Prochainement dans Le Bureau des Légendes. La cinquième saison de la série d’Eric Rochant est diffusée à partir du lundi 6 avril 2020 sur Canal Plus et l’intrigue à venir est un secret jusque-là bien gardé. En attendant d’en connaître, retour sur la saison 4, qui a confirmé épisodes après épisodes pourquoi et comment Le Bureau des légendes est une série incontournable. 

Russel T. Davies a-t-il capturé l’essence de 2019 pour en faire le matériau d’une série fascinante, violente et d’une effrayante acuité ? A la fois drame familial, série d’anticipation, contre-utopie, après un pilote époustouflant d’intelligence et d’intensité dramatique et avant sa conclusion le 18 juin prochain, Years and Years s’affirme comme le TV drama à même de prétendre au titre de meilleure série de l’année. 

Jon Snow termine la très attendue saison 8 de Game of Thrones de la même manière qu’il la commençait, huit ou neuf ans en arrière. C’est à la fois une surprise et une déception — mais était-il réellement possible de ne pas être déçu de la fin de cette brillante série ? L’enjeu de ce court texte sera à la fois de n’en rien dire et d’en dire suffisamment, pour avoir envie de se replonger dans l’intégralité des épisodes de la saga des Stark et d’en ressentir à nouveau la force de narration.

Depuis le 22 octobre dernier et à chaque nouvel épisode, on a envie de dire « précédemment dans Le Bureau des Légendes » à l’américaine et en VO avec la voix grave d’un mec qui fume trois paquets de cigarettes par jour depuis vingt ans. Alors que la saison 4 s’achève ce soir sur Canal Plus, Le Bureau des Légendes est déjà disponible en intégralité et en replay sur les plateformes pour une expérience de « visionnage boulimique » (en VF dans le texte).

Celle que toute la presse appelle désormais la meilleure série française du moment est revenue lundi 22 octobre 2018 pour une quatrième saison. Créé par Eric Rochant et diffusée depuis 2015, Le Bureau des legendes met en scène l’agent Guillaume Debailly, nom de code “Malotru” (Mathieu Kassovitz), un employé de la DGSE qui s’occupe de placer et de soutenir hors territoire français des agents de terrain sous couverture, ou “légendes”, dans le but de faire l’inventaire potentiel des éléments étrangers susceptibles d’intéresser le renseignement français, en vue d’un retournement prochain.

Ils sont de retour le 14 novembre sur France 2 : Andréa, Mathias, Gabriel, Arlette, Hicham, Camille… les agents d’ASK aux affres intimes aussi nombreuses que les desiderata et doutes de leurs talents. Pour cette troisième saison, si la recette est toujours la même, les guests s’appellent Jean Dujardin, Béatrice Dalle, Isabelle Huppert, Gérard Lanvin ou Monica Bellucci : des stars en contre-emploi, des acteurs au bord de la crise de nerfs, du second degré en veux-tu en voilà. Avec une mention spéciale pour Isabelle Huppert qui s’auto-parodie avec bonheur en jouant une workaholic plus vraie que nature.

On se souvient tous (ou presque) d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004). Michel Gondry avait donné à Jim Carrey l’un de ses plus beaux rôles, celui d’un amoureux au coeur brisé cherchant à effacer son amour déçu de sa mémoire. Depuis le 9 septembre 2018, les deux hommes sont de retour avec un projet tout aussi passionnant et étrange, Kidding. Ce lundi 15 octobre, nous découvrions l’épisode 6/10 sur Canal, l’occasion de faire un point de presque mi-saison.

La nouvelle série de Beau Willimon (développée sur la plateforme Hulu Originals) s’appelle The First, mais elle aurait tout autant pu s’appeler The Abyss tant celle-ci réussit le tour de force de tutoyer les abîmes de l’ennui sur le sujet de la conquête de l’espace et si elle parvient à nous faire lever les yeux au ciel, c’est bien trop souvent au sens figuré et à son corps défendant.

Mitigé. C’est le principal sentiment qui ressort après visionnage de Jack Ryan de Tom Clancy, diffusé en vidéo à la demande sur Amazon Prime. Mitigé parce que sans être foncièrement et formellement mauvaise, la série de Carlton Cuse et Graham Roland est loin de s’embarrasser de la moindre subtilité quand elle convoque séries et films qui l’ont précédée et développe nombre de clichés à la limite et à la gloire de l’impérialisme américain.

La série développée pour Hulu et disponible sur Amazon Prime n’est pas exempte de reproches ni de défauts mais force est de reconnaître que The Looming Tower (la tour qui se dessine au loin) possède des qualités indéniables au premier rang desquelles on trouvera une réécriture de l’histoire récente, une analyse à charge des méthodes du renseignement américain alors en vigueur et les conséquences funestes que l’on connaît.

Prenez une distribution internationale étonnante (Donald Sutherland, Hilary Swank, Harris Dickinson, Brendan Fraser, Luca Marinelli), un show-runner passé par le cinéma (Simon Beaufoy, scénariste de Slumdog Millionnaire, The Full Monty, 127 heures), un réalisateur-producteur emblématique (Danny Boyle) et vous obtenez une série fascinante et addictive : TRUST ou l’enlèvement de John Paul Getty III en 1973 raconté par le menu, porté par une musique et une esthétique 70’s envoutantes et référentielles.

En surface, Baron Noir est « une vraie série politique dramatique, qui profite d’une écriture soignée, de bons dialogues, d’une mise en scène intelligente et de comédiens de qualité » (Pierre Langlais, Télérama). En surface, Baron Noir, saison 2 est « encore plus près du réel » (Carine Didier, Le Parisien). En surface, enfin, Baron noir est « une série captivante qui s’attache sans cynisme aux tiraillements entre convictions et ambitions » (Télérama). Une série « sans cynisme » ? Vraiment ? Rien n’est moins sûr. C’est même strictement le contraire. Explications.