Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Auteur : Catherine Weinzaepflen
Avec Vieille Petite Fille, précédé de Lettres à Jean-Loup Rivière, Juliette Riedler et les éditions Tango Girafe font l’heureux pari de publier deux textes en apparence différents mais dont les correspondances ne manquent pas.
« Qui peut encore, aujourd’hui, rencontrer des gens capables de raconter quelque chose avec rectitude ? » La question inquiète de Walter Benjamin, à une époque où « l’expérience a subi une chute de valeur », se pose encore lorsqu’il s’agit de définir la nature de celle proprement poétique, en particulier à l’heure où l’économie tout entière, sinon celle du livre, semble tenter d’en dévaluer la portée.
Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Il y a peu de documentaires qui suscitent autant de réactions dans une salle de cinéma. Surtout un vendredi pluvieux à 15 heures. Très vite, pleurs, soupirs, réaction épidermiques, cris scandalisés. Car comment qualifier ce que le spectateur voit pendant 1h40 dans Black Box Diaries, sélectionné aux Oscar 2025 ?
Je m’appelle Ella Keidar Greenberg. J’ai été élevée pour être un homme et un soldat. À 14 ans, j’ai fait mon coming out en tant que femme transgenre et j’ai rejeté les diktats de la société en matière de genre. Aujourd’hui, à 18 ans, je refuse de m’engager et rejette les dogmes militaristes de la société.
Avec L’avenue de verre, Clara Breteau offre un premier roman sous forme d’une enquête et d’une méditation sur la mémoire, sur les récits coloniaux et postcoloniaux. Tenter de restituer par la fiction les traces de ce qui reste de ces vies, de ces corps, de ces histoires quand l’oubli et l’effacement s’abattent sur ces héritages et traumas rendus presque imperceptibles, voilà ce que l’autrice parvient à créer dans ce roman poétique et puissant. Entretien avec l’autrice.
En guise de premier recueil paru en français de la poétesse américaine Adrienne Rich, on n’aurait pu imaginer meilleur titre que celui de ce livre, Le Rêve d’un langage commun, ouvrage bilingue de plus de 170 pages, traduit par Shira Abramovich et Lénaïg Cariou.
Avec Sauvons l’ennemie, Sandra Moussempès poursuit l’exploration d’une poésie hantée par les figures renversées d’une mythologie intime où le « moi » de la poétesse est disséminé au gré des images mentales et des décors de fictions.
Avec Fuck me blind, Matteo Sedda propose une dispositif chorégraphique superbe qui, inspiré du film Blue de Derek Jarman, éprouve la danse et les corps pour montrer le désir de vivre, le mouvement pour conjurer la mort. Montée en avant-première au KLAP de Marseille le 18 mars, la pièce déploie une performance enivrante et bouleversante.
En août 2024, traumatisée par la disparition de mon chat, je me suis interrogée sur ma relation aux animaux : l’idée que la mort d’un mammifère familier puisse susciter autant de désastre que celle d’un humain (émotionnel, sensible, sentimental), que peut-être s’agitent dans mon cerveau les mêmes neurones de désolation, m’interroge.
Dans Nouvelles méditations métaphysiques – Les existences imaginaires, Jean-Clet Martin poursuit son exploration de la question de l’image et de l’imagination en proposant un parcours réflexif et songeur, dans la lignée de sa Logique de la science-fiction (2017), de sa Philosophie du monstrueux (2019) et de Et Dieu joua aux dés (2023).
Ça commence par une rencontre, à l’automne 2022. Je suis invité au festival Littératures, etc. à Lille pour présenter mon dernier roman. Aurélie Olivier me présente Lucien Fradin : c’est lui qui va lire des extraits de mon texte avant une rencontre croisée pour parler de nos travaux respectifs. Il est comédien ; j’apprends qu’il a sorti un livre, aussi. Portraits détaillés.
L’an dernier, les grands commémorateurs de tout poil et de toute brosse se sont enquis de célébrer la naissance du surréalisme. Pour en déterminer la date, instant lustral où l’étincelle doit allumer l’incendie, on a retenu celle de la parution du premier Manifeste, soit 1924.
Publiant la revue Véhicule depuis 2010, et des livres depuis 2020, la maison d’éditions Vroum est singulière à plus d’un titre. Rencontre et entretien avec sa directrice éditoriale, Garance Dor.