parti sans bruit de nuit trace sans ciller une route droite depuis le port de Lisbonne ; il est poursuivi par des vedettes de policiers : personne sur le pont, l’arraisonnage échoue ; le Furtif fuit toujours, dépasse Madère, atteint les eaux internationales, maintient le cap au sud et l’on dépêche un hélicoptère pour observer ce que sur le bateau il peut se passer.