Jérôme Soligny : « En partant, David Bowie nous a envahis »

LDB ouvre le chien

David Bowie is : le titre de l’exposition du Victoria & Albert Museum est le seul à pouvoir dire, peut-être, un artiste insaisissable, échappant à toutes les définitions, même provisoires. David Bowie est. Les attributs sont vains, la liste infinie et le présent absolu. Beaucoup ont tenté de cerner Bowie. Parmi ces voix, il en est une qui résonne tout particulièrement : celle de Jérôme Soligny, écrivain, musicien, compositeur, auteur de nombreux livres sur l’artiste, un compagnon de route, aussi, qui a accepté de répondre à nos questions.

« Parce que sans lui… » écrit Jérôme Soligny dans les remerciements de Writing in the Edge, 25 ans d’écrits rock — qui pourrait être une bible si ce n’était pas un livre ouvert, curieux, échappant lui aussi à toutes les définitions.
« Parce que sans lui », sans Bowie donc, à jamais présent et pourtant disparu un lundi sinistre de janvier, pour mieux renaître, Lazare et Protée.

« Something happened on the day he died » (Blackstar). L’impensable. Mais pour penser Bowie, deux livres signés Jérôme Soligny, le long chapitre de Writing on the Edge et David ouvre le chien, tous deux édités à La Table Ronde, qui présentent Bowie autrement, de l’intérieur, depuis les faits, des témoignages et entretiens inédits. Des livres qui ne sont ni dans le sensationnalisme ni dans l’exégèse vaine de textes qui trouvent toujours à se dérober mais dans un équilibre rare entre la pertinence factuelle et la transmission d’une passion.

Jérôme Soligny, photo Laurent Lachevre

En exergue de Writing on the edge, 25 ans d’écrits rock, vous citez David Bowie vous qualifiant de « marathon man », écrivant sur le rock d’aussi loin qu’il s’en souvienne. En écho, dans David Bowie ouvre le chien, vous dites (dans une question à Alain Lahana) ne pourtant connaître Bowie « que » depuis 25 ans… C’est dire la relation continue que vous avez eue avec lui.
Même si votre première rencontre avec Bowie est évoquée dans Writing on the Edge, pourriez-vous nous la raconter ?

Elle a eu lieu le plus naturellement du monde. Ayant rejoint l’équipe de rédacteurs de Rock&Folk au début des années 90, il était écrit que tôt ou tard, j’irais interviewer David Bowie. La rencontre a eu lieu à Paris, à la sortie du second album de Tin Machine en 1991. Ce fut bien sur un choc que j’ai parfois évoqué (dans Writing on the edge notamment) et le début d’une relation que le temps et le journal m’ont permis d’entretenir. Une forme de connivence s’est installée dès ce premier jour que j’ai finalement passé avec lui et son équipe.

Alors que je quittais l’hôtel pour regagner Saint-Lazare, Coco Schwab, son assistante m’a proposé de rester. Nous avons énormément parlé ce jour-là. Je ne me suis jamais réellement posé la question de savoir pourquoi cette journée s’est passée ainsi, mais je crois que le fait d’avoir dit à David, à la fin de l’interview “Vous avez le bonjour de Mike Garson”, avec qui je travaillais alors, a aiguisé sa curiosité. Et d’ailleurs, comme il le faisait toujours lors de ses échanges avec les gens, il m’a posé beaucoup de questions sur ma famille et ma musique. Le soir, il aurait bien aimé qu’on dîne ensemble, mais il partait pour une soirée de gala au Château de Versailles avec Iman. A sa suggestion, j’ai dîné avec Reeves Gabrels, son collaborateur musical de l’époque, qui a été charmant.

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Avant de connaître Bowie, vous avez vécu avec sa musique pour bande-son, comme vous l’écrivez sur votre site. Là, comme dans un texte de Writing on the Edge, « Mon David Bowie », écrit pour The Voyeur en 2007, vous isolez Changes. Ce qui m’a frappée, c’est par cette chanson que j’ai découvert Bowie. C’est celle que vous préférez ? Et si oui, pourquoi ?

Début février 2016, après quelques jours parmi les plus effroyables de ma vie à de nombreux égards, je ne sais plus ce que “préférer une chanson de Bowie” peut bien signifier. J’aborde son œuvre musicale dans une globalité dont le poids m’oppresse et me réconforte à la fois. J’ai besoin de pleurer en écoutant sa musique et je passe des soirées à échanger des SMS avec Eric Dahan : nous disséquons des arrangements et des mixages dont la qualité nous sidère depuis des années.

