Il faut en finir avec le Jugement de Freud, dit en substance aujourd’hui Paul B. Preciado dans son essai suivant le texte de N.O. Body, Mémoires des années de jeune fille d’un homme (qui paraît aujourd’hui aux éditions du Seuil dans la collection La Librairie du XXIè siècle), récit d’un jeune homme enfermé dans une assignation sexuelle qui ne lui correspondait pas.

À l’occasion de la parution de Que ce soit doux pour les vivants au format poche aux éditions Points, Diacritik republie l’entretien accordé par Lydia Flem à Jean-Philippe Cazier. Que peuvent les vivants pour les morts ? Que peuvent les morts pour les vivants ? Des questions que Lydia Flem développe, prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants.

Lire est une activité dévorante pouvant s’accomplir à peu près partout, de manière volontiers désordonnée ; c’est affaire de trous dans l’emploi du temps, et non d’organisation rationnelle des activités du jour. Écrire un journal de lecture, cherchant à retenir de petites pensées éphémères, en écho à des éclats de textes explorés avec plus ou moins d’acuité, l’est davantage encore – le moment heureux de cette activité étant celui du montage. Mais avant d’y parvenir, il faut griffonner, raturer, détruire, reprendre, se frotter à certaines limites, alors qu’en finir n’est pas au programme : on ne rend sa copie qu’en raison de ce qui a été paraphé sur le dérisoire contrat qu’on a conclu avec soi-même. Il s’agit toujours d’un exercice de la liberté dont il faut saisir les opportunités, quitte à en sortir un peu sonné – entre fatigue et perplexité.

En hommage à Florence Delay, romancière, académicienne, universitaire décédée ce mardi 1er juillet 2025, Diacritik republie deux articles consacrés à l’autrice et son livre Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas (Le Seuil, coll. La Librairie du XXIè siècle) : la rencontre entre Florence Delay, Denis Podalydès et Martin Rueff lors de la soirée Coïncidences du 27 juin 2022 à La Maison de l’Amérique Latine et la recension de Jean-Pierre Ferrini, Conversion brève : Florence Delay (Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas).

En hommage à Florence Delay, romancière, académicienne, universitaire décédée ce mardi 1er juillet 2025, Diacritik republie deux articles consacrés à l’autrice et son livre Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas (Le Seuil, coll. La Librairie du XXIè siècle) : la rencontre entre Florence Delay, Denis Podalydès et Martin Rueff lors de la soirée Coïncidences du 27 juin 2022 à La Maison de l’Amérique Latine et la recension de Jean-Pierre Ferrini, Conversion brève : Florence Delay (Il n’y a pas de cheval sur le chemin de Damas).

Avant d’être un film d’animation, La plus précieuse des marchandises a été un conte, écrit par Jean-Claude Grumberg, paru en 2019 aux éditions du Seuil dans la collection La Librairie du XXIe siècle dirigée par Maurice Olender, disparu en octobre 2022. Diffusé ce mardi 27 mai sur Canal Plus, le dixième film de Michel Hazanavicius est une adaptation forte et lumineuse du texte puissant et nécessaire de Jean-Claude Grumberg. Pour porter le conte à l’écran, le réalisateur a choisi l’animation avec une prise de risque supplémentaire : il a dessiné tous les personnages et osé dévoiler au monde une part jusque-là inconnue de sa palette de talents, voire de lui-même. 

La Grande Conspiration Affective de Romain Noël est un ouvrage singulier qui ne se lit pas mais qui se vit. Le récit se dessine comme un voyage à travers un dédale de questionnements sur l’amour, l’écologie, la destruction, les larmes. On y trouve des réflexions, des partages de récits de vie, des rencontres et des poèmes. Qu’est ce qui fait société ? Qu’est ce qui nous permet d’être ensemble ? L’aventure livresque est donc différente pour chacun.e d’entre nous. Nous devenons, comme le narrateur du livre, un être à la quête de notre unité dans la multitude. Entretien avec l’auteur de cet étonnant « thriller théorique ».

Dans La Grande Conspiration Affective, il s’agit de dire et il s’agit de faire. Si, pour Romain Noël, s’imposent une nouvelle façon de penser, une nouvelle façon de vivre et de dire, il est nécessaire de faire du livre qui dit cette nouveauté l’effectuation de cette nécessité, autrement celui-ci ne serait qu’un ensemble de propositions et d’intentions à l’intérieur d’un monde laissé intact, dont la représentation demeurerait inchangée.

L’immense écrivain Jacques Roubaud vient de mourir. Notre peine est immense. En hommage à son œuvre infinie, Diacritik republie quelques-uns des nombreux articles qui ont jalonné l’histoire de notre journal et que nous lui avions consacrés.

Avant d’être un film d’animation, La plus précieuse des marchandises a été un conte, écrit par Jean-Claude Grumberg, paru en 2019 aux éditions du Seuil dans la collection La Librairie du XXIe siècle dirigée par Maurice Olender, disparu en octobre 2022. Pour son dixième long métrage, Michel Hazanavicius signe une adaptation forte et lumineuse d’un texte puissant et nécessaire. Avec une prise de risque supplémentaire : le réalisateur a dessiné tous les personnages et osé dévoiler au monde une part jusque-là inconnue de sa palette de talents, voire de lui-même.

Comment s’en sortir ? se demande Romain Noël à l’orée d’un livre extrêmement singulier, La Grande Conspiration affective. Il cite là Sarah Kofman, signant un renouveau de l’œuvre de la philosophe — Verdier fait reparaître son Rue Ordener rue Labat. Comment s’en sortir quand le monde court à sa perte, quand on est soi-même en plein effondrement, après une rupture amoureuse ?

Que peuvent les vivants pour les morts? Que peuvent les morts pour les vivants? Lydia Flem pose ces questions, les développe, les prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants. Livre subjectif, intime, en même temps que réflexion, Que ce soit doux pour les vivants entrelace de manière singulière une forme d’autobiographie, de biographie, d’essai, autant qu’il accomplit quelque chose : garantir la vie des morts, créer des liens avec les morts, témoigner. Entretien avec Lydia Flem.

Le but d’Hélène Giannecchini n’est pas de définir abstraitement l’amitié. L’autrice s’efforce de penser celle-ci comme possibilité subjective, éthique, politique : En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’un rapport aux autres et à soi ? En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’un autre mode de vie ? En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’une forme d’agir politique ?

Que peuvent les vivants pour les morts? Que peuvent les morts pour les vivants? Lydia Flem pose ces questions, les développe, les prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants. Livre subjectif, intime, en même temps que réflexion, Que ce soit doux pour les vivants entrelace de manière singulière une forme d’autobiographie, de biographie, d’essai, autant qu’il accomplit quelque chose : garantir la vie des morts, créer des liens avec les morts, témoigner. Entretien avec Lydia Flem.