Pourquoi revenir sur Rose Madder en ces temps où beaucoup de certitudes vacillent en même temps que les couples s’enferrent dans des rapports conflictuels ? Tout simplement car on sait que l’augmentation des violences conjugales a été plus qu’à la hausse pendant la période du confinement, favorisant un face à face dangereux.

Annoncée comme l’une des séries les plus attendues de 2020, The Outsider combine les qualités d’une enquête policière âpre et des ressorts terrifiants signés du maître Stephen King. Produite par Jason Bateman (qui tient un des premiers rôles) et diffusée par HBO, The Outsider propose une descente infernale dans la psyché de personnages complexes, qui portent en eux des failles et secrets à même de perdre le spectateur dans une intrigue sinueuse.

Alors que George Romero nous a quitté cet été et que John Carpenter vient de faire paraître un best of de ses meilleures bandes originales, l’occasion était toute trouvée pour Diacritik de revenir sur Wes Craven, l’un des autres maîtres de l’horreur en compagnie de l’un de ses spécialistes les plus avisés : Emmanuel Levaufre.

Nous connaissons tous, à notre corps défendant souvent, les paroles de cette chanson de Pascal Obispo et son efficacité de earworm (ces vers d’oreille analysés par Peter Szendy dans Tubes) : « si j’existe, c’est d’être fan ». C’est à ce phénomène des fans, débordant largement du seul synonyme de groupies hystériques pour devenir un mouvement créatif, qu’est justement consacré le documentaire de Maxime Donzel, Tellement fan, diffusé sur Arte ce soir à 22 h 25.

Un miroir nous renvoie toujours deux images : la première, inversée, de celui ou celle qui se regarde, se voit, se contemple ; et la seconde, déformée, diffractée, d’une perception, à la fois tout autre et familière. Alors, Black Mirror, série d’anticipation ou série qui twiste la réalité ? La question se pose à chaque épisode glaçant – sans jeu de mot – par avance.

Le 24 juillet 1999, dans sa maison d’été du Maine, sur les bords du lac Kezar, Stephen King reprend la rédaction d’Écriture : Mémoires d’un métier.
Cinq semaines auparavant, à la fin de sa promenade quotidienne, il a été renversé par un van Dodge bleu. Partie inférieure de sa jambe droite brisée, genou droit fendu par le milieu, fracture de la hanche droite, colonne vertébrale entamée en huit endroits, quatre côtes cassées.

Faut-il être un peu toqué, voire timbré, pour espérer voir son nom un jour inscrit au panthéon de la gloire (littéraire, artistique, scientifique) ? On peut se poser la question à la lecture du recueil de Mason Currey, Tics et tocs des grands génies, d’Albert Einstein à Woody Allen (100 rituels secrets à l’origine des plus belles créations) qui paraît demain aux éditions Autrement.

Après Central Park et Demain, Guillaume Musso n’en finit pas de courir après son grand roman américain, installant ses intrigues à l’eau de rose bonbon au cœur de la grosse pomme, préférant l’agitation hudsonienne au tumulte germanopratin. Dans L’instant présent, il convoque même Stephen King dès l’épigraphe. Ce qui n’est pas sans risque.