Le programme des rencontres du 28e Salon de la Revue

Le 28e Salon de la Revue se tiendra cette année, espace des Blancs-Manteaux à Paris les 9, 10 et 11 novembre. Diacritik, partenaire de l’événement, vous livre ici en détail le programme des très nombreuses rencontres autour de ces revues qui innervent en profondeur le paysage littéraire.

 LE PROGRAMME DU SALON D’HEURE EN HEURE

Ouverture au public VENDREDI 9 NOVEMBRE 20h-22h

20h30 Salle P.O.L « Suite Apollinaire : Gui au Galop »
9 novembre 1918 ~ 9 novembre 2018 : Il y a un siècle tout juste disparaissait Guillaume Apollinaire. Le Salon de la revue ne pouvait manquer de rendre hommage au poète d’Alcools qui fut aussi un grand homme de revues, créateur du Festin d’Ésope et des fameuses Soirées de Paris. Du ramage de ses textes à sa mort célébrée, du lyrisme de ses débuts aux calligrammes, une soirée de lectures pour retrouver l’éclat d’un Guillaume multiple et immortel. Les textes choisis et orchestrés par Isabel Violante seront lus par Jacques Bonnaffé. Un événement produit par Ent’revues.

SAMEDI 10 NOVEMBRE
10h30-11h Salle P.O.L
« L’autodiffusion, une voie vers l’émancipation ? »
La diffusion et la distribution sont des enjeux majeurs pour que les revues parviennent à trouver leur lectorat. Ces fonctions, souvent confiées à des prestataires économiques puissants, combinent des impératifs économiques et culturels qu’il faut équilibrer. Envisager les problématiques soulevées par la diffusion selon le prisme de la quantité est l’option la plus courante, comme si l’autodiffusion ne pouvait être retenue qu’à défaut. Elle offre néanmoins la possibilité de travailler autrement : sélectionner avec soin ses partenaires, maîtriser le discours sur sa production, éviter les envois et les contacts stériles. Elle nécessite la mise en place de processus et d’une véritable stratégie. D’où la nécessité de dresser un état des lieux de cette pratique et d’évoquer les bénéfices que les créateurs de revues pourront en retirer. Une séance proposée par Julien Delorme, avec André Chabin (La Revue des revues) et Frédéric Fiolof (La Moitié du fourbi).

11h-12h Salle Françoise Héritier
« Les nouvelles Lettres persanes »
Où en sont les Lettres en Iran aujourd’hui ? Question essentielle après quarante années de régime des mollahs et des décennies d’embargo dont la fin semble aujourd’hui remise en cause par l’administration Trump. Quelles tendances, quels bouleversements, quelles permanences et quelles innovations dans les écritures poétiques, fictionnelles musicales, graphiques ? Un numéro double de Riveneuve Continents réunissant une trentaine d’auteurs, artistes et traducteurs d’Iran comme de la diaspora, propose un tour d’horizon de la situation. Une discussion animée par Ata Ayati et Reza Afchar, coordinateurs du numéro, avec Monireh Kianvach-Kechavarzi, Patrick Navaï, Manély Parsy…

12h-13h Salle P.O.L
« Censure ou complicité ? »
Il faut donner une direction à une revue… Et ce n’est pas simple ! Les obstacles sont innombrables : des auteurs qui ne supportent aucune critique jusqu’aux interventions drastiques sur des textes. Mais quelle est donc la marge de manœuvre d’une direction littéraire ? Peut-on transformer le texte, le couper, le remanier ? Si oui, comment, si non, pourquoi ? L’écrivain perçoit-il le directeur comme un allié ou comme un censeur ? Venue d’outre-Atlantique, l’équipe des Écrits comparera ses pratiques avec celle qui ont cours en France. Une rencontre animée par Marie Bélisle, avec Danielle Fournier, François Minot et Pierre Vieuguet.

