Ça commence par une rencontre aux Mots à la bouche. En réalité, ça commence plus tôt, dans une librairie à Marseille où le livre se démarque sur une des tables (ce titre) : Johnny, est-ce que tu m’aimerais si j’avais une plus grosse bite ? Je ne connais pas encore l’auteur, Brontez Purnell — je ne sais pas que je vais le rencontrer deux semaines plus tard à terrasse d’un café parisien, pour un entretien et quelques photos —, mais je connais la maison d’édition, Rotolux, pour avoir édité Anthologie Douteuses et Firestar. Je fais confiance. Je prends le livre. C’est ma mère qui paie. Alors je le lis.

Luc Bénazet publie des livres de poésie depuis 2009. Il est l’auteur notamment de Articuler (Nous éditions, 2015), Incidents (Nous éditions, 2018), Rainal ! (Eric Pesty éditeur, 2019) et La Masse forêt (P.O.L, 2022). Entretien avec Luc Bénazet à l’occasion de la parution de Métamorphiques aux éditions P.O.L.

Dernier livre en date du poète espagnol, Le sentiment de la vue se compose de 63 poèmes écrits entre 2003 et 2015. Il s’agit du premier livre de Miguel Casado intégralement traduit en français (par Rafael Garido et David Lespiau). Parallèlement à son travail de poète, Miguel Casado a produit une importante œuvre critique et de traduction. Cet entretien avec Miguel Casado mené par Emmanuèle Jawad est traduit du castillan par Rafael Garido.

« J’aimerais mieux pas » est devenu célèbre comme une des traductions possibles du « I would prefer not to » énoncé par Bartleby dans la nouvelle de Herman Melville (1856). « J’aimerais mieux pas » et « je préférerais » reviennent dans le livre de Cathy Jurado comme les amorces de huit longs poèmes sur la condition féminine.

Dans Tout ce qui nous était à venir, Jane Sautière développe un regard rétrospectif mais surtout un questionnement sur le présent : non pas « qui suis-je aujourd’hui ? » mais « qu’est-il en train de m’arriver, d’arriver ? ». La vieillesse, la maladie, l’absence du monde d’avant sont synonymes de l’émergence de quelque chose de nouveau. C’est cette nouveauté qui est d’abord l’objet de ce livre.

Ça commence par un soir à Lille. J’assiste à la restitution d’un atelier étudiant intitulée « Nos colères », un montage d’une heure et demie à partir d’une vingtaine de textes différents, mis en scène par Catherine Gilleron et Rémi Poppeschi. Ce spectacle tout en fragments se termine par un extrait de sola gratia de Yacine Sif El Islam.

Auteur de romans de science-fiction d’avant-garde comme La Lune noire d’Orion ou Rivage des intouchables, d’un roman de fantasy en deux volets, Khanaor, et d’un cycle romanesque en neuf volumes, Le Rêve du démiurge, Francis Berthelot semblait avoir conclu avec le dernier tome de ce cycle sa carrière de romancier en 2015. Il nous est revenu en octobre 2023 avec un nouveau roman, Auto-Uchronia ou Fugue en zut mineur, qui nous montre qu’il n’a pas fini de nous étonner.