1. Pour chroniquer La Première année de Jean-Michel Espitallier, le plus simple aurait été d’en prélever quelques passages au fil de la lecture, les transcrivant tels quels, sans le moindre commentaire, marquant ainsi qu’il est inutile d’en rajouter. Quasi-perfection des formes brèves, des notations ramassées, de l’aphorisme : en quelques mots tout est dit – de ce dit qui nous incite à faire silence :

Quand même, c’est simple la mort.

Tout part d’un souvenir : il y a « 42 ans, 2 mois et peut-être 15 jours », Christian Rosset s’était rendu rue de Seine dans les locaux de la revue Change, pour y retrouver Jean-Pierre Faye et Mitsou Ronat. Il y rencontre, pour la première fois, Jacques Roubaud. Depuis cette origine se tisse une conversation avec l’écrivain et poète, « A la recherche de Jacques Roubaud », que les auditeurs de France Culture pourront découvrir mercredi 16 mai, de 23 heures à minuit.

1.

Une fois de plus – le propos n’étant pas de faire ici de la “critique cinématographique”, mais bien plutôt d’opérer des frottages, revisitant quelques scènes inscrites dans le moins défaillant de la mémoire (supposant quelques incursions dans un certain “théâtre” – et aussi sur l’autre scène) –, il nous faudra effectuer sur le Terrain Vague (ce lieu d’échanges où prendre de l’écart pour mieux sentir, pour mieux penser) un parcours en zigzags afin de rendre hommage – certes mélancolique, mais sans nostalgie – à l’œuvre, intensément jouissive et pour moi des plus formatrices, de Jacques Rivette.