J’ai toujours le sentiment que les histoires sont là, en dehors de nous, dit Marguerite Duras
Qu’elles sont là, dans le monde, qu’elles sont le monde
Et qu’écrire, c’est le passage de l’histoire à travers soi
J’ai toujours le sentiment que les histoires sont là, en dehors de nous, dit Marguerite Duras
Qu’elles sont là, dans le monde, qu’elles sont le monde
Et qu’écrire, c’est le passage de l’histoire à travers soi
TON VISAGE
Avec Bones And Dust, le groupe Bigger signe un premier album pop et mélodique, teinté de blues, porté par la voix habitée de Kevin Twomey et la guitare expressive de Damien Félix. Rencontre et entretien avec les deux fondateurs.
LES RÉFUGIÉS SONT-ILS UN PEUPLE ?
Jean-Luc Godard dit qu’il ne veut rien expliquer. Je ne veux rien expliquer, non. Il dit qu’il ne sait pas grand-chose. Est-ce que l’on a le temps d’expliquer ce que l’on ne sait pas ? Expliquer à partir, avec ce que l’on ne sait pas ? Jean-Luc Godard dit que lorsque le cinéma est né il avait une fonction de fiction et une fonction de documentaire et que ces deux fonctions se sont très vite mélangées. Le cinéma est fait pour être un document. Le cinéma est fait pour penser. Peut-on penser sans documents ? Et sans documents qui soient des images.
Les féministes, en inventant la formule « Mon corps m’appartient », ont exprimé une façon de créer les conditions d’un rapport à soi et aux autres nouveau, mais aussi une nouvelle façon de faire de la politique.
Dans syn-t.ext, Mathias Richard pratique une écriture par laquelle le pluriel n’est pas transformé en une unité mais fonctionne comme une multiplicité, un agencement de différences hétérogènes. Le syntexte n’est pas une synthèse, au contraire : il agence des textes divers pour former une multiplicité langagière, le syntexte étant cet agencement. Dans syn-t.ext, cette logique est étendue au livre entier – livre variable et hétérogène, ouvert en son centre à un dehors qui le fait déborder de lui-même : livre nomade, donc éminemment poétique.
Avec Janis Joplin – Voix noire sur fond blanc, Véronique Bergen poursuit son exploration d’une contre-culture que l’histoire n’a pas réellement enregistrée en tant que telle, dont elle ignore le potentiel subversif, contestataire et créateur. Après Marylin Monroe, Unica Zürn ou Edie Sedgwick, Véronique Bergen écrit ici un livre à propos, autour de, avec Janis Joplin, livre qui serait comme un écho vivant de la vie de Janis Joplin, de ce qu’il y a de vie, encore, pour nous, dans l’existence de « Pearl ».
Avec British Black Art – L’histoire de l’art occidental en débat, Sophie Orlando explore la façon dont art et politique peuvent se croiser, se superposer, se confondre autant que s’affronter et se contester.
Amandine André et A.C. Hello font partie des nouvelles écritures du champ poétique contemporain, un champ où elles s’inscrivent et qu’elles redéfinissent de manière singulière – quitte à s’interroger sur leur appartenance à quelque chose qui serait la poésie.
Rencontre et entretien fait de croisements entre la littérature, la politique, la performance, la langue et ses dehors, la danse, la lecture, Danielle Collobert, la bibliothèque verte, Deleuze ou Bukowski.