PATOS RIVER
Une ville calme où certains ont trouvé
le repos éternel
À chaque fois que j’arrive dans un nouvel établissement scolaire, je m’attends à voir le genre de panneau que, dans les albums de Lucky Luke, on trouve à l’entrée des villes.
PATOS RIVER
Une ville calme où certains ont trouvé
le repos éternel
À chaque fois que j’arrive dans un nouvel établissement scolaire, je m’attends à voir le genre de panneau que, dans les albums de Lucky Luke, on trouve à l’entrée des villes.
Nous avons finalement convenu de nous retrouver vers Tour et taxis, ce lieu étrange, immense, longtemps en déshérence, dénué de centre comme de périphérie, coincé entre Molenbeek et Laeken.
Ce qui, d’emblée, marque à la lecture de Grande couronne, c’est combien la narratrice de ce prodigieux roman jouit d’une lucidité à toute épreuve mais ce qui lui manque aussi bien d’emblée, ce sont les expériences, les occasions : l’ailleurs.
Lila Lamrous s’entretient ici avec Kébir Ammi dans le cadre du festival Littérature au Centre 2021, cette année en ligne en partenariat avec Diacritik. Une édition centrée sur « Littérature et animal ».
Comme Jacques Dubois l’a souverainement défini dans un article paru sur Diacritik, le volume La Pléiade/Gallimard consacré aux romans et à la poésie de Jean Genet est une pépite éditoriale. D’une part, parce que Genet est Genet est Genet, un des astres les plus sidérants des Lettres françaises. D’autre part, parce que l’édition de ce volume établie, annotée, commentée par Emmanuelle Lambert et Gilles Philippe, avec l’aide d’Albert Dichy, nous donne à lire les originaux, les textes non expurgés.
Jean-Benoît Puech, connu pour ses nombreuses mystifications littéraires, publie aux éditions P.O.L un ouvrage singulier : La Préparation du mariage. Après avoir conté les œuvres et la vie de Benjamin Jordane, un auteur fictif né de son invention, Puech s’attaque à présent à l’autobiographie d’un nouveau personnage nommé Clément Coupèges.
Véhicule c’est le projet de Garance Dor et Vincent Menu.
Véhicule c’est une revue qui invite des artistes contemporains à transmettre une partition.
Les partitions sont à activer par le lecteur avec ou sans compétences dans le champ artistique concerné mais les lire c’est déjà aussi les activer.
Nomadland est un snif movie, une manière de Ken Loach labellisé Disney sur une Amérique alternative de carte postale où il semble qu’il existe plus d’une aube et d’un coucher de soleil par jour. Si Frances McDormand, comme à son habitude, joue excellemment bien, le violent décalage avec les bons acteurs amateurs est en revanche patent, le tout sombrant sur un scénario tenant sur un maigre confetti de fin de soirée.
Une lecture créative du livre de Vincent Broqua, Photocall, par Véronique Pittolo.
Du 22 au 26 juin, Théâtre Ouvert, à Paris, et le Théâtre de Chelles proposent Comme la mer, mon amour, une pièce de théâtre écrite, mise en scène et jouée par Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa.
À l’occasion de la parution de ses archives personnelles, Une révolution culturelle, et afin de saluer en ce jour de la Fête de la Musique son créateur, Jack Lang, l’ancien ministre de la culture de François Mitterrand, porte un regard sur la terrible période que nous traversons en nous faisant part de ses réflexions sur ce dont la Culture a besoin pour habiter nos vies, notamment Le Parlement des Créateurs qu’il appelle de ses vœux. Alors, Jack Lang, où est le cool ?
Soulever le couvercle du chaudron écumant où s’est préparée pendant quatorze ans la politique culturelle de la France et en découvrir les rouages, tractations, batailles, le rêve en somme de tout chercheur, étudiant, acteur du monde des arts ou tout simplement curieux, est désormais possible grâce à la publication d’une somme de 1300 pages : Jack Lang. Une révolution culturelle. Dits et écrits aux éditions Bouquins.
La poétesse et prosatrice Laurine Rousselet publie deux livres incandescents et incendiaires. Un recueil poétique, Rue Ion Brezoianu, aux éditions L’Inventaire, et la réédition de L’Été de la trente et unième, aux éditions de l’Aigrette, un journal-plus-que-journal préfacé par Marcel Moreau.
« Je suis vieux, très vieux, il n’y a pas plus vieux que moi » : tel est l’incipit de ce posthume de Bernard Pingaud. Quelques mois avant sa mort, l’écrivain achevait ce texte sans cesser de méditer, avec des accents blanchotiens, sur l’impossibilité de finir.