Changes est la chanson par laquelle j’ai découvert la musique de David Bowie (en pleurant, décidément…) et ce choc fait que la chanson pèse très lourd dans ma balance. Hier, j’ai écouté vingt fois Moonage Daydream, en grande partie pour ce passage où Mick Ronson repart sur une ligne mélodique médium après avoir “coincé” des notes aiguës dans la réverbe et l’écho. Je manque de défaillir à chaque fois.

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Writing on the edge n’est pas centré que sur David Bowie, il y a là tout votre panthéon musical (Alice Cooper, Blur, Coldplay mais aussi Ryuichi Sakamoto, que vous citez en exergue de votre roman Je suis mort il y a vingt-cinq ans et compositeur de la musique de Furyo). Diriez-vous néanmoins que Bowie y occupe une place particulière ?

Les chapitres de Writing on the edge consacrés à David Bowie et les Beatles sont des versions courtes de ceux initialement prévus. La Table Ronde a déjà eu le courage de publier un ouvrage colossal (par la taille), y ajouter les chapitres Bowie et Beatles tels que je les avais imaginés, aurait signifié publier un livre de six millions de signes ce qui était impossible. Ces chapitres sortiront un jour, séparément, sous la forme de deux livres. With The Beatles est prêt à être publié. L’actualité pourrait me pousser à sortir le Bowie avant, mais je n’ai encore rien décidé.

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Vous êtes aussi, on le sait, musicien, écrivain (Je suis mort il y a vingt-cinq ans, 2011), compositeur pour Étienne Daho Duel au soleil, La Baie, etc.). Quelle est l’influence de Bowie sur votre propre travail ?

Sur le plan purement musical, elle est minime. C’est d’ailleurs quelque chose qu’il m’avait lui-même fait remarquer après s’être procuré Thanks For The Wings mon dernier album pour une major, sorti il y a… vingt-cinq ans.

Je suis plus proche, dans ma façon de phraser et de chanter, et sans lui arriver à la cheville, de mon ami Elliott Murphy à qui ma carrière de musicien doit beaucoup. Certes, j’utilise des suites d’accords que mon fils trouve alambiquées comme chez Bowie, mais je suis bien incapable de reproduire son style. Par contre, je travaille avec Mike Garson depuis un quart de siècle et il est omniprésent sur The Win Column, l’album auquel je mets actuellement la 51Ezs+q51kL._SY291_BO1,204,203,200_QL40_touche finale. Tony Visconti est également présent dessus. Tony est un ami de vingt ans aussi, j’ai traduit son autobiographie en français et lui ai trouvé un éditeur. L’influence de Bowie que je ressens est plus spirituelle. Il m’a incité à lire, à être curieux, à travailler vite, il m’a appris à me remettre en question, à aller vers les autres, à considérer toutes les sollicitations et à être imperméable à l’avis des haineux et des jaloux. Il m’a donné une force, à travers de multiples intentions, que rien ni personne n’altéreront jamais.

Et puisque j’évoquais Étienne Daho, voyez-vous un lien entre Bowie et lui ?

Je connais bien les deux, pas grand monde peut en dire autant. Je leur trouve de nombreuses similitudes autres que zodiacales bien sûr. Etienne est curieux sur le plan artistique, sait s’entourer des meilleurs, mène sa carrière comme bon lui semble, a su être populaire tout en n’étant jamais vulgaire, et considère que sa vie privée doit le rester. Un écheveau de liens donc…

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David ouvre le chien montre une face cachée de David Bowie : non seulement parce que vous rétablissez un certain nombre de vérités distordues par la légende mais parce que vous nous faites découvrir un artiste profondément humain, curieux, avide de rencontres et finalement assez abordable, extrêmement drôle aussi. C’est une facette de sa personnalité qui vous semblait méconnue ?

En règle générale, et encore plus depuis son décès, l’œuvre de Bowie (et malheureusement sa vie parfois…) est épluchée par une multitude de gens, biographes, journalistes, etc., qui sont en mode Wikipedia pour les moins mauvais et en pleine divagation pour quelques-uns. Certains aspects de sa carrière et de sa vie sont totalement inconnus de laïusseurs que ça n’empêche pas d’argumenter à longueur de pages.