12h-13h Salle Françoise Héritier
« Une revue comme les autres… mais qui ne ressemble à aucune autre »
Phaéton, revue pluridisciplinaire annuelle de plus de 300 pages, s’organise autour d’un cahier de poésie qui donne sa couleur à chaque volume. Sa 4e livraison explore la poésie grecque. L’échange autour de ce numéro, entre Marie-Claude Bergouignan, économiste, Jacques Demorgon, philosophe et Jean-Rodolphe Vignes, neuro-chirurgien, sera ponctué de lectures par la comédienne Suzanne Robert.

13h-14h Salle P.O.L
« Yves Navarre : le bon-heurt de l’écriture »
On lit peu Yves Navarre et c’est bien dommage ! Les Cahiers qui lui sont consacrés accompagnent un patient travail savant et une réédition méthodique de ses livres. Nouveaux venus au Salon de la revue, les Cahiers Yves Navarre – Karine Baudoin, Sylvie Lannegrand et Philippe Leconte – convient, pour évoquer l’histoire d’une œuvre qui a marqué le tournant des années 80, Antoine Idier qui a publié en 2017 Les vies de Guy Hocquenghem (Fayard) et édité ses articles (Verticales).

13h-14h Salle Françoise Héritier
« Philosophie des limites postcoloniales »
Les questions postcoloniales s’invitent en permanence, de façon explicite ou implicite, dans l’actualité socio-politique et intellectuelle. Comment les appréhender, en concevoir la diversité d’effets sur la manière dont se conçoivent aujourd’hui les théories sociales et politiques et comment on perçoit les dynamiques de notre modernité ? Vaste chantier, à la fois politique et philosophique, auquel se consacre le dernier numéro du Portique. Sa rédaction vous invite à une discussion nourrie des contributions de cette livraison.

14h-15h Salle P.O.L
« Benjamin Fondane et Rémy de Gourmont, perspectives »
Une double actualité et une double rencontre ! Alors que l’on célèbre le 120e anniversaire de Benjamin Fondane, ses « Amis » se sont associés à CARGO pour éditer en volume ses écrits sur Rémy de Gourmont et le symbolisme. Leur équipe et celle de la Nouvelle imprimerie gourmontienne discuteront de leurs conceptions, de l’influence de Gourmont sur le jeune écrivain roumain, des liens qui les unissent. Avec Evelyne Namenwirth, Vincent Gogibu et Agnès Lhermitte.

14h-15h Salle Françoise Héritier
« Dans l’orbe du surréalisme »
Autour de deux numéros des Cahiers Charles Fourier parus en 2016 et 2018 qui rassemblent de nombreux documents inédits – correspondances d’André Breton avec Simone Debout-Oleszkiewicz, Jean Gaulmier ou encore Emile Lehouck, archives et images rares – Jérome Duwa s’entretiendra avec Florent Perrier et Gérard Roche pour éclairer les relations de Breton à l’utopiste Fourier et plus largement de l’influence qu’il a eu sur le surréalisme.

15h-16h30 Salle P.O.L
Carte blanche à Diacritik : « Pour une critique politique ? »
En compagnie notamment de Jean-Marie Gleize de Nioques et de Serge Martin de Résonance générale, le débat animé par Johan Faerber cherchera à poser les questions suivantes : Quelles lignes directrices adoptent-elles pour établir en premier lieu si, avant la littérature, il n’existerait pas une décision politique présidant à leur naissance ? Comment la revue peut-elle devenir – et sous quelle(s) forme(s) – un lieu politique ? Comment l’écriture convoquée prend-t-elle en charge ou provoque-t-elle le sursaut politique de ses lecteurs ? Faut-il ainsi privilégier la création, la critique, ou bien fondre en un geste seul la puissance politique ? Comment la revue est-elle le lieu d’un redevenir politique de la littérature ?

