7h30 du matin
Rancheria indienne
Du verbe « grandir »

Le dessin de la semaine de Rodho. La campagne pestilentielle américaine s’achève, telle est la réalité…

Comme tous les matins, lorsque je vais au travail, mon train s’arrête immanquablement devant le restaurant « La dolce vita » : un vaste espace de baies vitrées qui se trouve à côté de cette station RER à vingt minutes de Paris, où je m’apprête à descendre. Comme tous les matins, guettant des yeux la grande et discrète terrasse qui donne sur la Seine, immanquablement, je me dis : pourquoi ? Pourquoi La dolce vita ? Pourquoi on donne à certains lieux des noms de films ? Les films seraient-ils aussi des lieux ?
Les jeudi 17 et vendredi 18 novembre prochains aura lieu à Paris un colloque international sur un de nos contemporains capitaux : Jean Rolin, figure discrète à l’œuvre majeure dont la géographie se tient comme la quête neuve et toujours tenue d’un intense suspense tellurique.
Un jour de juin, Michael Turner entre clandestinement dans la maison de ses voisins et amis, les Nelson. Il va provoquer – malgré lui ? – un drame, la mort d’une enfant. Le lecteur ne s’explique pas pourquoi Michael s’attarde devant des photos de famille, regarde longuement des dessins d’enfants, avant de peu à peu comprendre le poids du deuil sur la vie de Michael. Sa femme, Caroline, « correspondante à l’étranger pour une chaîne américaine », a été tuée, un an plus tôt, lors d’un reportage au Pakistan ; victime d’une frappe de drone, ce qu’en vocabulaire mediatico-politique on appelle un « dommage collatéral ». Depuis, Michael vit dans un présent impossible : « Caroline était morte et il s’était retrouvé seul avec la coquille vide de cette réalité entre les mains, privé d’elle et de l’homme qu’elle avait fait de lui. »
Je passais ma vie dans les trains. Les TGV, les Corails Intercités, les TER… Je passais mon temps à anticiper, à prévoir, à réserver, à courir d’un espace à un autre.
Midi
Dans une réserve indienne
Du verbe « sauver »
En direct et live streaming depuis la petite salle du Centre Pompidou, rencontre entre le philosophe Armen Avanessian et le théoricien de la littérature Lionel Ruffel, animée par Jean-Max Colard (Centre Pompidou) et Johan Faerber (Diacritik), sur la question du « post-contemporain ».
Pour réunir les conditions nécessaires à un chef-d’œuvre américain, munissez-vous des ingrédients suivants :
S’il est un texte à retenir dans les prix littéraires décernés aujourd’hui, c’est bien Le Monde libre d’Aude Lancelin, Renaudot Essais 2016. Voici ce que Diacritik en écrivait il y a quelques jours.
Chanson douce est le second roman de Lëila Slimani, après Dans le jardin de l’ogre (2014) et la poursuite d’une exploration romanesque du complexe territoire du féminin. Le livre vient d’obtenir le prix Goncourt 2016. Un Goncourt fade, pour un roman calibré.
On les attendait, voici la liste des lauréats du Prix Goncourt et du Prix Renaudot 2016. Sans surprise et sans intérêt pour la catégorie roman. Préférez le Renaudot Essais !
18 heures 30
Dans un motel