L’autre jour, dans le métro, un pickpocket malchanceux a dérobé dans mon sac à dos l’agenda très ordinaire où je consigne mes rendez-vous et autres obligations quotidiennes, ainsi qu’un carnet de notes. N’ayant aucune chance de les retrouver, je tente de reconstituer de mémoire ce qui s’y trouvait inscrit, ce qui me renvoie à ces heures d’été encore chaudes quand, assis face au Nord, à l’ombre des rochers en bord de mer, je lisais quelques nouveautés de la rentrée à venir, crayon et carnet en poche.

C’est ce qu’on appelle communément un « beau livre » : quarante dessinateurs et scénaristes dont David B, Guy Delisle, Etienne Davodeau, Pascal Rabaté, Blutch, Miles Hyman, le regretté Tignous, Catherine Meurisse, Luz… Trente ans d’information illustrée, commentée par un collectif d’auteurs, trente événements qui ont fait l’actualité et dont les implications et conséquences résonnent encore aujourd’hui.

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M.E.L., un acronyme qui résume et définit la nouvelle aventure de Michel-Edouard Leclerc, PDG de l’enseigne de grande distribution qui porte son nom.

Connu et reconnu pour son engagement pour la culture (il soutient La Folle Journée de Nantes, Étonnants voyageurs, le Festival de chansons vivantes de Montauban ou le festival des Vieilles Charrues) et la bande dessinée (il a été un des principaux sponsors du FIBD de 1990 à 2007 et créé le prix Landerneau en 2008), Michel-Edouard Leclerc est désormais éditeur de bandes dessinées.

Entretien avec le bédéphile, collectionneur et promoteur des arts qui refuse le terme de mécène et se définit comme un « militant, passionné et engagé auprès des artistes ».