Alain Veinstein avait invité Chantal Akerman dans son émission « Du jour au lendemain », à l’occasion de la sortie de son livre Ma mère rit. C’est minuit, l’heure où la parole ne dort pas encore mais flotte dans un entre deux qui n’est pas tout à fait le sommeil, qui n’est déjà plus le jour de la parole maîtrisée. C’est l’heure où un jour nouveau est déjà là sans avoir commencé, où un jour maintenant ancien est déjà mort et dont la mort persiste. C’est l’heure de la littérature et des amants. L’heure où le corps s’abandonne à ce qu’il connait mal de lui-même. Et de même la parole.
Jour: 15 octobre 2015
Le comité de visionnage de Diacritik est formel : avec la diffusion des deux premiers épisodes mercredi 14 octobre à 20 h 50 sur France 2, Dix pour cent a réussi son examen de passage.
Blurb : pour une fois qu’une série française ne se passe ni dans un commissariat, ni dans un prétoire ou dans un hôpital, on ne va pas bouder notre plaisir.
Throwing Back Thursday. 2004. Le réalisateur Olivier Assayas sort son 10ème film, Clean. L’actrice Maggie Cheng y campe une chanteuse qui doit affronter la récente perte de son compagnon mort d’une overdose et surtout surmonter ses addictions à la drogue pour récupérer son enfant.
Musicien mais aussi producteur à France Culture, Christian Rosset, à la curiosité toujours vive, propose ce jeudi avec A la recherche de Marc Cholodenko une création radiophonique où, à plusieurs voix, il interroge l’œuvre d’un auteur encore trop méconnu : Marc Cholodenko. Diacritik en profité pour l’interroger sur ce romancier et poète auquel il consacre un programme d’une rare qualité. Entretien en 5 questions.
Dès les premières minutes de la très belle création radiophonique, toute de voix et de sensibilités feutrées, que Christian Rosset consacre au très discret sinon secret Marc Cholodenko, l’écrivain fait entendre sans attendre ce qui, depuis 1972, tient en son œuvre sa parole : « C’est un monde qu’on ne peut pas décrire, qu’on peut vivre. D’ailleurs, je le fais pour ça. Je n’écris pas pour autre chose que vivre dans ce monde. » et finit par ajouter entre rire et défi : « La vie, ça existe. La vie, qu’est-ce que c’est ? »
Pour sa première sur Diacritik, Boris-Hubert a décidé de suivre l’actualité des prix littéraires, exercice qui le plonge dans des affres insondables, n’ayant pas lu tous les livres en lice, hélas. C’est là qu’est l’os.