Entretien avec Camille Morando et Alfred Pacquement à l’occasion de la remarquable publication du cinquième et dernier tome du catalogue raisonné de l’œuvre de Pierre Soulages, dirigé par les deux auteurs ; de l’exposition : « Pierre Soulages, une autre lumière », dont Alfred Pacquement est le commissaire, qui s’ouvre au musée du Luxembourg ; de la parution du livre, Pierre Soulages. Peintures sur papier, signé Alfred Pacquement, qui accompagne l’exposition.

Poétesse et romancière, Sara Bourre publie Chambre 908, un texte né du deuil de son père. Entre fragments oniriques et récit poétique, elle interroge les frontières du réel et de l’intime, transformant la perte en matière vivante. Entretien avec une autrice qui fait de l’écriture un espace de présence et de métamorphose, traversé par l’absence et le désir de se réinventer.

Avec Tacts, Fabrice Bourlez fait l’effort d’une mise en question de la psychanalyse qui n’est pourtant pas un rejet. Penser contre mais aussi avec et pour la psychanalyse, à partir des groupes, des subjectivités que celle-ci peut exclure, réduire au statut d’objet. Entretien avec l’auteur.

Dans une nouvelle bédé très intime, Quentin Zuttion met à nu l’angoisse et les expériences corporelles p*d*. Comment, dans la pédérité, l’expérience la plus intime et la plus singulière de la violence entre-t-elle en résonance avec d’autres ? Comment le lien affectif communautaire peut-il venir fournir une solution psychique lorsque le corps menace de s’effondrer ?

Justine Arnal écrit à la surface, elle écrit la surface non pour ignorer son envers, ce qui existe et vit au-dessous, mais pour ne pas lui ôter sa nature souterraine, pour ne pas l’exposer – le réduire, l’effacer – à la lumière du langage, pour le laisser à son obscurité, au fait d’être pressenti.

Ces dernières années, de nombreux écrivains se sont penchés sur le monde de la justice. Après Notre solitude, de Yannick Haenel, Emmanuel Carrère a publié V13. Avec Balle perdue, s’il est encore question d’une forme profonde de solitude, ce n’est pas au procès d’un attentat que s’intéresse Nane Beauregard, encore moins à un procès récent et médiatique, mais plutôt à la personnalité de Pascual Lozano, un jeune homme d’origine hispanique condamné à mort pour avoir tué une fillette d’une balle perdue au tournant des années 2000.

Depuis une trentaine d’années, Belinda Cannone sonde le désir dans des essais et des romans. Paraît aujourd’hui Comment écrivent les écrivains, un texte polyphonique où se mêlent les voix de quinze écrivains, parmi lesquels Nathalie Azoulai, Jean-Pierre Siméon, Miguel Bonnefoy, Cécile Guilbert, Marie Ndiaye, François-Henri Désérable…