Il est le père éternel de Gai-Luron, de Super Dupont, de Pervers pépère, de Bougret et Charolles ou Hamster Jovial et tant d’autres. Pratiquant de l’Umour fin et racé, glacial et sophistiqué, Gotlib était un maître ès vis comica, caricaturiste, dessinateur, dialoguiste, auteur de génie. Emblématique adepte du comique de répétition, inventeur du rire dans les marges et au trente-sixième degré, adorateur de l’absurde et tenant absolu de l’irrévérence, Gotlib vient de mourir. Il avait 82 ans.

Adapté de la bande dessinée éponyme, Seuls (le film) sortira en salles le 8 février 2017 et un premier trailer vient d’être dévoilé par les éditions Dupuis. Née il y a dix ans sous la plume de Fabien Vehlmann et les pinceaux de Bruno Gazzotti, Seuls (la BD) raconte l’histoire de cinq enfants qui se réveillent un matin dans une ville dont toute la population a disparu. Estampillé « tous publics », Seuls a rencontré le succès dès le premier album avec un ton, un propos tour à tour sérieux et enfantin, grave et ironique. Retour sur les origines de la BD avec ses auteurs, Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti.

« Faire image, c’est donner du relief, du saillant, du trait, de la présence » clame, en manière d’aphorisme d’une pensée en éclatant précipité, Jean-Luc Nancy au cœur d’Au fond des images dans les ultimes instants de cet essai œuvrant à trouver de l’image son faire présence, trouvant de l’image sa matière de monde et son monde tenu comme grande étreinte du vivant.

Jusqu’au 3 décembre 2016, l’artwork de Charles Burns est une nouvelle fois exposé à Paris à la galerie Martel. Dessins, vraies-fausses couvertures de teenage comics, illustrations, planches originales, le travail du plus hergéen des auteurs de comics emplit les murs de la petite galerie ; la noirceur du trait et les couleurs explosives, pop et presque saturées se côtoient avec intensité.

1 – Mots qui ne sont pas de pure race
2 – Groupe américain auteur de « We Are Young » et « Some Nights »
3 – Il ne quitte jamais sa chemise de nuit jaune
4 – Détective à la mâchoire carrée
5 – Jeu favori de la Sphinge
6 – Acteur qui vendait bien
7 – Auteur qui savait tayloriser
8 – La petite fille de Quino
9 – Auteur dont on peut retourner le nom comme une crêpe
10 – Ses feux évitent d’éblouir ceux qui arrivent en face

(Solution dans l’article)

Brigitte Fontaine est déroutante. Elle publie Boulevard des SMS, avec le dessinateur Alfred, recueil de maximes empreint d’une poésie résolument moderne. Sur ce Boulevard le trafic est dense, on y croise des papillons, Dieu, la langue française (« aphrodisiaque »), des femmes, des hommes, des bêtes, des cornemusiers, des mille-feuilles et même des tiroirs USB, comme un drôle d’autoportrait diffracté (même si l’image ne lui plait guère)… Brigitte Fontaine nous reçoit chez elle pour nous parler de ce drôle d’univers mais aussi de son admiration pour Bob Dylan, Prince ou Serge Gainsbourg.

Les enfants de la télévision sont orphelins. Monsieur Cinéma n’est plus. Avec la disparition de Pierre Tchernia à l’âge de 88 ans, c’est bien plus qu’une figure du patrimoine audiovisuel et culturel français qui s’en va. Né à Paris en 1928 d’un père d’origine russe et d’une mère parisienne, Pierre Tchernia incarne à jamais plus de soixante ans de l’histoire de la télévision, de ses débuts sur les ondes — avec la création du premier journal télévisé en France en 1949 — jusqu’à ses dernières apparitions aux côtés de l’animateur Arthur.