Après Les Bonnes gens, Laird Hunt poursuit sa grande fresque romanesque de l’Histoire américaine avec Neverhome (Actes Sud). Mais non l’Histoire telle qu’un imaginaire collectif aime à la construire et la raconter, une histoire par des vies minuscules, marginales, étouffées qui, mises en lumière par l’écrivain, sont comme des vues anamorphiques : elles changent la perspective, déséquilibrent ce que l’on pensait savoir, permettent de voir et comprendre autrement.

Brigitte Fontaine est déroutante. Elle publie Boulevard des SMS, avec le dessinateur Alfred, recueil de maximes empreint d’une poésie résolument moderne. Sur ce Boulevard le trafic est dense, on y croise des papillons, Dieu, la langue française (« aphrodisiaque »), des femmes, des hommes, des bêtes, des cornemusiers, des mille-feuilles et même des tiroirs USB, comme un drôle d’autoportrait diffracté (même si l’image ne lui plait guère)… Brigitte Fontaine nous reçoit chez elle pour nous parler de ce drôle d’univers mais aussi de son admiration pour Bob Dylan, Prince ou Serge Gainsbourg.

Ce qui frappe avant tout à la maison de retraite, c’est l’odeur : un curieux mélange d’asepsie et de flétrissure. Pourtant, le lieu est presque neuf, d’une irréprochable propreté, le personnel est gentil, disponible, à l’écoute. Gabriel et toi êtes toujours bien accueillis. Ta mère a une chambre individuelle, assez vaste, au rez-de-chaussée, avec salle de bain attenante.

« Ce que nous appelons avenir n’est rien d’autre qu’une variation du passé. »

Dans la profusion des œuvres qu’il faudrait lire, cette rentrée littéraire offre un joyau : Désorientale de Négar Djavadi. La lecture de ce premier roman de quelqu’un de connu dans le monde des médias incite à aller voir du côté d’une nouvelle littérature francophone du XXIe siècle, iranienne cette fois et, plus particulièrement, de ses voix féminines nombreuses et diverses.

Le 5 octobre dernier avait lieu au Monte-en-l’air, une rencontre, que j’animais, avec Noël Herpe et Mark Greene, autour de la publication de Comment construire une cathédrale dans la toute nouvelle collection Les invraisemblables, des éditions Plein Jour.

Vous n’y étiez pas ? la rencontre a été enregistrée, la voici, avec l’autorisation des intéressés (éditeur, libraire, auteurs) que Diacritik remercie.

Emmanuel Adely est un explorateur inlassable des rapports du réel à la fiction, des fictions que le réel construit, de celles que nous échafaudons pour résister à ce même réel, le comprendre ou le combattre. Je paie, paru en cette rentrée littéraire aux éditions Inculte/Dernière marge, est un récit réduit à son expression minimale :