Dans une nouvelle bédé très intime, Quentin Zuttion met à nu l’angoisse et les expériences corporelles p*d*. Comment, dans la pédérité, l’expérience la plus intime et la plus singulière de la violence entre-t-elle en résonance avec d’autres ? Comment le lien affectif communautaire peut-il venir fournir une solution psychique lorsque le corps menace de s’effondrer ?
livre
« Le cri de la vie dans le chant du deuil avec la voix de l’amour » : cette formule de Jérôme Thélot pourrait servir de devise au recueil d’Antonella Anedda, Historiae.
Après Mon corps de ferme (2023), Aurélie Olivier publie Cordon Tombe. Entretien de l’autrice avec Liliane Giraudon.
Justine Arnal écrit à la surface, elle écrit la surface non pour ignorer son envers, ce qui existe et vit au-dessous, mais pour ne pas lui ôter sa nature souterraine, pour ne pas l’exposer – le réduire, l’effacer – à la lumière du langage, pour le laisser à son obscurité, au fait d’être pressenti.
La pulpe et le jus est un premier roman qui ne ressemble à rien de ce qui se publie aujourd’hui.
Véronique Bergen n’écrit pas une biographie de Zoë Lund, pas plus qu’elle ne s’inspire de celle-ci pour un « personnage ». Voyage avec Zoë Lund construit une « figure », met en évidence une forme de puissance pour l’écriture d’un discours poétique et éthique.
Auteur de romans, d’essais décisifs sur le cinéma, critique de cinéma, vivant entre Paris et Berlin, Jérôme d’Estais délivre avec Ange solitaire un roman de toute beauté, construit comme un road movie autour de la figure flamboyante de Zazie de Paris.
Ces dernières années, de nombreux écrivains se sont penchés sur le monde de la justice. Après Notre solitude, de Yannick Haenel, Emmanuel Carrère a publié V13. Avec Balle perdue, s’il est encore question d’une forme profonde de solitude, ce n’est pas au procès d’un attentat que s’intéresse Nane Beauregard, encore moins à un procès récent et médiatique, mais plutôt à la personnalité de Pascual Lozano, un jeune homme d’origine hispanique condamné à mort pour avoir tué une fillette d’une balle perdue au tournant des années 2000.
Depuis une trentaine d’années, Belinda Cannone sonde le désir dans des essais et des romans. Paraît aujourd’hui Comment écrivent les écrivains, un texte polyphonique où se mêlent les voix de quinze écrivains, parmi lesquels Nathalie Azoulai, Jean-Pierre Siméon, Miguel Bonnefoy, Cécile Guilbert, Marie Ndiaye, François-Henri Désérable…
Si L’Époux poursuit le cycle autobiographique « Constat » engagé avec La Sainte de la famille, il n’en demeure pas moins un livre autonome et complémentaire dans la constellation que dessine l’écriture de Patrick Autréaux.
Dans ce livre de Fabrice Bourlez, s’il s’agit de la psychanalyse, il s’agit autant du corps, des corps, que du psychisme ou des psychismes – la mise en avant de la pluralité étant centrale dans les analyses critiques menées dans Tacts.
Ne vous y trompez pas : Des choses que l’imagine de Romy Alizée n’est pas un livre de photographie de montagne.
Mythologie, paysages urbains, nature : États de mes lieux est un parcours, une presque errance à travers l’Allemagne, la Roumanie – à travers soi. Une voix, des voix dit ou disent le nomadisme autant des lieux que des êtres. Entretien avec Laurence Ermacova.
Golem, enfance, mystique, poupées, langage, corps : Féerie, ma perte est une poésie démiurgique autant que de la chute, métaphysique autant que pornographique. Entretien avec Paloma Hermina Hidalgo.
Entre contes de fées, théâtre des ogres et des poupées, poétique de la démesure et autopoïèse du langage, Paloma Hermina Hidalgo construit des chants où le floral et le panique jaillissent des ruines.