Le 12 octobre dernier, Sophie Quetteville animait, à la librairie Le Monte-en-l’air (75020), une rencontre entre Antoine Brea, pour Récit d’un avocat, et Grégoire Courtois, Les Lois du ciel, autour de deux romans publiés au Quartanier, maison d’édition fondée en 2003. Diacritik vous propose de réentendre l’ensemble de cette rencontre littéraire.
« Évidemment, l’Holocauste pose problème à tous ceux qui se penchent sur la question. » Peut-on encore écrire sur ce passé qui conditionne nos modes de pensée contemporains ? Telle est la question centrale du roman-monde publié par l’écrivain islandais Eiríkur Örn Norđdahl, Illska (Le Mal) dans une traduction d’Eric Boury, qui sort en poche chez Points.
LAS VEGAS /Twelveth day
« Un jour, on saura peut-être qu’il n’y a pas d’art, mais seulement de la médecine » suggérait Gilles Deleuze, au cœur d’une note comme épiphanique de Critique et clinique prenant la forme d’un aphorisme tiré de Le Clézio, dans le souci infaillible d’affirmer combien la littérature se doit d’être, devant toutes les morts et au-delà des vivants qui s’effondrent, comme une grande et éclatante santé : une profonde voix de vie qui trace, depuis l’écriture, autant de destins à guérir.
« Révélation », « phénomène » : les termes les plus élogieux ont accompagné dans la presse la publication du premier roman d’Aura Xilonen, El Universal saluant par exemple sa « langue originale et éblouissante ». Ces soudains emballements médiatiques peuvent souvent sembler excessifs, ils disent parfois une réelle découverte, une stupeur quand une voix se fait jour : c’est le cas avec Gabacho, qui vient tout juste de paraître chez Liana Levi dans une traduction stupéfiante de Julia Chardavoine.
Rencontre.
Gus, « plus qu’un nom, une légende ». Les connaisseurs de l’œuvre de Christophe Blain, laissés dans l’expectative depuis Ernest, attendaient avec impatience le retour du hors-la-loi littéraire le plus attachant à l’ouest du Pécos. Cela faisait huit ans que l’on n’avait plus de nouvelles de Clem, Grat, Ava et Jamie ; que l’on n’avait pas chevauché avec Gus ; que l’on n’avait pas goûté le talent hors norme de Christophe Blain depuis son Quai d’Orsay magnifique.
Depuis quelque temps, le terme « post-vérité » est employé pour référer à nombre de postures scandaleuses qui nient les faits et usent d’artifices rhétoriques et émotionnels pour manipuler l’opinion. Le couronnement de cette mouvance « post-vérité » se lirait dans l’élection de Donald Trump dont les mensonges de campagne furent incontestablement innombrables.

Le dessin de la semaine de Rodho : Surfin’ USA, en Amérique, la résistance s’organise sur Internet.
La marche des femmes à New York, photoreportage.
L’œuvre de Thierry Hesse, du Cimetière américain (2003) au Roman impossible qui vient de paraître aux éditions de l’Olivier, interroge inlassablement notre rapport au réel et à l’Histoire mais aussi la fiction dans son pouvoir à dire les forces et hantises, collectives comme intimes, qui les et nous traversent, au point de rendre, peut-être tout roman impossible.
Kate O’Riordan est Irlandaise, écrivain et scénariste. Chacun de ses romans dissèque, avec une précision redoutable, la complexité des sentiments, la puissance dévastatrice de l’intime, la force cruelle des secrets de famille et de la mauvaise conscience.