Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.

Les graffitis, les tags, les collages sur les murs, les panneaux et néons produisent une écriture dans la ville et de la ville, une écriture urbaine surprenante, évocatrice, énigmatique. La ville écrit. La ville est un livre où les images autant que les mots sont les signes d’un livre à ciel ouvert, interminable, multiple, incessamment mobile. Livre qui émet ses signes au hasard. Un livre lu par un lecteur errant. Un œil qui regarde. Celui du passant à travers le livre.

Dans L’Image-Matière, Dominique Peysson questionne les matériaux émergents et en particulier les matériaux responsifs. Les capacités inédites de ces matériaux artificiels conduisent l’auteur à une conception renouvelée de la matière, par-delà les distinctions habituelles entre matière et esprit ou entre matière et forme. S’ils impliquent également de nouvelles possibilités pour l’art, ces matériaux sont surtout, de manière plus radicale, porteurs de nouvelles possibilités pour la pensée autant que pour le monde, dessinant les contours d’un futur encore inimaginable.

Des personnes sont allées danser pour s’amuser comme on peut avoir envie de le faire lorsque l’on a vingt ans. Parce qu’elles aimaient danser et être avec d’autres personnes avec qui danser, parler, peut-être s’embrasser. Être avec ses ami.e.s et peut-être rencontrer quelqu’un que l’on aimera pour une nuit ou pour la vie, comme le dit sans doute une chanson. A Orlando, ces personnes ont été assassinées parce qu’elles étaient lesbiennes ou trans ou gays – ou parce que leur assassin pensait qu’elles l’étaient.

Les livres de William Burroughs sont évidemment très connus, mais ses œuvres plastiques le sont beaucoup moins, n’étant généralement pas considérées comme significatives d’une démarche réellement artistique. C’est donc avec une certaine audace que la Semiose Galerie présente, jusqu’au 23 juillet 2016, une sélection d’œuvres de Burroughs inédites en France.

Le ring invisible est le roman d’une genèse : celle de Cassius Clay, boxeur génial devenu Mohamed Ali en même temps que bien d’autres choses. Le livre s’intéresse aux débuts du boxeur, à sa formation, son apparition – on pourrait dire sa naissance, puisque Cassius Clay nait un jour dans le corps du jeune Cassius, s’y développe comme une forme de vie nouvelle, une force inédite. Si la genèse est celle de Cassius Clay, de la naissance de son corps, de sa parole, elle est aussi celle du livre puisque celui-ci est composé de cette genèse. Le livre n’est pas un roman sur Cassius Clay, comme le serait un roman se pliant aux exigences de la représentation : il est le corps de Cassius Clay – son corps, ses affects, son esprit et les processus qui les traversent.

La Fondation Henri Cartier-Bresson expose une rétrospective de l’œuvre de la photographe américaine Francesca Woodman (1958-1981), constituée d’une centaine de tirages, vidéos et documents. Inaugurée en mai, elle se poursuit jusqu’au 31 juillet 2016.
Il s’agit d’une exposition d’abord présentée au Moderna Museet de Stockholm, en 2015, sur laquelle Jean-Philippe Cazier avait alors écrit. Diacritik republie son article.

La Fête de l’insurrection gitane se tiendra ce dimanche 15 mai sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis. Si elle est l’occasion de commémorer un événement peu connu de l’histoire, elle est aussi l’expression d’une forme de résistance politique autant qu’un lieu de rencontre, de réflexion, de découverte – et d’amusement. Entretien avec Pierre Chopinaud, de l’association La voix des Rroms.