Le vendredi 7 février 2020, il y a bientôt un mois déjà, la tragique nouvelle est tombée : Pierre Guyotat venait de nous quitter. C’est peu de dire qu’avec lui, une des voix les plus magistrales de la littérature contemporaine venait de s’éteindre. Pour en évoquer la puissance aussi neuve qu’inégalée, Diacritik a désiré donner la parole, après Colette Fellous et Marianne Alphant aujourd’hui au romancier Pierre Chopinaud qui est le dédicataire de Coma car celui à qui Guyotat dicta le manuscrit durant de longs mois. Nous vous invitons à lire son précieux témoignage où se donnent à lire l’amitié des deux hommes, de deux écrivains. Que Pierre Chopinaud en soit ici vivement remercié.

Pierre Guyotat vient de nous quitter, nous laissant l’une des œuvres parmi les plus importantes du 20e siècle et du 21e siècle commençant. Diacritik a désiré rendre hommage à cette voix si neuve et si âpre de la littérature contemporaine en donnant aujourd’hui la parole à Colette Fellous, écrivaine mais aussi directrice de la remarquable collection « Traits et portraits » au Mercure de France où elle invita Guyotat à publier l’un de ses textes majeurs, Coma.

Le premier roman de Pierre Chopinaud, Enfant de perdition, est indubitablement un des grands événements de cette rentrée d’hiver. Roman somme, épopée fulgurante des désastres et récit d’une éducation négative, Enfant de perdition se donne comme la traversée noire et hallucinée de notre temps, de la guerre en Ex-Yougoslavie jusqu’aux attentats de 2015. A la croisée de Jean Genet, Pasolini et Claude Simon, la langue de Chopinaud invente un phrasé du sensible inédit. Autant de raisons pour Diacritik d’aller le temps d’un grand entretien à la rencontre du remarquable et déjà indispensable jeune romancier.

Si le premier livre de Pierre Chopinaud est une sorte de cosmogonie, c’est aussi un roman d’apprentissage. Enfant de perdition est également un livre habité par l’histoire contemporaine, par sa violence définitoire. Et il s’agit tout autant d’un texte qui tend vers le roman épique ou picaresque, ou vers le fantastique, ou l’onirique, ou la réflexion philosophique… Dans cette multiplication des formes, le livre prélève tel ou tel trait de chacune et les entremêle librement, sans les distinguer, en les fondant au contraire, pour de nouvelles formes hybrides ou mutantes.

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La Fête de l’insurrection gitane se tiendra ce dimanche 15 mai sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis. Si elle est l’occasion de commémorer un événement peu connu de l’histoire, elle est aussi l’expression d’une forme de résistance politique autant qu’un lieu de rencontre, de réflexion, de découverte – et d’amusement. Entretien avec Pierre Chopinaud, de l’association La voix des Rroms.

 La revue Chimères a été fondée par Félix Guattari et Gilles Deleuze en 1987. A partir des propositions théoriques et pratiques de ses deux fondateurs, elle se veut depuis presque 30 ans un lieu de développement et d’expérimentation de rapports inédits entre psychanalyse, philosophie, art et politique. Cet entretien avec Jean-Claude Polack, Anne Querrien et Valentin Schaepelynck est aussi l’occasion de revenir sur le parcours et la démarche foisonnante de Félix Guattari.