Ce pourraient être des mémoires d’Outre-Tombe sous la plume de Woody Allen : Sheila Levine est morte et vit à New York, dans ce sens-là, oui, soit la mort puis la vie d’une femme de trente ans. Puisque « c’est décidé : je me suicide », plus rien ne retient Sheila Levine du côté de la pudeur ou des convenances. Elle n’a plus peur de rien.
Diacritik
Vendredi 23 juin 2017, Eugène Savitzkaya nous a fait l’honneur de sa présence lors de la quatrième soirée Diacritik/Atout livre. Après la lecture de Sister (éditions L’œil d’or), il a répondu aux questions de Johan Faerber, évoquant les figures du fou et du fraudeur en littérature mais aussi la pêche à la ligne, déroulé magique d’un rapport esthétique et politique au monde, celui d’un « jouisseur de gouttes d’eau ».
J’ai la nausée en commençant ce texte. De la tristesse, de la colère mais surtout un fond de nausée qui ne part pas.
« C’est très simple. Les destinations, c’est comme les coupes de cheveux, les chaussures… ou le conjoint. On les choisit s’ils nous vont bien ».
La disparition de René Farabet, ce mardi 20 juin, suite à une “longue maladie”, ne fera probablement pas beaucoup de bruit, tant cet art qu’il pratiquait avec exigence a été, quasiment depuis ses origines, relégué dans les marges de la radio : toléré, parfois admiré, mais jamais – ou rarement – mis en avant par celles et ceux qui auraient le pouvoir de le faire, au point où les deux mots qui viennent à l’esprit quand on songe à l’idée de “création radiophonique ” sont : inactuel et résistance (mais, comme on le sait, ces deux mots sont synonymes).
Début sur une platitude… L’important est rarement ce que le poème dit. L’important est ce qu’il fait (la forme résultant du but, comment il est fait s’en déduit) — ce qu’il fait sur nous, bien sûr. Certains poèmes, plus que d’autres, ont un effet de réglage. Dans son livre sur la magie, qui est une liste de corps dérangés, Giordano Bruno parle d’un exorcisme consistant à jouer un air de musique dont le rythme correspond au rythme vital du démon qui perturbe le possédé. Irrésistiblement séduit par les mesures de son rythme, le démon se dénoue du corps dans lequel il est niché, comme un nœud d’une chevelure. C’est l’effet des meilleurs poèmes. Ils nous recalent dans notre corps. Ils débloquent quelque chose ou désobstruent quelque chose qui empêchait nos circuits. Of mere Being de Stevens, qui m’a tant accompagné qu’il m’arrive très souvent de l’entendre chanter tout seul quelque part au fond de moi comme un enfant dans son lit qui se berce pour s’endormir, a régulièrement sur moi ce pouvoir de rajuster.
Ce samedi est le jour de la Marche des Fiertés de Paris qui célèbre sa40e édition avec la présence remarquée et controversé du cortège des « LBGT en Marche », soutien du mouvement d’Emmanuel Macron maintenant majoritaire à l’Assemblée Nationale.
La Fondation Vuitton offre une carte blanche à Alain Mabanckou, les samedi 24 et dimanche 25 juin 2017. L’écrivain a été invité à concevoir un programme original autour de la poésie et de la littérature francophone africaine, « Penser, dire, raconter et jouer l’Afrique », dans le cadre de l’exposition « Art/Afrique, le nouvel atelier » qui se tient en ce moment à la Fondation.
« Au tournant des années 80 et 90, un jeune universitaire, cinéphile et historien, fait des recherches sur un scénario perdu qu’un vieux cinéaste russe voulait tourner sur la Révolution française. Son enquête le conduit de Moscou à Paris, d’Arras à Barcelone, de Naples aux archives d’un studio de Hollywood, et jusqu’à Berlin au moment de la chute du mur.
Pour la troisième fois, l’organisation d’une Pride de Nuit à Paris apparaît nécessaire tant les problématiques soulevées les années précédentes demeurent et ont même été réactivées par la campagne électorale : racisme, évolution des droits insuffisante, multiplication des violences physiques comme des discours haineux, instrumentalisation de nos luttes.