15h-16h Salle Françoise Héritier
« Mai 68 : Jusqu’où tirer les fils de l’événement ? »
Le Mai 68 des écrivains (CNRS) permet de repenser ce grand moment de crise symbolique d’un point de vue qui intéresse particulièrement les revues. Avec son auteur, Boris Gobille, Agnès Callu (Le Mai 68 des historiens, Septentrion) et de responsables de revues actuelles, Jacques Demarcq (TXT) et Bernard Massip (La Faute à Rousseau), nous nous interrogerons sur l’héritage littéraire et plus largement intellectuel de ces années de « créativité généralisée ». Une discussion animée par Jérôme Duwa.

16h-17h Salle Françoise Héritier
« Écritures recyclées »
Longtemps considérée comme un outil coercitif du pouvoir ou a contrario l’accoucheur de la raison, l’écriture peut être, dans un paysage en complet renouvellement, envisagée autrement, de manière à prendre en compte sa complexité : une entreprise audacieuse, au croisement de l’ethnographie, de l’archéologie, de la sémiotique, des sciences cognitives et de l’histoire. Une partie de l’équipe de Terrain discutera une manière neuve de l’envisager : un processus généralisé de recyclage qui englobe la diversité des formes d’écritures. On y évoquera le déchiffrement des hiéroglyphes mayas, les écritures prophétiques d’Inde, d’Asie du Sud-Est et d’Afrique, les écritures universelles de la Renaissance ou celles inventées par des psychotiques… Christine Jungen, nouvelle rédactrice en chef, sera entourée de Pierre Déléage qui a coordonné ce numéro Écritures, de Cédric Vincent, anthropologue, et d’Andréas Stauder, égyptologue.

16h30-17h30 Salle P.O.L
« Pop & intello »
Chaque année, le Centre Wallonie-Bruxelles met en avant une revue belge. Pour cette édition, ils invitent la revue annuelle franco- belge, pop et intello, Soldes almanach. On y découvrira une formule particulière — alternative de presse, œuvre d’art autant que revue à vocation scientifique et philosophique — avec la participation de Marc Borgers, rédac-chef et directeur créatif, de Thomas Johnson, d’Anna Kerekes, de quelques autres de ses contributeurs et d’invités surprise issus du sommaire de son futur numéro intitulé « Symbiose, mutualisme, la vie des non-humains ». Avec le soutien de Wallonie- Bruxelles International.

17h-18h Salle Françoise Héritier
« Babel Heureuse, confluence des arts poétiques »
Babel heureuse se conçoit comme un croisement – des arts, des formes, des disciplines. Cette pluralité produit des rencontres, des heurts, de nouvelles manières de penser ou d’écrire. Directeur de Babel heureuse, François Rannou (aussi traducteur) s’entoure d’autres poètes polygraphes en invitant Gaëlle Fernandez-Bravo (traductrice), Laure Gauthier (essayiste, qui travaille avec musiciens et compositeurs), Emmanuel Moses (romancier et traducteur), à un dialogue sur les modalités plurielles de la revue et leurs expériences singulières.

17h30-18h30 Salle P.O.L
« Demain la machine éthique ? »
Les avancées technologiques font régulièrement la Une des journaux, accompagnées de leur lot de promesses enthousiastes et de prophéties apocalyptiques. L’automatisation et le développement d’intelligences artificielles bouleversent autant notre imaginaire, notre système de valeurs que notre quotidien. Comment penser ces phénomènes technologiques sur le plan éthique, que changent-ils dans nos conceptions de la place de l’humain alors que nous laissons aux machines une autonomie croissante ? La Revue française d’éthique se penche sur ces questions et s’emploie à ouvrir des perspectives pour réfléchir et nous approprier lucidement ces enjeux essentiels pour le monde demain. Avec Pierre-Emmanuel Brugeron, Sébastien Claeys et Paul Loup Weil Dubuc de L’Espace éthique Île de France.

18 h Espace éphémère L’équipe de Sarrazine vous présente son nouveau numéro « Suis-moi ».

