À la mi-août dans la librairie Point Virgule des éditions Dalimen à Cheragas, dans la banlieue d’Alger, quatre universitaires ont rendu hommage à Gisèle Halimi, à son parcours et à sa ténacité, chacune d’entre elles choisissant un accent particulier à mettre sur cette vie remarquable.

Nous, membres de la communauté éducative du lycée Mozart du Blanc-Mesnil, devant l’insécurité sanitaire dont nous sommes quotidiennement témoins depuis la rentrée, avons été contraints de débrayer ce vendredi 25 septembre 2020 pour alerter notre direction et obtenir un certain nombre de réponses à nos questions.

Nous, enseignants du lycée Mozart en lutte, condamnons fermement les tests de positionnement auxquels, en français, chaque élève de Seconde est soumis en ce début d’année. Décidés en haut lieu sans consultation des personnels, ces tests posent une série de problèmes majeurs qui attestent de la défiance et du mépris croissants du ministère envers les enseignants.

Drapeaux arc-en-ciel, courses de camionnettes, brutalité : un Stonewall dans l’obscure Pologne ? Ces dernières semaines, les Varsoviens ont eu la surprise de voir fleurir des drapeaux arc-en-ciel un peu partout en ville. On les voyait hissés, enroulés, peints, accrochés sur les façades de hauts lieux du théâtre, de la culture, des institutions politiques mais aussi autour de statues des héros polonais, qu’ils soient guerriers, religieux, écrivains ou scientifiques.

Devant l’abandon de l’école par le gouvernement et l’absence de mot d’ordre syndical national, nous avons décidé de publier les tribunes des lycées qui dénoncent les épouvantables conditions sanitaires de rentrée. Ces tribunes sont concrètes. Elles ne s’embarrassent pas de généralités. Elles disent, au cas par cas, pourquoi élèves et enseignants sont en danger. Ici le Lycée Paul Eluard de Saint Denis (93) en lutte, littéralement ignoré par le Rectorat.

Nous, enseignants du lycée Mozart du Blanc-Mesnil avons pris connaissance lors de la pré-rentrée des enseignants des conditions dans lesquelles va s’effectuer la rentrée effective dès le lundi 7 septembre dans notre lycée. Alors même que notre département est désormais classé en zone de circulation active du virus et de vulnérabilité élevée, aucune mesure sérieuse n’est prise pour empêcher la propagation du virus contrairement à ce que le gouvernement affirme.

Depuis le 1er janvier 2020, 31 familles sans logis occupaient l’ancien commissariat du 18 rue du Croissant (75002). Le 2 juillet, leur expulsion a été prononcée par la justice, sans proposition d’aucun logement. A la suite d’actions et de luttes, les familles ont finalement été logées mais dans des conditions indignes : en hôtel où plusieurs personnes doivent cohabiter dans une même pièce ; en foyer social sans possibilité de cuisiner ou même, parfois, avec interdiction… d’utiliser l’ascenseur ; dans des zones industrielles isolées ; aucune prise en compte du lieu de scolarisation des enfants ; etc. La possibilité d’obtenir des papiers n’est pas évoquée (la plupart des adultes qui composent ces familles travaillent…). Un rassemblement solidaire a eu lieu le 27 août devant le 18 rue du Croissant. Aucun parti de gauche n’était présent (et aucun parti de droite…). Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.

Il s’appelle Iyad Hallaq. Iyad Hallaq est autiste. Il vit aussi avec de lourds problèmes d’audition et des problèmes moteurs. Comme chaque jour, il se rend à pied dans une institution spécialisée, le Elwyn Center, dans la vielle ville de Jérusalem. Trois balles traversent le corps de Iyad Hallaq et le tuent, trois balles tirées par un officier de la police des frontières israélienne.

Depuis plusieurs semaines, une centaine de migrants mineurs sont installés dans le square Jules Ferry, dans le 11e arrondissement. Les pouvoirs publics ne reconnaissent pas leur minorité et aucune aide de l’Etat ne leur est proposée. Aujourd’hui, sur la place du Palais Royal, à Paris, à l’appel de plusieurs associations, avait lieu un rassemblement en soutien à ces mineurs dont les droits sont niés. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.