Diane avait envoyé un message sur Facebook : Bret Easton Ellis serait à Bruxelles le dimanche 22 septembre au soir, est-ce que j’étais là ?
Laurent Herrou
Avertissement
Les datations comprises dans ce texte (notamment les dates de naissance et de mort d’Ellen Ripley, mais également de certains événements ultérieurs) sont susceptibles d’être remises en question.
Ripley: When I sleep, I dream about it. Them. Every night. All around me, in me. I used to be afraid to dream, but I’m not anymore.
Call: Why?
Ripley: Because no matter how bad the dreams get… when I wake up it’s always worse.
Neuf épisodes à ce jour, pour cette série que j’ai la chance de pouvoir développer avec l’aide enthousiaste de Johan Faerber et le concours de Diacritik, autour du personnage d’Ellen Ripley, neuf épisodes qui ont, en parallèle, suivi son évolution dans les trois premiers films de la saga — Alien, Ridley Scott (1979) ; Aliens, James Cameron (1986) ; Alien3, David Fincher (1992) — et l’ont prolongé, entre fiction et autofiction (qui est un peu ma marque de fabrique).
J’ai grandi avec les X-Men. Pas seulement en termes d’âge.
Extraits des Versets de la Fureur de Robert Morse.
The Fury Verses
Church of the Savior Publish. Ltd., Missouri
First published : Fall 2197
Laurent Herrou est écrivain. Il vit à Bruxelles avec Éric, son mari, au premier étage d’un immeuble de la rue Saint Henri, à l’architecture typique de la capitale belge. Ce week-end du 11 mai est chargé. J’arrive en plein repas, vers 13 heures 30.
Dillon : Do you have any faith, sister?
Ripley : Not much.
Dillon : Well, we’ve got a lot of faith here. Enough even for you.
Ripley : I thought women weren’t allowed.
Dillon : Well, we’ve never had any before. But we tolerate anybody. Even the intolerable.
David Fincher à son tour refuse le happy end de James Cameron (si l’on veut : Newt, Hicks et Ripley sains et saufs, en « hypersommeil » dans le Sulaco, les autres unanimement occis par les monstres et LV-426, du moins le complexe qui abritait les colons et leur atroce progéniture, détruite) et plonge le personnage de Ripley dans un nouvel enfer.
Jon Snow termine la très attendue saison 8 de Game of Thrones de la même manière qu’il la commençait, huit ou neuf ans en arrière. C’est à la fois une surprise et une déception — mais était-il réellement possible de ne pas être déçu de la fin de cette brillante série ? L’enjeu de ce court texte sera à la fois de n’en rien dire et d’en dire suffisamment, pour avoir envie de se replonger dans l’intégralité des épisodes de la saga des Stark et d’en ressentir à nouveau la force de narration.
Extraits des lettres d’Ellen Ripley
à sa fille, Amanda Ripley McLaren
Station Orbitale Gateway
(Archives 2179 & 2180)
# 2179.08.1
Ma chérie,
A Château-Chinon, au début du mois d’avril, au Lycée des Métiers François Mitterrand, s’est tenu un workshop aussi neuf que stimulant initié et guidé par Laurent Herrou et Marine Deru.
Ripley : Hey, I feel like kind of a fifth wheel around here. Is there anything I can do?
Sergeant Apone : I don’t know, is there anything you can do?
Dans l’une des premières scènes de la Director’s Cut d’Aliens (James Cameron, 1986), Ripley est assise sur un banc face à un paysage de forêt virtuel, dans la station orbitale qui l’a recueillie. Sa navette a dérivé cinquante-sept ans dans l’espace : c’est par un hasard incroyable qu’elle a été retrouvée vivante.
De Oz à 24, extrapolations d’adultère classique qui résonnent des tragédies antiques, traîtres et trahis se rejoignent jusqu’à se confondre pour mettre un terme définitif, avec plus ou moins de succès, aux clichés culpabilisants sur l’amour.
« Au déjeuner, j’ai dit à Éric qu’il m’avait manqué hier soir, au château, je me suis étouffé sur cette phrase-là, quand en miroir il a répondu : toi aussi, tu m’as manqué. J’ai pensé que j’acceptais de dire, ce que je ressentais : l’amour. J’ai pensé que je faisais des progrès.
Je lis avidement, ce matin, la chronique de Joffrey Speno. J’ai vu Le fils de Saul sur un écran de télévision, dans mon appartement bruxellois, il y a un peu plus d’un an.