Le festival Bruits de Langues, dont Diacritik est partenaire, va faire du raffut cette année et pour cause : déjà dix ans d’existence !
Auteur : Nina Guyot et Benoït Martigny
A l’occasion de la publication d’Europe Odyssée, entretien avec Jean-Philippe Cazier où, entre autres, il est question de l’écriture politique, de la poésie et du débordement de la langue, de la violence de l’Histoire et de ceux et celles – migrants, réfugiés, déportés, exilés – qui la subissent et la contestent, de la possibilité d’une épopée contemporaine, d’une cosmopolitique comme résistance à l’ordre policier du monde.
Lundi (mais peu importe) Paris Orly
Prendre l’avion, en long courrier et avec plein de correspondances, c’est quand même l’occasion de polluer un bon coup.
Il y a un an, dans La Passion de l’impossible, Dominique Rabaté s’aventurait aux marges du roman pour en esquisser une histoire parallèle : celle du récit, de ses empêchements et de ses expérimentations réflexives. C’est le roman qu’il explore désormais pour en déplier la force d’aimantation et d’attraction, pour interroger ce qui enchaîne et intrigue à sa lecture.
C’est le livre-séisme qui a mis à nu l’homosexualisation massive du Vatican et de l’Église depuis des décennies et dans le monde entier et sort aujourd’hui en poche : Sodoma.
Diacritik republie l’entretien de Jan Le Bris de Kerne avec Frédéric Martel, mené lors de la sortie du livre en grand format en février 2019.
1927 : deux ans avant que la guerre économique ne fasse trembler Wall Street, une autre bataille plus décisive encore avait donné lieu à un chef-d’œuvre du cinéma burlesque, réalisé par Clyde Bruckman, avec Stan Laurel et Oliver Hardy.
L’adolescente se trémousse au rythme de la chanson. Elle s’efforce d’articuler au mieux ses » bim bam boum » en phase avec les paroles qu’elle a sélectionnées. Elle secoue la tête pour un effet de chevelure lisse et aérienne sans quitter d’un regard convaincu l’objectif.
En 1988, Hans Georg Berger publiait L’Image de soi, ou l’injonction de son beau moment ? aux éditions William Blake and Co. Ce beau livre, préfacé par Hervé Guibert, relatait par l’image l’amitié qui liait les deux hommes depuis 1978, date à laquelle le jeune Guibert, journaliste au Monde et auteur de La Mort propagande (Éditions Régine Deforges, 1977), avait été envoyé en Allemagne pour interroger Hans Georg Berger, alors directeur du festival international de théâtre de Munich.
La correspondance privée des écrivains a mauvaise presse, tant auprès des éditeurs qui la considèrent, en général, comme peu rentable commercialement, qu’aux yeux du grand public qui n’y voit, au mieux qu’un intérêt anecdotique très relatif, au pire comme une sorte de voyeurisme douteux.
Quand il écrit à la première personne, mieux vaut se méfier. Marseille en avait fait les frais : détruite, sans autre forme de procès, par un tsunami dans Nous trois. Faudrait-il en déduire que quand Echenoz écrit, la terre se met à trembler ? Ça n’a pas manqué : la chute d’un satellite de belle taille, du genre discret mais efficace, ravage consciencieusement les premières pages de Vie de Gérard Fulmard.
La structure du Premier convoi, signé Michèle Perret représente parfaitement sa double finalité, à la fois historique et littéraire : deux textes périphériques, une Introduction et une Postface, manière de volontairement situer le récit dans un contexte attesté.