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Cette série de Marc-Antoine Serra publiée dans Diacritik est composée de cinq photographies et d’une vidéo. La série a été réalisée d’après Walter Benjamin, Sur le Haschich, éditions Christian Bourgois. La série présentée ici est le premier épisode d’un ensemble que Marc-Antoine Serra consacre au texte de Benjamin. Elle a été réalisée à Marseille, sur les lieux qui sont ceux qu’évoque Walter Benjamin.

Une salle des profs en France
Une salle des profs en France

Près de 170 ans après avoir célébré comme une conquête ouvrière le droit au travail, c’est-à-dire la permission d’être exploité, voilà que maintenant d’autres battent le pavé pour défendre leur emploi. Les lois qui s’ajoutent au fur et à mesure des années ne font que bâtir sur ce fait économique premier, dont personne en réalité ne s’accommode : il n’y a rien de plus universellement dégradant que d’être employé.

Elle  ne pouvait trouver de l’énergie que dans l’épuisement de situations fragiles.

J’ai souvent été photographié par des femmes comme un spectre ou un épouvantail.

En entrant dans le compartiment, j’étais persuadé que cet homme allait parler de son histoire puis faire la quête, mais il s’est assis calmement  à côté de moi pour lire du Amélie Nothomb.

Ses photographies d’aujourd’hui, comme des reflets d’anciennes réussies.

Carole Zalberg
Carole Zalberg

Carole Zalberg est romancière, parolière, auteur de romans pour la jeunesse (Je suis un arbre, J’aime pas dire bonjour, Le Jour où Lania est partie). Elle est notamment l’auteur d’une « Trilogie des Tombeaux », A défaut d’Amérique, L’Illégitime et Feu pour feu. Elle a récemment publié A la trace et Chez eux vient de sortir en poche chez Babel. Elle nous livre ici son abécédaire.

En 1993, Robert Doisneau acceptait de recevoir Eden’Art chez lui, à Montrouge, pour un long entretien ponctué de son rire et de sa gentillesse. Il avait même accepté de se laisser tirer le portrait, une photo dont le négatif a disparu, reproduite ici avec le grain du papier. Cet entretien date d’une époque qui était encore celle de l’argentique…

Robert Doisneau © Christine Marcandier
Robert Doisneau © Christine Marcandier

David Bowie1.

 

 

La vie après Bowie est plus difficile encore qu’après Jésus-Christ, même pour les gens du Telegraph c’est dire — qui dans ma jeunesse ne le mentionnaient que du bout des lèvres. J’ai été moi aussi “a British suburban teenager in the 1970s”, il a été pour moi aussi “the only musician of whom I have ever been a true fan”, le seul artiste même, et j’aurais pu écrire certains des témoignages cités dans leur article, tel : “I never even imagined a word without Bowie in it”, que j’aurais formulé un peu autrement :

Amaury da Cunha — Amaury — m’a envoyé par courriel quatre de ses photographies. C’est toujours flatteur une photographie vue sur un moniteur avec sa lumière, cela donne du relief qui, sans doute, nous trompe. J’aurais aimé les voir dans la réalité, apprécier le papier choisi par Amaury da Cunha — Amaury —, considérer les rendus, jauger le format pour, enfin, sentir l’émanation de l’énergie issue de ses photographies — il s’agit bien de cela.

J’ai très peu de souvenirs d’enfance. Quasiment aucun. Et ils sont très confus. Mais je sais avec certitude que parmi mes premières images se trouvent des images de télévision. Plus précisément je ne crois pas me rappeler de quoi que ce soit d’autre antérieur à la séquence post-générique de la série Les Champions. L’histoire de ma mémoire commence en 1977 par la démonstration d’un super pouvoir : le sauvetage in extremis d’une camionnette.