18h-19h30 Salle Françoise Héritier
« ‘La Honte’ sur Dissonances ! »
L’équipe de Dissonances a choisi, pour son 35e numéro, un thème complexe : la honte. Elle propose, autour de quelques verres (sa ligérianité ne sachant transiger) d’excellent savennières, d’évoquer ce numéro, les questions qui y prennent corps, la manière singulière qu’elle a inventé pour le traiter sans tomber dans les clichés ou comment l’illustratrice a accompagné la composition de cette livraison. Ce sera aussi l’occasion d’entrer dans une sorte d’atelier : pour discuter d’une organisation particulière, des choix radicaux qui la soutiennent, de sa composition. La rencontre avec l’équipe et les auteurs du numéro sera l’occasion d’entendre quelques lectures de textes à la fois de création et de critique.

18h30-20h Salle P.O.L
« Questions de genre, acte II »
Pour prolonger la discussion initiée l’an passé et alors que les débats sur le genre et le féminisme occupent le centre de l’actualité, il semble important de revenir sur l’histoire et les partis pris des revues qui travaillent la question du genre et de la sexualité. Sujet éminemment transversal, choix éditoriaux différents. En revenant sur l’histoire, sur les positions politiques et morales défendues par ces revues, sur les partis pris ou les approches, sur les obstacles rencontrés aussi, on comprendra pourquoi se sont créées des revues spécialisées dans ce domaine. Avec Christine Delphy (Questions féministes & Nouvelles Questions Féministes), Virginie Descoutures (Les Cahiers du genre), Virginie Dutoya (Genre, sexualité et société), Clotilde Lemarchand (Travail, genre et sociétés), Noémie Marignier (Glad!), Florence Rochefort (Clio). Un débat préparé et animé par Pascale Molinier, professeur de psychologie sociale.

DIMANCHE 11 NOVEMBRE

10h30-12h Salle Françoise Héritier
« Petit aperçu pour travailler l’iconographie »
Bien choisir l’image pour mieux valoriser son contenu, Droits juridiques et devoirs techniques, Où se la procurer ?, Besoin d’aide ?, Qui pour y répondre ? Questions centrales pour les revues aujourd’hui auxquelles répondra Marie Rébulard, directrice artistique indépendante. Travaillant depuis dix ans pour l’édition, elle propose des concepts graphiques, coordonne la production graphique, réalise les maquettes et finalise les fichiers pour l’imprimeur. Très fréquemment entourée d’autres professionnels de l’image comme des illustrateurs, des photographes, elle accompagne avec le collectif Les Caractères masqués, les professionnels du livre et de la publication pour mieux travailler l’image. Partage d’expériences.

11h-12h Salle P.O.L
« Faire face au fascisme dans les années 30 »
L’équipe d’Aden continue d’explorer les manifestations de l’antifascisme en France dans les années trente, y portant un regard décalé et transversal, nourri de documents divers, méconnus ou oubliés. Il faut dans l’époque actuelle, se rappeler la nécessité de penser ces phénomènes à l’aune de la perception des intellectuels, des journalistes et des écrivains, faire entendre leurs voix et s’engager. Une discussion qui réunira Pierre-Frédéric Charpentier, Pierrick Lafleur, Anne Mathieu, Jean-Luc Martinet, Laurence Ratier, Fabrice Szabo.

12h-13h Salle Françoise Héritier
« Histoire et actualité des revues italiennes »
Le CRIC vous propose de rencontrer, en cinquante minutes : Romain Jalabert, à propos du n° 75 de Francofonia ; « Georges Simenon et l’Italie » et de la création d’un centre d’archives à la Cineteca de Bologne ; ensuite Valdo Spini, président du CRIC, pour un panorama des revues italiennes du salon ; enfin Jean Musitelli sur le colloque « Italiques » : Il ’68 in Italia e in Francia (Rome, 30 nov.-1er déc. 2018) ; Biancamaria Bruno, vice présidente du CRIC et directrice de Lettera Internazionale en présentera la version italienne actualisée.

12h-13h Salle P.O.L
« Sept décennies et quelques millénaires »
Pour le 70e anniversaire de l’état d’Israël, Continuum rassemble dans un numéro spécial des essais, des témoignages, des textes littéraires, des analyses historiques, qui permettront de mieux appréhender cet événement, d’en reconnaître la pluralité. Marlena Braester et Esther Orner ont composé un riche plateau pour en débattre : Jeanine Baude, Sylvestre Clancier, Marcel Cohen, Roger Pol-Droit et Serge Ritman.

