En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Hervé Laurent pour sa très belle revue L’Ours blanc.

En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Frédéric Fiolof pour sa passionnante revue La Moitie du fourbi.

En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec le collectif Panthère Première, pour leur épatante revue.

« Il n’y a pas d’histoire qui ne soit vraie… » souligne l’épigraphe d’Écrire pour sauver une vie, citation de Chinua Achebe (Le monde s’effondre). Quelques pages plus loin, John Edgar Wideman commente la « sagesse » de cette phrase, un proverbe igbo, et son ironie tragique : le personnage principal de son propre livre n’a pu la lire, le roman d’Achebe ne fut publié qu’en 1958, treize ans après la mort de Louis Till. Elle est comme sa parole absente soudain revenue en lumière, le retour d’une voix, dans et par la littérature. Mais elle est aussi et surtout exergue métadiscursive : l’histoire est vraie, elle est de celles qui illustrent « un monde où toutes les vérités se valent jusqu’à ce que le pouvoir en choisisse une pour servir ses exigences », un monde dans lequel la littérature est un contre-pouvoir et permet le rétablissement des faits, elle est refus des histoires assignées comme le sont certains êtres.

Blade Runner 2049 : la question de Philip K. Dick, donc, subsiste. Et elle consiste peut-être à savoir où a lieu ce qui s’expose à l’écran sous le regard de Denis Villeneuve. Un esprit chagrin répondrait évidemment que l’intrigue se situe à Los Angeles, montrant ce qu’il en reste dans le brouillard de l’ennui. D’abord le lieu est désigné selon le terme d’une Cité, comme si la metropolis s’était vidée de son âme pour ne laisser qu’une architecture. Il en va comme si la Cité, grecque, dans son organisation sociale, ne laissait plus rien d’autre que des monuments archéologiques sans âme, au bénéfice d’un pouvoir, aristocratique en son principe. Une aristocratie de « Droit divin », la Wallace Corporation avec quelques êtres supérieurement maléfiques, diaboliques, pour en asseoir la domination.

Le documentaire que Griffin Dunne a consacré à sa tante, l’immense Joan Didion, est disponible sur Netflix. Le Centre ne tiendra pas (The Center Will Not Hold) est le portrait d’une femme comme l’explicitation d’une œuvre majeure, il est construit sur un savant équilibre de documents d’archives (films familiaux comme interventions télévisées) et d’entretiens au présent, avec Joan Didion et ceux qui lui sont proches (Calvin Trillin, David Hare, Harrison Ford…).

En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Philippe Mesnard pour sa très belle revue Mémoires en jeu.

En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec François Rannou pour sa superbe revue Babel heureuse.

En poésie, on n’habite que le lieu que l’on quitte, on ne crée que l’œuvre dont on se détache, on n’obtient la durée qu’en détruisant le temps (René Char, Sur la poésie)

À quoi renvoie la notion d’habiter ? À celle de demeurer dans un lieu ? Évidemment, mais pas uniquement, puisqu’il s’agit aussi d’un ensemble d’activités effectuées au sein de ce lieu pour lui conférer son statut d’habitation. Cela a donc à voir avec la façon de se comporter, de s’inscrire dans ce lieu et dans le monde, avec la manière d’y vivre, avec ses gestes, son corps. Dans le remarquable film du réalisateur israélien Eitan Green, Indoors (« dedans », « Hadrei HaBayit » en hébreu, littéralement « pièces de la maison ») – un regard sur l’espace, la filiation et le temps – un père de famille, Avraham Nawi, en passe de tout perdre, se voit contraint de quitter son logis.

« Le chiffonnier de Paris fut l’homme à tout faire, le maître Jacques du XIXe siècle, à la fois rôdeur inquiétant des faubourgs, agent essentiel des progrès de l’industrie, et figurant coloré des arts et des lettres » : Antoine Compagnon consacre un livre à cette figure méconnue et néanmoins cardinale d’un siècle, un essai né d’un séminaire au Collège de France (2015-2016).

La disparition de Josef Mengele plonge avec brio dans l’intimité d’un monstre nazi en cavale en Amérique du Sud, en entrant dans le détail du quotidien d’abord flamboyant puis sordide du « médecin » d’Auschwitz, Olivier Guez met en lumière les complicités et la corruption des entourages et des états, tout comme la médiocrité et la banalité de Mengele. Le criminel nazi a échappé à la justice des hommes pendant près de quarante ans, mais aura tout de même été châtié ici-bas, en s’auto-dévorant.

Olivier Guez, auteur de la très documentée Disparition de Josef Mengele expose sa méthode, son intention littéraire et parle des problématiques qui ont présidées à la fabrication de ce roman de non-fiction, à l’atmosphère chirurgicale et qui sonne comme une prémonition, venue du passé. L’ouvrage, au moment où cet entretien a été réalisé, figurait sur la liste du prix Goncourt. Il a été couronné aujourd’hui par le Prix Renaudot.

En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Olivier Gallon pour sa riche revue La Barque dans l’arbre.