Le pogrom de Kishinev de 1903 prend, dans le cours de l’histoire mondiale, une importance particulière. Considéré comme précurseur de l’Holocauste, c’est l’événement avec lequel l’horizon du XXᵉ siècle s’assombrit, non seulement pour les territoires de l’Empire russe mais aussi pour l’Europe. Il sonne le glas de l’ancien monde, annonçant l’avènement des nationalismes totalitaristes, la destruction des juifs d’Europe et une crise de l’humanisme similaire à celle qu’avait connue le XIXᵉ siècle.

Notre croisière d’écriture se poursuit.  Rappelons que quiconque peut réserver une cabine sur Pandémonium, Péan pour les morts de ce printemps et pour l’agonie du monde, et y confiner un texte comme une capsule de temps. Chacun.e est invité.e à faire toute une histoire de ce silencieux printemps. Le confinement est notre condition, le récit le seul remède.
Diacritik, partenaire de cette expérience d’écriture collective, vous propose aujourd’hui de (re)découvrir le texte de Vivianne Perelmuter.

Ripley: When I sleep, I dream about it. Them. Every night. All around me, in me. I used to be afraid to dream, but I’m not anymore.
Call: Why?
Ripley: Because no matter how bad the dreams get… when I wake up it’s always worse.

Neuf épisodes à ce jour, pour cette série que j’ai la chance de pouvoir développer avec l’aide enthousiaste de Johan Faerber et le concours de Diacritik, autour du personnage d’Ellen Ripley, neuf épisodes qui ont, en parallèle, suivi son évolution dans les trois premiers films de la saga — Alien, Ridley Scott (1979) ; Aliens, James Cameron (1986) ; Alien3, David Fincher (1992) — et l’ont prolongé, entre fiction et autofiction (qui est un peu ma marque de fabrique).

Il est des moments où il faut savoir se taire. Je n’ai jamais su. D’autant moins lorsque les relents d’une polémique nauséabonde viennent me chatouiller les naseaux. Les polémiques sont inventées de toutes pièces, chacun le reconnaîtra en privé. Il faut déjà du temps libre pour écrire ; il faut bien du temps à gâcher pour nourrir une polémique qui ne concerne et n’intéresse que ceux qui la nourrissent.

Pour fêter le trou noir provoqué par notre spécialiste du genre, Aurélien Barrau, avec sa tribune publiée jeudi dernier (plusieurs centaines de milliers de nouveaux lecteurs en quelques heures ou le test grandeur nature des capacités d’accueil de notre serveur, on reconnaît là le scientifique), retour sur les enjeux de notre magazine, trois ans après sa création.