Ailleurs, partout, de Vivianne Perelmuter et Isabelle Ingold, serait une sorte de documentaire : « une sorte » car le film sort des cadres attendus du documentaire, comme il tend à sortir des cadres du récit, des cadres de la fiction, des cadres du visible cinématographique – comme il tend à sortir de tout cadre. Dans ce film, la traversée des frontières n’est pas seulement le thème, elle est aussi un principe esthétique et politique : traversée du discours, de l’image – un nomadisme qui emporte le cinéma, le dérègle, le réarrange pour une création particulièrement puissante, enthousiasmante.

Dans Ann d’Angleterre, Julia Deck mobilise de manière évidente le langage documentaire (dire les faits) et celui de la biographie. Si l’auteure reprend les codes de ces langages, elle travaille surtout à les relier, à les superposer, à les brouiller, à les problématiser selon une logique qui permettrait d’y introduire une forme de fiction.

Que peuvent les vivants pour les morts? Que peuvent les morts pour les vivants? Lydia Flem pose ces questions, les développe, les prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants. Livre subjectif, intime, en même temps que réflexion, Que ce soit doux pour les vivants entrelace de manière singulière une forme d’autobiographie, de biographie, d’essai, autant qu’il accomplit quelque chose : garantir la vie des morts, créer des liens avec les morts, témoigner. Entretien avec Lydia Flem.

Le but d’Hélène Giannecchini n’est pas de définir abstraitement l’amitié. L’autrice s’efforce de penser celle-ci comme possibilité subjective, éthique, politique : En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’un rapport aux autres et à soi ? En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’un autre mode de vie ? En quoi l’amitié peut-elle être la condition d’une forme d’agir politique ?

Centré sur le rapport de Sonia aux chevaux, Cavaler seule développe ce rapport pour en faire le fil rouge par lequel la vie de celle-ci est racontée. Le parti pris de Kathryn Scanlan réside dans le fait que ce récit ne relève pas de l’imaginaire de l’auteure puisqu’il est élaboré à partir d’entretiens réels et réguliers avec Sonia durant une période de trois ans.

Le livre de Catherine Weinzaepflen, D’ailleurs, se construit autour d’une idée du monde et de ce qui est impliqué par le fait d’y vivre : l’omniprésence, la permanence de l’ailleurs. Le monde n’est jamais entièrement ici, il implique toujours un ailleurs. Aller vers cet ailleurs, s’y trouver, revient à déplacer l’ailleurs qui persiste au-delà de l’ici.

Entretien avec Laure Gauthier au sujet de son dernier livre, mélusine reoladed, où il est question, entre autres, de politique, d’écologie, de contes et de dystopies, d’imaginaire, de poésie, ou encore de Jean-Luc Nancy. Quand l’imaginaire littéraire devient un des points de vue à partir duquel penser notre monde et peut-être l’habiter.

Que peuvent les vivants pour les morts? Que peuvent les morts pour les vivants? Lydia Flem pose ces questions, les développe, les prolonge dans Que ce soit doux pour les vivants. Livre subjectif, intime, en même temps que réflexion, Que ce soit doux pour les vivants entrelace de manière singulière une forme d’autobiographie, de biographie, d’essai, autant qu’il accomplit quelque chose : garantir la vie des morts, créer des liens avec les morts, témoigner. Entretien avec Lydia Flem.