Diffuser, le plus largement, le plus fort possible, la voix de celle qu’un régime autoritaire croit pouvoir étouffer.

Mobilisons-nous, relayons la liberté.

« Imaginez ceci : dans la rue qui mène au bâtiment de pierre, il y a un café, devant le café, été comme hiver, se tient un homme. A l’intérieur du bâtiment, une immense cour. Bourdant les escaliers qui entourent la cour, des fils de fer barbelés dépassant la taille d’un homme… »

« Le monde explosait autour de lui » : on est en 1989, l’année de la chute du mur de Berlin, de la libération de Nelson Mandela, des émeutes de la place Tien’anmen, et, le 14 février, de la fatwa que l’ayatollah Khomeini lança contre un écrivain, Salman Rushdie, et un livre, Les Versets sataniques. « Le fond de sa pensée était : je suis un homme mort. » Toute la vie de Salman Rushdie se recompose à partir de cette date qui ouvre Joseph Anton, lui imposant une relecture de sa propre vie.

Il est le père éternel de Gai-Luron, de Super Dupont, de Pervers pépère, de Bougret et Charolles ou Hamster Jovial et tant d’autres. Pratiquant de l’Umour fin et racé, glacial et sophistiqué, Gotlib était un maître ès vis comica, caricaturiste, dessinateur, dialoguiste, auteur de génie. Emblématique adepte du comique de répétition, inventeur du rire dans les marges et au trente-sixième degré, adorateur de l’absurde et tenant absolu de l’irrévérence, Gotlib vient de mourir. Il avait 82 ans.