Philippe Jaccottet aurait eu cent ans cette année. Avec Vers Philippe Jaccottet, le philosophe publie un livre qui rend hommage au poète de diverses manières.
Les Rencontres d’Arles donnent parfois l’impression d’un joyeux patchwork : chaque exposition a son univers, les photographes sont très différents et tout cela se côtoie.
Ça commence par un lundi matin de juillet à la plage.
Dans une nouvelle bédé très intime, Quentin Zuttion met à nu l’angoisse et les expériences corporelles p*d*. Comment, dans la pédérité, l’expérience la plus intime et la plus singulière de la violence entre-t-elle en résonance avec d’autres ? Comment le lien affectif communautaire peut-il venir fournir une solution psychique lorsque le corps menace de s’effondrer ?
Le Treize est le récit détaillé des attentats du 13 novembre 2015 (préparatifs, déroulement), dans l’esprit du « récit documentaire » ou du « document poétique » inspirés notamment des objectivistes américains.
« Le cri de la vie dans le chant du deuil avec la voix de l’amour » : cette formule de Jérôme Thélot pourrait servir de devise au recueil d’Antonella Anedda, Historiae.
Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
31 août 2025. Father, Mother, Sister Brother de Jim Jarmusch, recalé à Cannes, est projeté à Venise avec succès. Sur la lagune, le cinéaste a annoncé qu’il a déposé une demande de visa de résidence de longue durée en France pour y tourner son prochain film – mais pas seulement. Bienvenue ! En espérant que la critique hexagonale se montrera plus fine qu’elle ne l’avait été pour son opus précédent, The Dead Don’t Die, auquel à peu près seul Aki Kaurismäki a su rendre hommage dans son dernier opus, Les feuilles mortes.
Le film Sept jours, sorti le 6 août en salle, est réalisé par Ali Samadi Ahadi, cinéaste iranien exilé en Allemagne.
Du 18 au 20 septembre 2025 à Guéret, dans la Creuse, trois ans après les célébrations du centenaire de sa naissance, Les Rencontres de Chaminadour rendent hommage à Pier Paolo Pasolini, assassiné près d’Ostie dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975.
Après Mon corps de ferme (2023), Aurélie Olivier publie Cordon Tombe. Entretien de l’autrice avec Liliane Giraudon.
Justine Arnal écrit à la surface, elle écrit la surface non pour ignorer son envers, ce qui existe et vit au-dessous, mais pour ne pas lui ôter sa nature souterraine, pour ne pas l’exposer – le réduire, l’effacer – à la lumière du langage, pour le laisser à son obscurité, au fait d’être pressenti.
Le 9 octobre 2023, deux jours après l’attaque terroriste du Hamas, M. Yoav Gallant, alors ministre de la défense israélien, annonçait « imposer un siège complet de Gaza ». Il ajoutait : « Pas d’électricité, pas d’eau, pas de nourriture, pas de carburant. Tout sera coupé. Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence ».
Pour ceux qui ne sont pas familiers des rencontres d’Arles, le principe est simple : la ville est transformée en un lieu d’expositions géant où églises, palais, jardins et même la fameuse tour Luma (Franck Gherry ) accueillent artistes et photographes.
Avec Un jour d’avril, retrouvons le meilleur de Michael Cunningham en un roman : le récit se déploie sur trois journées entre 2019 et 2021, chaque fois le 5 avril, d’une matinée à Brooklyn à un crépuscule dans une campagne américaine, en passant par un zénith islandais. En 2020 tout aura basculé pour le monde (le confinement) comme pour une famille… Chacune des trois journées est le concentré d’une année comme d’une vie et le roman se déploie comme un panneau peint, les ellipses entre les années venant concentrer les bascules dramatiques. Du grand art romanesque et un page-turner redoutable et bouleversant, qui vient de paraître en poche, chez Points.