© Franck Gérard
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LOS ANGELES /day ten.

Cette ville oscille, chaque seconde, entre la réalité et le faux-semblant. A chaque fois que je rencontre quelqu’un, il se dit actor, director ou encore writer ; mais je le savais avant de venir ici, et tout le monde le sait : Cet endroit est une machine à briser les rêves, à déformer les corps. Manger, être mangé ; c’est un biotope où la prédation règne, où tout est construit sur le dieu $.

© Franck Gérard
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LOS ANGELES /day nine.

Je prends mon café sur les marches qui dominent la rue. J’aime bien commencer ma journée comme cela ; à observer le flux du monde. Les hélicoptères de la police traversent le ciel. Sans cesse des hélicoptères, leurs silhouettes, leurs sons, et j’aime ça. Je suis pieds nus, sentant déjà la chaleur remonter des marches faites de briques. Les gens passent et j’observe. Et je n’en crois pas mes yeux ! Je vois Willy Wonka qui arrive !

© Franck Gérard
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Los Angeles /day six.

Aujourd’hui, je décide de marcher. Je choisis un boulevard au hasard, Venice Boulevard ; enfin pas vraiment, car j’ai envie de marcher en direction de l’océan et, surtout, d’y arriver. C’est un des boulevards qui traversent de long en large L.A., donc il est impossible de le faire d’une seule traite en une journée. Je ne me suis fait que les 7000 derniers numéros (au moins 4h de marche).

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Historienne d’archives et experte en pratiques de lecture, Laure Murat vient de nous donner un beau livre, tendre comme une caresse, mouvant et énergique comme la ville de Los Angeles. Car c’est bien de cette dernière qu’il s’agit dans ce petit ouvrage inspiré par la question de savoir si l’on peut s’éprendre d’une ville avec passion. Pour cette Française qui enseigne à UCLA depuis dix ans, pas d’hésitation : la Parisienne que fut Murat aime éperdument la grande cité californienne si souvent stigmatisée pour sa criminalité comme pour son cinéma starifié à l’extrême. Et, pour elle, L. A. est adorable en ce qu’elle est la négation (l’envers ?) même de Paris mais aussi, en un sens, de la trop rectiligne New York.

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Croyez-bien que j’en suis tout à fait désolé, mais le dernier Woody Allen, comme la grande majorité de son œuvre, est très réussi. J’aurais beaucoup aimé en dire un peu de mal, c’est fatiguant de dire toujours du bien de Woody, on manque d’inspiration pour dire, une fois encore, l’éblouissement que provoque presque chacun de ses films. Pire que tout, Cafe Society  fait une certaine unanimité. Bon, on sait bien que les mêmes qui encensent le film aujourd’hui nous expliqueront l’année prochaine que Woody ne fait plus rien depuis Annie Hall / Match Point / September (oui, certains critiques aiment beaucoup faire leur intéressant, parce qu’honnêtement, September, sauf si on a joué dedans…), si maintenant on doit être cohérent avec ce que l’on a écrit…