« La littérature ment comme un arracheur de dents », écrit Maxime Decout dans les premières pages de ce nouvel essai au style enlevé, souvent facétieux. Narrateur à son tour, Decout nous entraîne là dans une vaste réflexion sur une littérature bien particulière des xxe et xxie siècles : celle qui bluffe, qui triche et qui feint, celle qui parfois ment franchement – tout un jeu de dissimulation rassemblé sous le terme d’imposture.

Pour la 4e édition de ses rencontres, « Littérature au centre », en partenariat avec Diacritik, organise à Clermont-Ferrand tout au long de la semaine un festival autour des liens entre littérature et villes. Après avoir questionné les années précédentes le cinéma, la musique puis la cuisine, cette année, les rencontres LAC confrontent l’écriture aux représentations de la ville selon que la ville accueille ou rejette, dessine des architectures qui tressent nos vies ou encore déploie comme jamais l’imaginaire romanesque. Écrivains, architectes et sociologues dialogueront ainsi chaque jour autour de la ville.

Xavier Person

Le premier récit de Xavier Person est un jeu de cache-cache.
« N’avais-je pas confondu ma vie avec celle des autres ? Ne devrais-je pas me livrer plus franchement plutôt que de me cacher derrière leurs histoires ? ».
Contre l’écriture continue du roman, le récit se donne ici par fragments. C’est une galerie de portraits que nous invite à visiter l’auteur, et le je autobiographique y paraît dans les intermèdes du défilé des autres.

Hors Limites est un festival unique en France : né en Seine Saint-Denis, porté par les bibliothèques du département, il met en avant une littérature ambitieuse. Il est entièrement gratuit et se déroule sur tout le 93, dans ses librairies, bibliothèques et médiathèques, cinémas mais aussi universités, avec plus de cent invités et cent événements, sur quinze jours.