Une ample rétrospective au Musée du Jeu de Paume retrace, jusqu’au 2 juin prochain, l’œuvre exceptionnelle du photographe italien Luigi Ghirri. Il s’agit de la première exposition d’une telle envergure hors d’Italie, depuis la mort du photographe, en 1992.
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C’est l’événement du printemps artistique et il est encore question du roi Pablo. Comme un écho de l’importance centrale de son génie et en miroir de « Calder-Picasso » jusqu’au 25 août au Musée Picasso mais aussi de « Quand Fellini rêvait de Picasso » jusqu’au 28 juillet à la Cinémathèque, voici que le Musée de l’Armée accueille aux Invalides et pour la première fois une exposition qui prend pour thème la guerre dans l’œuvre de l’espagnol.
De La poupée de Kokoschka (2010) à Forêt contraire (2014), les romans d’Hélène Frédérick sont autant de récits d’émancipation, qui s’élaborent à rebours des dominations et des aliénations. Voilà pourquoi elle aborde ici dans La Nuit sauve les territoires obscurs de l’adolescence.
Après Personne ne disparaît, Catherine Lacey publie Les Réponses, récit tout aussi sidérant de maîtrise, précisant les contours d’un univers romanesque singulier, à la fois barré et totalement familier, dans un entre-deux à l’équilibre miraculeux. Mary s’y retrouve au centre d’une expérience étrange, l’XPC, qui vise à décrypter scientifiquement les mystères du sentiment amoureux.
« Becky observe les gens, contemple la rue, entend les bruits ambiants, sent le trottoir sous ses pieds, et elle s’autorise à envisager ce qu’elle aimerait en dire un jour, avec son corps, dans une chorégraphie de sa propre composition ». Cette chorégraphie est justement celle que compose Kae Tempest dans Écoute la ville tomber, roman qui paraît en Rivages Poche, dans une traduction de Madeleine Nasalik — cet article a été modifié pour respecter l’identité de l’auteur.
Dans La ferme des mastodontes, de Mike Kleine, l’expression de ce qu’est ce livre est donnée dans la référence à la musique de Philip Glass évoquée dès le début, et plus précisément à Einstein on the Beach. Le livre de Mike Kleine correspond à cette œuvre de Glass : répétitions, variations, progressions infimes.
Il y a dix ans, Jean-Philippe Toussaint, qui nous avait charmé avec La Salle de bains, Monsieur ou La Télévision, courts romans héritant de Beckett et d’un humour tout personnel, passait au cinéma et donnait La Patinoire, son premier long métrage. Production d’une grande drôlerie en même temps que réflexion sur ce qu’est le cinéma à partir d’un tournage entrepris sur une surface glacée.
Les livres de Pierre Cendors se rencontrent comme des moments de mystère et de suspens – des rencontres silencieuses que l’on voudrait faire durer. A ce titre à rêver, Silens moon, et ce nom d’auteur fabuleux, Pierre Cendors, vient s’ajouter l’énigme de la couverture.
Portrait d’un métier de l’ombre, l’assistant-réalisateur, à travers un créateur de lumière, Pierre Zagdoun (Her Smell, Hurricane Bianca: From Russia With Hate, etc.)
De Oz à 24, extrapolations d’adultère classique qui résonnent des tragédies antiques, traîtres et trahis se rejoignent jusqu’à se confondre pour mettre un terme définitif, avec plus ou moins de succès, aux clichés culpabilisants sur l’amour.
Guy Hermet, historien de la guerre d’Espagne (18 juillet 1936-1er avril 1939), écrit, à son sujet qu’elle a été « l’un des grands symboles mobilisateurs de notre époque ». 80 ans après la triste victoire de Franco sur les Républicains, victoire d’une armée putschiste soutenue par l’Église et par le fascisme européen, cet événement historique ne disparaît jamais longtemps des catalogues, librairies et bibliothèques que ce soit dans le domaine historique ou dans le domaine littéraire. C’est celui-ci qui nous intéressera ici.
« Je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui saurait danser. » C’est ainsi qu’en 1883 Nietzsche faisait parler Zarathoustra dans une grandiloquence qui démontrait l’importance de la danse dans l’esprit du philosophe. Cent trente six ans plus tard, la danse est toujours capitale dans les arts. L’auteure réalisatrice Florence Platarets le montre brillamment dans un film documentaire diffusé sur France 5 et qui suit le géant français de la danse contemporaine Angelin Preljocaj.
Comment devenir un démon ? Quel est le cursus dishonorum ? Quelles sont les passions insanes auxquelles s’abandonner, sans délices mais bien plutôt avec la souffrance la plus dépouillée de toute aura doloriste, pour sa pure nocivité ? Comment se comporter au supermarché ? Où loger ?