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Vingt ans. Cela fait vingt ans que Canal+ diffuse sa Nuit Gay, vingt ans de combats, d’audaces, d’idées, d’avancées timides, d’outings sauvages et de coming-out volontaires, vingt ans de reconnaissances et de victoire diverses (depuis le retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales par l’OMS jusqu’au mariage pour tous en passant par l’idée de Louis-Georges Tin de créer une journée mondiale contre l’homophobie). Mais aussi, vingt ans de drames et une réalité qu’il convient de rappeler : 2197 témoignages d’actes LGBTphobes ont été enregistrés en 2014, soit une hausse de plus 41% par rapport à 2011 ; on garde tous en mémoire les dérives qui ont accompagné les débats des parlementaires en 2013, quand la « parole s’est libérée » jusque dans la rue, une partie de la population française déniant à des concitoyens un droit dont ils disposent désormais : celui de pouvoir se marier (ou non mais ils ont enfin le choix).

A «Star Wars 7» (presque imprononçable, essayez de le dire très vite pour voir), préférez «Le retour de la force» (ou «The Force Awakens» si vous êtes puriste, bilingue ou simplement snob), ce qui a l’avantage de faire de vous de véritables warsies (l’équivalent des Trekkies, fans du Capitaine Kirk et de Monsieur Spock). Et de ne pas sombrer dans le ridicule au moment d’ânonner «Bonjour, je voudrais une place pour «starwarsète» s’il vous plaît» au guichet de votre cinéma préféré le 16 décembre prochain.

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Les Nombrils, ce trio féminin qui fait les beaux jours des éditions Dupuis depuis maintenant bientôt dix ans, est né au Québec en 2004 sous la plume de Dubuc et sur la palette graphique de Delaf. Initialement publiées dans Safarir (magazine d’humour québécois aux faux airs de Mad), les aventures des Nombrils ont rencontré le succès en France dès 2006 avec la parution de Pour qui tu te prends ? Depuis, leur succès ne se dément pas, preuve en est avec la parution du tome 7, Un bonheur presque parfait, publié à 170 000 exemplaires.

Corto Maltese. Son nom est aussi célèbre que celui de son créateur, Hugo Pratt, si ce n’est plus. Le pirate libertaire et littéraire créé en 1967 s’offre une seconde vie sous la plume et les feutres de Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero avec Sous le soleil de minuit paru chez Casterman le 30 septembre dernier. Rencontre avec les repreneurs des aventures du mythique marin né à La Valette.

C’est un des albums remarqués et remarquables de cet automne 2015. D’abord par son titre, agréablement provocateur en ces temps quelques peu lénifiants d’actualité morose, ensuite et surtout par son contenu graphique et narratif. Comment faire fortune en juin 40 – sans point d’interrogation –, comme une sentence et un postulat à la fois. Un coup de maître(s) du trio Astier, Nury et Dorison.