Ce qui t’appartient, premier roman de Garth Greenwell est de ces textes qui résistent à la critique tant ils reposent sur une atmosphère davantage que sur une histoire, tant ils séduisent par l’univers singulier qu’ils construisent. Il y a pourtant une histoire, celle d’un professeur américain qui réside à Sofia pour enseigner à l’American College, d’un homme en exil de son pays mais pas de lui-même, entravé dans son désir, ses angoisses, sa peur. « Nous désirons toujours trop ou pas assez, et le reste n’est que compensation ».

Patti Smith l’écrivait dès l’incipit de M Train : « Ce n’est pas si facile d’écrire sur rien », sans doute parce que ce « rien » apparent est une forme de plénitude absolue, l’alchimie de détails qui sont autant de révélations d’un monde invisible aux yeux profanes, portés à la conscience de tous par celle qui traverse le monde en « voyante ». Dévotion, qui paraît demain aux éditions Gallimard, dans une traduction de Nicolas Richard, en est encore une fois l’illustration : des œufs sur le plat au Flore, la vision d’une patineuse magique, quelques plans d’une forêt estonienne, des pages de Modiano, un mot sur une tombe à Sète et c’est l’univers qui se déploie, sous les yeux de Patti Smith et de ses lecteurs.

Jeffrey Eugenides publie peu : trois romans à ce jour, un par décennie (Virgin Suicides en 1993, Middlesex en 2002, Le Roman du mariage en 2011) et un recueil de nouvelles, Des raisons de se plaindre, véritable mosaïque de son œuvre, qui vient de paraître aux éditions de L’Olivier dans une traduction d’Olivier Deparis. L’occasion de le rencontrer à Paris, le 21 septembre dernier, pour évoquer ces nouvelles en particulier, la littérature en général et l’Amérique cette « expérience ».

La femme à part : le second volet du récit autobiographique de Vivian Gornick, après Attachement féroce (2017), paraît aujourd’hui aux éditions Rivages, dans une traduction de Laetitia Devaux. L’occasion pour les lecteurs français de retrouver la voix singulière d’une icône des lettres américaines (journaliste au Village Voice, critique littéraire, féministe engagée), avant de pouvoir la rencontrer au Festival America à la fin du mois.

L’ auteur de Parmi les loups et les bandits, est un jeune écrivain américain au patronyme pas tout à fait inconnu. Pourtant, avec ce premier roman, il a définitivement associé ce nom de famille à son prénom et non plus celui de son père. Aux États-Unis, Preparation for the next life a été couronné par un Pen/Faulkner Award, en France par le Grand prix de littérature américaine ; publié en 2016 par Juliette Ponce chez Buchet-Chastel, dans une traduction de Céline Leroy, il vient de sortir au livre de poche, l’occasion de le (re)découvrir.

Du 20 au 23 septembre prochain aura lieu à Vincennes la neuvième édition du Festival America, centré sur les littératures et cultures d’Amérique du Nord, avec, pour cette année, un focus sur le Canada.
Diacritik a évoqué nombre des auteurs invités et vous propose de les (re)découvrir en amont du festival. Aujourd’hui, Jeffrey Eugenides.

Du 20 au 23 septembre prochain aura lieu à Vincennes la neuvième édition du Festival America, centré sur les littératures et cultures d’Amérique du Nord, avec, pour cette année, un focus sur le Canada.
Diacritik a évoqué nombre des auteurs invités et vous propose de les (re)découvrir en amont du festival. Aujourd’hui, Brit Bennett.

Du 20 au 23 septembre prochain aura lieu à Vincennes la neuvième édition du Festival America, centré sur les littératures et cultures d’Amérique du Nord, avec, pour cette année, un focus sur le Canada.
Diacritik a évoqué nombre des auteurs invités et vous propose de les (re)découvrir en amont du festival. Aujourd’hui, Jonathan Dee.