Le foot officiel et institutionnel n’est pas le diable. Qu’on le veuille ou non, c’est indéniable : il donne du plaisir. Il donne beaucoup de plaisir à beaucoup de gens. Et du plaisir, nous n’en avons pas tant… Il y aurait certainement quelque chose d’indécent à le condamner froidement et inconditionnellement. Faire d’un sport populaire son ennemi viscéral, projeter sur lui toute la hideur du monde, ce serait aussi bête que méchant. Et puis, cette équipe de France bigarrée et enjouée, elle est plutôt belle, c’est vrai.
Année: 2018
Dans les années 70, elle pensait qu’il fallait dépasser le stade de la réhabilitation de l’homme noir : « On devait pouvoir créer une littérature qui reflète simplement notre manière d’être, qui soit un miroir de notre âme et de notre culture ». En mars 2018, les éditions Le Serpent à plumes ont eu l’heureuse initiative d’éditer le huitième roman d’Aminata Sow Fall, L’Empire du mensonge, déjà publié, en 2017 au Sénégal chez CEAC/Khoudia.
Le projet de Cases départ est original mais limpide. En 72 séquences – chacune d’elles, un poème indépendant –, Luc Dellisse retrouve, à force de concentration et d’imagination mélangées, quelque chose de ce qui lui reste de l’année 1967, la première où il avait l’impression d’être vraiment en vie (rappelons pour la petite histoire que l’auteur est né en 1953 ; son enfance a donc été longue et heureuse – mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit en ces pages et les lecteurs des premiers romans de Luc Dellisse savent de quoi il retourne réellement).
Pour les moins endurants à 1300 pages de lettres… et qui ont une certaine curiosité pour la relation amoureuse d’Albert Camus et Maria Casarès, le roman de Florence M.-Forsythe, Tu me vertiges (Le Passeur, 2017) vient de paraître en collection de poche en 2018…
Depuis les dernières élections en Italie et la formation de la coalition Ligue-M5S, l’expression « société ouverte » déjà remise en selle par Emmanuel Macron s’affirme plus que jamais comme un incontournable du discours informé et sentencieux. Les ondes de radio sont très propices à émettre des « nous sommes dans une société ouverte« , sans que le sens accordé au vocable par les intervenants soit vraiment stabilisé.
Au football, l’amortie, c’est marcher sur des e, en casser un. La Disparition du ballon, soustrait une seconde au jeu en triangle des bermudas et des shorts. De tout cela, il fallait parler : Yoann Gourcuff a accepté, en avril 2016, pour Diacritik et Gilles Bonnet. Un peu de foot-bal(l)istique en sa compagnie.
A l’occasion de la parution de Rassemblement, chez Fayard, Jean-Philippe Cazier a interviewé Judith Butler, un grand entretien mis en ligne en mars 2017. Cette interview, bilingue, demeure d’une actualité brûlante. Diacritik vous propose de la (re)découvrir.
Immense re-présentation précisément, malgré tout.
Rien n’est imaginable mais tout est image.
Les aventures de Perlimtintin. Les uns et les yachts.
L’une des signatures de Diacritik est sans doute la place accordée aux grands entretiens : qu’ils soient écrits ou filmés, ils laissent se déployer la parole des auteurs et créateurs, sans aucune contrainte d’espace ou de temps. L’été peut être l’occasion de (re)découvrir ces interviews. Aujourd’hui, Jonathan Safran Foer rencontré par Christine Marcandier, à Paris, au moment de la parution de Me Voici, aux éditions de l’Olivier, dans une traduction de Stéphane Roques.
Diacritik a évoqué à deux reprises le très beau récit de Joseph Andras, De nos frères blessés paru chez Actes Sud en 2016. Après le livre-audio, sa traduction en arabe à Alger et sa mise en scène au théâtre attestent du pouvoir de séduction de ce texte.
Prenons le volume au mot : passons l’été avec Homère, avec ses traducteurs (Brunet pour l’Iliade, Jaccottet pour l’Odyssée) et surtout avec un commentateur doué, Sylvain Tesson, qui nous parle depuis une île de la mer Égée, où il passe des vacances.
Laurence Leblanc, lauréate du prix Niépce 2016, présente jusqu’au mois de septembre à la galerie FLAIR, à Arles, une sélection de ses photographies. L’occasion de revenir sur son parcours, les thèmes récurrents de son travail, ses partis pris esthétiques et éthiques, les fils directeurs qui traversent sa démarche et mobilisent sa créativité. Rencontre et entretien avec Laurence Leblanc.