Into the groove (1) : O / Hinds / Porches

oTous les vendredis désormais, découvrez la sélection « Into the Groove » d’Arnaud Rakoon, en trois titres (et plus si affinités).

O : La Rivière

La musique étant abstraite, il me sera aussi difficile de dépeindre l’univers de O (prononcer Ohm) que de vous décrire l’Odeur du Coton, comparaison que m’a soufflé le titre inaugural de son premier album, Un Torrent, la Boue. Il faudrait donc que je passe par la case quasi obligatoire, dans l’exercice de la chronique musicale, des similitudes et des collaborations avec d’autres artistes.

Olivier Marguerit, dit O donc, guitariste de Syd Matters, groupe folk parisien, et réalisateur pour Mina Tindle, est un pendant moins tribal de François and the Atlas Mountains. On lui souhaite d’ailleurs le même succès qu’à ce dernier.

Bon, peut être que ces références ne vous parlent tout simplement pas. Aussi pour vous faire une idée immédiate, sonore et définitive, vous pouvez vous rendre directement sur la dernière plage de cet album – A Kiss. En effet, on y entend ce qui semblent être des cris d’une jouissance que partage l’auditeur que je suis au terme de l’ écoute des 10 titres de cet opus enthousiasmant.

Que ce soit en anglais ou en français, éthérée ou enrichie d’une profusion d’instruments, sa pop organique, onirique vit et vibre. Si mes préférences absolues vont à My Hearts Belong to You ou Bebi, La Rivière en est son premier extrait . O sera en concert le 29 mars 2016 à la Maroquinerie.

O, Un Torrent, La Boue, Because, 2016

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Hinds : Garden
Elles sont 4 et elles viennent de Madrid. Hinds, les biches en français, proposent un rock garage brut et sans chichi dont le chant déraillé et les quelques respirations mélodiques évoquent le Velvet Undergroud, surtout sur le parfait Garden.

Leur premier album, Leave Me Alone, est certes un peu monocorde, malgré le déploiement de guitares, mais la curiosité est de mise concernant le concert qu’elles vont donner au Badaboum le 29 février 2016 (complet).


Hinds, Leave Me Alone, Lucky Number, 2016

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Porches : Be Apart

Les années 80 n’ont donc décidément pas fini de fasciner et d’influencer la musique au fil des années de manière indélébile. On peut d’ailleurs s’étonner de toujours se laisser happer si béatement.

Sur Be Apart de Porches — Aaron Maine pour les intimes —, on concède que l’héritage de la synth-pop de the Human League est parfaitement maîtrisé et remis au goût du jour. Aux beats entrainants se mêle le chant mélancolique du New-Yorkais. Du spleen sur les dance-floors. Pool est son deuxième album. Et il s’agit d’un gros coup de cœur.


Porches, Pool, Domino, 2016

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