Le 22 mars dernier s’est tenue une soirée « Coïncidences », organisée par Maurice Olender et François Vitrani, à la Maison de l’Amérique latine, autour d’Edwy Plenel et deux livres, La Presse, le pouvoir et l’argent de Jean Schœwbel (Seuil, « La Librairie du XXIe siècle ») et La Valeur de l’information (Don Quichotte).

Le 22 mars dernier s’est tenue une soirée « Coïncidences », organisée par Maurice Olender et François Vitrani, à la Maison de l’Amérique latine, autour d’Edwy Plenel et deux livres, La Presse, le pouvoir et l’argent de Jean Schœwbel (Seuil, « La Librairie du XXIe siècle ») et La Valeur de l’information (Don Quichotte). Le co-fondateur et directeur de Mediapart était accompagné de l’historien André Burguière, des journalistes Carine Fouteau et Claire Mayot, des éditeurs Stéphanie Chevrier et Maurice Olender. Au cœur de cette soirée, le refus de la marchandisation de l’information et un appel à l’« audace », aux « insolences » et aux « irrévérences », dans la lignée de Jean Schœwbel.

Comme l’annonce son titre, c’est un Bloody Miami qui est le cadre et personnage principal du roman de Tom Wolfe. Bloody Miami (Back to Blood en vo), non au sens d’une ville violente et sanguinaire mais d’un lieu qui tente de faire cohabiter des vagues d’immigrations successives. « Il n’est pas question d’hémoglobine, mais de lignées », déclare Wolfe, de « sang qui coule dans nos veines ». Le roman est une plongée dans la ville, Tom Wolfe prend son pouls et calque sur lui le rythme du récit.

Comme elle l’avait fait en 2016 en se focalisant sur « Touche pas à mon poste », l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi.e.s et trans (AJL), s’est concentrée en 2017 sur d’autres talk-shows, cinq émissions télévisées de grande écoute qui ont été analysées durant une période d’un mois. Il ne s’agit pas pour l’AJL de jouer les censeurs ni de vouloir imposer à la TV la fameuse « bien-pensance » – notion absurde et bête, que l’on invoque lorsque l’on n’a rien d’autre à dire – exprimant davantage un vide de la pensée qu’une réalité objective.

Orwell & Churchill

Thomas Edwin Ricks est une figure du journalisme américain. Spécialiste des questions de sécurité et du domaine militaire, il a été récompensé, par deux fois, par le prix Pulitzer pour ses reportages, en 2000 pour le Wall Street Journal et, en 2002, pour le Washington Post. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Fiasco: The American Military Adventures in Iraq (2006) et The Gamble: General David Petraeus and the American Military Adventure in Iraq, 2006-2008 (2009), qui ont été deux immenses succès de librairie et qui ont montré comment l’administration Bush et l’armée américaine se sont fourvoyées en Irak. Thomas E. Ricks travaille désormais en journaliste indépendant et collabore régulièrement au New York Times, au Washington Post, au New Yorker, à la BBC, à Sky News, au Guardian et fait partie de la rédaction du magazine Foreign Policy.
Comment un journaliste spécialiste des affaires militaires a-t-il pu s’intéresser à deux monuments, l’un politique, l’autre littéraire ? Et comment diable Thomas Ricks s’y est-il pris pour unir ces deux personnalités de l’histoire du vingtième siècle au Royaume-Uni ?

Le documentaire que Griffin Dunne a consacré à sa tante, l’immense Joan Didion, est disponible sur Netflix. Le Centre ne tiendra pas (The Center Will Not Hold) est le portrait d’une femme comme l’explicitation d’une œuvre majeure, il est construit sur un savant équilibre de documents d’archives (films familiaux comme interventions télévisées) et d’entretiens au présent, avec Joan Didion et ceux qui lui sont proches (Calvin Trillin, David Hare, Harrison Ford…).