Diffusé sur TF1 depuis le 10 mars avec un battage raisonnable, Prodigal Son débarque en France quelques mois après son démarrage sur la Fox en 2019. Une série qui vient avantageusement remplacer l’horrible Magnum PI sans pour autant convaincre avec un pilote qui déborde de déjà-vu tout en essayant d’innover ça-et-là. Séance d’attrapage (ou pas), saison 2, épisode 5.

Résumé de l’épisode précédent : le suspense est à son comble et à la mesure du héros, tandis que Largo Winch, coincé dans le cœur du Chicago Board of Trade (la bourse du commerce pour les non-initiés) appelle à l’aide, au bord de l’asphyxie… Suite et fin du premier épisode post-Van Hamme, Les voiles écarlates paraît ce 15 novembre et vient clore une aventure commencée avec L’étoile du matin avec toujours Philippe Francq au dessin et Eric Giacometti au scénario.

Vingt-neuf romans en vingt-sept ans, ce n’est plus de la constance, c’est du stakhanovisme. Une régularité de métronome dont Harlan Coben aurait tort de se priver tant chacun de ses livres bien calibrés, à l’intrigue millimétrée (pour ne pas dire formatée) se transforme en succès de librairie. Paraissant en poche, Double piège n’échappe à aucune des règles édictées par l’auteur dans chacun de ses romans. Jusqu’à la surdose.

Oubliez ce que vous croyez savoir du Japon, oubliez les stéréotypes faits de mangas ultra-violents, de rythme de vie effréné, de travailleurs qui se pressent, que l’on pousse dans le Shikansen ou de yakuzas caricaturaux et plongez dans Six-quatre de Hidéo Yokoyama, roman policier captif et captivant paru aux éditions Liana Levi.
Un thriller obsédant qui déploie une intrigue à la poétique d’haïku et met la psychologie des personnages et le poids de la société japonaise tout entière au centre d’une affaire non résolue depuis quatorze ans. 

© Showtime

Prenez un acteur emblématique de sa génération (Damian Lewis, découvert avec Spielberg dans Band of Brothers et dont le talent s’est affirmé avec Homeland), un habitué des seconds rôles dont la filmographie force le respect (Paul Giamatti, passé par Woody Allen, Alexander Payne, Peter Weir…) et vous obtenez le duo d’ennemis intimes le plus réussi du moment en tête du casting d’une série gonflée dans un New York post 9/11 rattrapé par ses démons : Billions.

Vingt-neuf romans en vingt-sept ans, ce n’est plus de la constance, c’est du stakhanovisme. Une régularité de métronome dont Harlan Coben aurait tort de se priver tant chacun de ses livres bien calibrés, à l’intrigue millimétrée (pour ne pas dire formatée) se transforme en succès de librairie. Paru le 5 octobre dernier, Double piège n’échappe à aucune des règles édictées par l’auteur dans chacun de ses romans. Jusqu’à la surdose.

Le Bureau des Légendes revient pour une troisième saison et mérite plus que jamais son surnom d’Homeland à la française, même si les premiers épisodes diffusés ce lundi 22 mai sur Canal Plus tendraient à montrer qu’il s’agirait plutôt d’un « outland » puisque l’action se situe majoritairement hors de l’hexagone comme celle son aînée à l’aube de la saison 4.

Sortie en poche, chez Piccolo (Liana Levi) du dernier roman de l’écrivain Iain Levison, poil à gratter du confort bien-pensant d’une certaine Amérique, Ils savent tout de vous : certains êtres peuvent lire dans la pensée des autres, un don rapidement utilisé par le gouvernement pour mieux traquer les citoyens.

Probable transcription de l’engouement contemporain pour les chats, ces derniers semblent aussi prendre une importance grandissante dans les films. De celui qui filait systématiquement des mains de Oscar Isaac dans Inside Lewin Davis des frères Cohen, à la loufoque Pandora qui ne cessait de s’échapper elle aussi de celles d’Isabelle Huppert, dans L’Avenir de Mia Hansen-Løve, ils constituent un ressort scénaristique à valeur humoristique assurée. C’est avec un certain cynisme que Paul Verhoeven se réapproprie cette tendance en ouvrant son film Elle avec un plan sur le charmant animal de compagnie qui regarde, imperturbable, le viol de sa maîtresse Michèle (Isabelle Huppert) dans son salon.

Capture d’écran 2016-04-21 à 13.50.33Retour sur un roman publié en octobre dernier, signé Iain Levison, poil à gratter du confort bien-pensant d’une certaine Amérique, Ils savent tout de vous : certains êtres peuvent lire dans la pensée des autres, un don rapidement utilisé par le gouvernement pour mieux traquer les citoyens. La télépathie est une arme pour le FBI. Mené sur le rythme haletant d’un thriller, le récit de Iain Levison est un brûlot contre nos sociétés de l’espionnage généralisé, de la mise en coupe de la vie privée au nom d’intérêts supérieurs.