13h-14h Salle Françoise Héritier
« La photographie face à l’exposition »
Le 2e numéro de la revue annuelle Transbordeur : photographie, histoire, société, publiée aux Éditions Macula, porte sur les relations de la photographie et de l’exposition. Elles y sont envisagées dans toute leur diversité : de l’accrochage artistique à l’exposition politique, didactique ou industrielle, du daguerréotype à l’image numérique. L’historien de la photographie Olivier Lugon, co-directeur du numéro avec Claire-Lise Debluë, reviendra sur l’histoire passionnante de la photographie exposée au cours d’un échange avec Florian Ebner qui dirige le Cabinet de la photographie du Centre Pompidou.

13h-14h Salle P.O.L
« Réinséminer l’imaginaire »
Anne Devoret, co-fondatrice de Spasme, présentera le projet d’une revue érotique aujourd’hui, son histoire. Elle reviendra plus précisément sur le dernier numéro, paru en septembre 2018. Réunis•es autour d’elle, contributeurs•trices – artistes et écrivains – dialogueront autour de la question qui anime Spasme : comment réinséminer notre imaginaire ?

14h-15h Salle Françoise Héritier
« A la page : Israël, la culture et le monde francophone »
A la page témoigne de la richesse de la vie artistique en Israël et s’attache à mettre en valeur la circulation culturelle inédite qui y existe. Pour présenter son approche, souligner la fertilité des relations entre ce pays et le monde francophone, son équipe réunit autour de sa fondatrice Liliane Limonchik, les écrivains Raphaël Jerusalmy, Schmuel T. Meyer, qu’accompagneront l’acteur et dramaturge Yehuda Moraly, la traductrice Carmen Oszi et Rebecca Wengrow, auteure de la pièce Les Vivantes.

14h-15h Salle P.O.L
« Albert Cossery : un Voltaire égyptien à Paris »
A – littérature/action consacre un numéro entier à Albert Cossery, écrivain élégant et rare, disparu il y a dix ans. Pour évoquer l’auteur des inoubliables Mendiants et orgueilleux, La Maison de la mort certaine ou Les Couleurs de l’infamie, Marie Virolle et Laurent Doucet convient Joëlle Losfeld qui a édité toute son œuvre et Irène Fenoglio, chercheuse à l’ITEM et à l’ENS.

15h-16h Salle Françoise Héritier
« Terrains tsiganes »
Les recherches de terrain parmi des tsiganes sont de plus en plus nombreuses. Plutôt que de définir une exception, une étrangeté, une anomalie, les études ethnographiques et anthropologiques montrent que l’immersion, la dispersion et l’illégitimité de leur présence peuvent caractériser une bonne part des populations humaines à l’heure de la mondialisation absolue. Ethnologie française qui explore ces sujets invite Études tsiganes à débattre de leurs expériences et cherche à mieux comprendre la vitalité, l’invention, la variabilité des créations socio-culturelles de ces groupes au cœur des sociétés européennes. Avec Nicolas Adell (directeur d’Ethnologie française), Alain Reyniers (directeur d’Études tsiganes), Martina Olivera (Paris VIII), Jean- Luc Pouetyeto (Université de Pau), Baptiste Buob (CNRS), Alexandra Clavé-Mercier (Centre Emile Durkheim), Michael Stewart (University College London), Victor A. Stoichita (CNRS).

15h Espace éphémère
Les éditions Macula publient une somme : trois volumes qui rassemblent Les Écrits complets d’André Bazin sous la direction d’Hervé Joubert-Laurencin, et vous invite à les rencontrer.

