Le « Centre humanitaire d’accueil pour réfugiés » situé Porte de la Chapelle a une capacité de 400 places. Ce qui est largement insuffisant si l’on constate le nombre de migrants qui ne sont accueillis nulle part, qui survivent dans les rues de Paris, par exemple à Stalingrad ou, justement, dans la zone de la Porte de la Chapelle, autour du Centre d’accueil. Si celui-ci est « humanitaire », les conditions qui règnent autour ne le sont pas du tout, au contraire. Les personnes sont laissées à elles-mêmes, en tout cas par les pouvoirs publics. Si des associations et des groupes d’individus ne les aidaient pas, ces migrants seraient seuls, sans rien, mis dans la situation de ne pas pouvoir survivre.
Année: 2017

Le dessin de la semaine de Rodho : de la transparence en politique.
Noël aux infos, opaque dans les tribunaux.
Ça n’a échappé à personne, les récentes révélations d’un journal satirique dont la philosophie n’a pas varié d’un bec depuis sa création en 1915, ont fait resurgir des comportements d’un autre temps, d’un autre siècle, quand des journalistes avaient eu à cœur de créer un « espace de liberté » pour « rompre délibérément avec toutes les traditions journalistiques établies » malgré « la menace du ciseau des censeurs ». Le nom de cette gazette tandis que reviennent les imprécations et les invitations au silence ? Le Canard Enchaîné.
Au début du siècle dernier, la découverte et le développement des produits anesthésiants sonnent la fin de la douleur physique au cours des interventions incisives. L’anesthésie participe remarquablement à l’évolution des techniques chirurgicales qui sont encore fortement imprécises et dangereuses avant la première guerre mondiale. Les méthodes d’antalgie, dont l’économie serait aujourd’hui impensable quelque soit l’intervention, sont assez récentes : c’est au XIXè siècle qu’ont lieu les premières interventions concluantes sous anesthésie générale à partir des découvertes respectives des savants : Joseph Priestley, Horace Wells, Young Simpson et James Corning.
LOS ANGELES /Twenty-fourth day
D’une autobiographie on peut attendre qu’elle nous apporte des éléments de compréhension sur ce qui fait qu’un être devient écrivain. Comment ça lui est venu. N’être personne n’est pas une autobiographie, même si Gaëlle Obiégly semble ici nous parler d’elle plus directement – c’est une feinte.
Le Service de la Parole au Centre Pompidou inaugure un nouveau cycle dans sa programmation : Web-session avec pour premier invité, Thomas Hirschhorn, ce vendredi 10 février à 19h.
LOS ANGELES /Twenty-third day
Le samedi 4 février dernier avait lieu à la librairie Michèle Ignazi une rencontre avec Nina Leger pour Mise en pièces (Gallimard), animée par Christine Marcandier.
Vous pouvez la retrouver en intégralité et en video ici :
Asservir par la dette aborde d’un point de vue philosophique les rapports actuels du politique et de l’économique, ce qui conduit à reconnaître, de façon nouvelle, un débordement de l’économique hors de ses frontières et à envisager de nouvelles perspectives politiques. Ce qui revient aussi à mettre au jour les conditions présentes d’un nouveau pouvoir et des subjectivités contemporaines ainsi que des possibilités singulières pour un contre-pouvoir. Entretien avec Jean-Clet Martin.
Avant qu’une fin du monde imminente ne vienne contrarier nos projets d’avenir, plongeons-nous dans l’univers délicieux et somme toute inquiétant de la présidence des États-Unis. Ou tout du moins celle, infiniment plus fictionnelle (quoique) de Designated Survivor, diffusé à l’origine sur le réseau ABC (et en France sur Netflix), dont la reprise est annoncée le 8 mars prochain. Revue d’effectifs d’une série qui met en scène un président non-élu…
Il est, outre-Atlantique, des auteures et journalistes cultes dont la France découvre ou mesure ces dernières années seulement l’importance considérable : pensons à Joan Didion, désormais bien installée, à Renata Adler — dont Nuit noire va paraître le 13 avril prochain aux éditions de l’Olivier, après Hors bord en 2014 —, liste à laquelle il faut désormais ajouter l’indispensable Vivian Gornick dont les éditions Rivages publient Attachement féroce, dans une traduction de Laëtitia Devaux, un texte paru en 1987 aux États-Unis.