Créé en 2017, le fonds littéraire Yves Navarre, situé à Montpellier, a connu une nouvelle et importante donation au début de l’année. Il devient le plus riche au monde en correspondance.
Jour 1000 – Mardi 20 mai
La danse de la pizzica et le tarentisme sont de vieilles traditions en Italie du sud ; les vignes donnent leurs couleurs au nouveau livre de Juliette Manel, Pizzica.
Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
« Fatal*e et Arthure Rimbaud constatent que le langage est épuisé. Il n’y a pas de riposte possible puisqu’il n’y a plus d’accroche. Alors, elles entrent en résistance ». À l’occasion de la parution de Fatal*e, entretien entre Gorge et Liliane Giraudon.
Nino, le premier long métrage de Pauline Loquès, présenté hier au Festival de Cannes dans le cadre de la Semaine de la Critique, est un acte de bravoure cinématographique opérant au plus près de l’époque.
La Grande Conspiration Affective de Romain Noël est un ouvrage singulier qui ne se lit pas mais qui se vit. Le récit se dessine comme un voyage à travers un dédale de questionnements sur l’amour, l’écologie, la destruction, les larmes. On y trouve des réflexions, des partages de récits de vie, des rencontres et des poèmes. Qu’est ce qui fait société ? Qu’est ce qui nous permet d’être ensemble ? L’aventure livresque est donc différente pour chacun.e d’entre nous. Nous devenons, comme le narrateur du livre, un être à la quête de notre unité dans la multitude. Entretien avec l’auteur de cet étonnant « thriller théorique ».
Jour 5 – Samedi 17 mai
Jour 4 – Vendredi 16 mai 2025.
Les jours commencent sérieusement à se mélanger, le week end n’existe pas et le concept de repas est quelque chose d’aléatoire. Oui, c’est bien le 4e jour du festival de Cannes.
Jour 3 – Jeudi 15 mai 2025.
Je vous avoue que je voulais commencer avec une longue diatribe intelligente sur la temporalité en festival mais n’ayant dormi que 4 heures, dire des choses pertinentes est un peu compliqué, ça sera donc court.
Le 17 mai prochain se tiendra la deuxième édition du festival PLS à Montreuil, au sein de La Parole Errante, un lieu auto-organisé d’expérimentation politique, culturelle et sociale. Hangar et ancienne usine, la Parole Errante voit le jour en 1997, lorsque le conseil départemental confie la gestion autonome de cet espace au poète et dramaturge Armand Gatti, qui, avec ses compères, en fait à la fois un lieu de répétitions théâtrales et un espace d’accueil pour des assemblées politiques et des fêtes de soutien. Aujourd’hui cette idée d’un lieu culturel avec un ancrage dans les luttes politiques en dehors des logiques politiciennes continue d’exister grâce au collectif bénévole La Parole Errante Demain qui organise des soirées de soutien autour des questions décoloniales, des luttes minorisées, des colères internationales, des fêtes de soutien face à la police et la justice.
La romancière Hélène Gaudy quitte dans son récent livre Archipels le domaine de la fiction pour interroger la figure de son père. Paru à l’automne 2024 aux éditions d’Olivier, son récit retrace l’enquête qu’elle a menée plusieurs années durant, au fil d’entretiens avec ses parents, de collectes d’objets et de documents, d’arpentages sur les lieux susceptibles d’éclairer l’existence d’un père aimé et côtoyé toute sa vie durant, mais dont elle interroge l’irréductible part d’inconnu. (Entretien).
Jour 2 – Mercredi 14 mai 2025.
« Je cite souvent Louise Bourgeois à qui on demandait : « Qu’est-ce que ça veut dire ce que vous faites ? » et elle répondait : « Si vous ne sentez pas ce que j’ai voulu exprimer, I have failed – j’ai raté« . »
Dans Bassoléa, le récit s’appuie sur un dispositif optique. Le texte dépend d’un changement de point de vue, d’un déplacement du regard, rendus possibles par l’invention d’une machine à voir et à voir autrement, autre chose – à voir la vie à l’œuvre.