15h-16h Salle P.O.L
« la revue de belles lettres invite Gilles Ortlieb »
Après lui avoir consacré un dossier, la revue de belles lettres invite Gilles Ortlieb pour une rencontre avec des auteurs et des membres de son comité de rédaction. Manières de lire ou de relire une œuvre, de questionner le travail de l’écrivain, ses rapports avec ses lecteurs, de partager des perspectives de lecture.

16h-17h Salle Françoise Héritier
« Quelle mémoire dans quel paysage ? »
Des champs de bataille de la Première Guerre mondiale aux côtes de l’Atlantique bordées par les bunkers de la Seconde, de la Kolyma ou de Tchernobyl aux rives du rio de la Plata, en passant par les clairières des camps nazis en Pologne, la question des rapports du paysage et de la mémoire nous interpelle, nous intimant de les repenser, d’en faire quelque chose. Un débat qui réunit Mémoires en jeu, Les Chemins de la mémoire, Les Carnets du paysage. Avec Jean-Marc Besse, Christelle Capelle, Nicolas Jacob, Luba Jurgenson et Philippe Mesnard.

16h-17h30 Salle P.O.L
Carte blanche à En attendant Nadeau : « Pas de polémiques ! »
Les revues semblent aujourd’hui résister à la polémique et au débat. Plus qu’avant ? On ne s’autorise plus, ou de moins en moins, à dire du mal d’un livre. Pourquoi ? En attendant Nadeau, journal qui a mis le collectif et les échanges au cœur de son fonctionnement, fait ce constat avec lucidité. Il semble important d’en faire quelque chose, de débattre de comment on fait une revue, des choix y prennent corps, de ce qu’ils engagent collectivement et individuellement, de la manière dont on s’inscrit dans le champ critique et dans notre époque. Un débat préparé par EaN accompagné par des revues présentes au salon.

17h-18h Salle Françoise Héritier
« Le rôle politique de l’écrivain dans la cité »
Question ancienne que celle qui cherche à saisir la place et la fonction de l’écrivain dans le monde social et politique. C’est en variant les approches, les analyses, les corpus, qu’on peut chercher à y répondre. Ainsi, Siècle 21, qui publie dans chaque numéro un panorama d’une littérature étrangère, donne à voir, par les textes eux-mêmes, l’état d’une société dans ses contradictions et (souvent) ses luttes. Ne faut-il pas aller plus loin que la simple représentation ou la dénonciation pour comprendre le rôle de l’écrivain dans la cité ? Une rencontre-débat avec Arno Bertina, Doan Cam Thi, Roberto Ferrucci et Timour Mulhdine.

17h30-18h30 Salle P.O.L
« Des habits neufs pour Simon Leys »
Simon Leys (1935-2014) est surtout connu pour son « témoignage » : Les Habits neufs du président Mao (1971). Un livre en contraste absolu avec les illusions d’une grande partie des intellectuels occidentaux des années 60 à propos de la Révolution culturelle chinoise. Mais le succès d’un livre peut parfois occulter la valeur des autres. Cet écrivain belge et français incarne un esprit universel couvrant plusieurs champs littéraires : de la critique d’art et littéraire au reportage, des récits de voyage au roman et des essais spirituels à la haute sinologie. Une pluralité dont témoigne le numéro de L’Atelier du roman qui s’emploie à la saisir. Lakis Progidis évoquera cette figure marquante avec les écrivains Denis Grozdanovitch, Morgan Sportès et le critique-traducteur Thierry Gillyboeuf.

18h-19h Salle Françoise Héritier
« Dernier carré »
Dernier Carré pour une dernière rencontre. Le salon s’achève en compagnie de l’équipe de cette nouvelle revue qui « se présente comme une publication discrète, de peu de moyens et à tirage limité». A découvrir lors d’une rencontre-lecture avec Baudouin de Bodinat et Marlène Soreda.

Le 28e Salon de la revue se tient à partir du vendredi 9 novembre en nocturne, de 20h à 22h.
Samedi 10 novembre, de 10h à 20h
Dimanche, de 10h à 19h30
Halle des Blancs Manteaux – 48, rue Vieille-du-Temple – 75004 Paris