David rigolait souvent de ces livres dans lesquels les chansons sont analysées, ou des écrits psychographiques. Une page pour expliquer de quoi parle tel ou tel texte alors que lui, à l’origine, ne le sait pas, c’est assez fort. Mais c’est un peu lui qui l’a cherché… En donnant peu de clefs, il a autorisé les observateurs à ouvrir les portes à sa place. Lorsque je ne l’ai pas laissé parler, mon écriture sur Bowie s’est limitée à être la plus factuelle, la plus précise possible sur le plan historique. C’est ce que j’ai fait à propos d’Hérouville dans Ouvre Le Chien. J’adore savoir comment les choses — et surtout les enregistrements — se sont réellement passées. La plupart des lecteurs qui me suivent également. Chacun est libre d’interpréter une œuvre d’art, et a fortiori celle de Bowie, comme il l’entend, et d’y voir ce qu’il souhaite. C’est d’ailleurs l’explication du titre de l’exposition David Bowie Is… Mais les faits sont les faits.

Et personnellement, je ne lis plus le point de vue des autres sur Bowie depuis belle lurette. Je ne lis que des ouvrages qui ajoutent à ma connaissance historique de sa carrière. Anglo-saxons donc. Oui, le Bowie que j’ai connu à partir de 1991, était humain, abordable et drôle. Très concentré sur son œuvre aussi. Ça ne m’empêche pas de savoir qu’il y avait quelques points noirs, des zones d’ombre, mais c’était avant que je le rencontre…

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Dans David ouvre le chien, vous évoquez un moment incroyable dans une interview que vous faites de lui à New York, en 2003, Bowie dansant au milieu de couvertures de Rock&Folk qu’il avait disposées par terre comme « s’il faisait le tour de lui-même ». En quoi cet épisode vous semble-t-il particulièrement révélateur de son œuvre comme de l’artiste qu’il était ?

C’était un instant divin. Bowie au top de son art de la séduction et de la parole, au sommet de son monde new-yorkais, jetant ce regard rétrospectif avec l’élégance et la grâce du plus fin des êtres que la Terre ait porté. Et les gens du label qui rageaient derrière la porte parce qu’il avait lui même doublé le temps qui m’était initialement imparti. Lui, sautillant, capable d’affronter ces visages, d’envoyer balader les masques… Je savais que le vrai David Bowie ou Jones, qu’importe, était là, devant moi. On a beaucoup ri ce jour-là, quand j’y pense, je ris encore. Je vais y penser plus souvent.

Une grande partie de David ouvre le chien est centré sur les rapports, très forts, de Bowie à la France. Dès le titre du livre, emprunté à une phrase de All the Madmen (dans The Man Who Sold The World), « Zane, Zane, Zane, ouvre le chien » (J’avais toujours cru entendre « ouvrez les chaînes » d’ailleurs, mais c’est anecdotique).
Et Bowie a explicité pour vous, l’an dernier, le sens de cette ligne, sa référence à Buñuel. Pourquoi avoir choisi ce titre à votre livre, et en quoi peut-on, selon vous, le lire aussi comme un manifeste de l’œuvre de Bowie ?

La conférence s’intitulait bêtement David Bowie et la France, mais j’ai préféré Ouvre Le Chien pour le livre car dans ce vers de All The Madmen, c’est la seule fois où il a aligné trois mots en français de suite dans un texte de chanson (sans parler bien sûr de la version française de Heroes). Je ne sais s’il s’agit d’un chien, mais l’œuvre de Bowie est certainement une boîte de Pandore et celui qui l’“ouvre” ne le regrette pas. Je pense que Changes, Watch That Man, Dollar Days ou Lazarus, pour n’en citer que quatre, ont également valeur de manifeste… Ce titre, Ouvre Le Chien, fait un peu peur aux gens. Je m’en rends compte lors de salons littéraires… Des lecteurs regardent la couverture sans trop oser s’en approcher… Elle pourrait mordre !

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Vous écrivez, dans le chapitre centré sur Bowie à Hérouville, que l’une des particularités de Bowie a toujours été de ne pas chercher à plaire à son public mais de mettre son public « au défi de continuer à aimer sa musique ». Vous le dites à propos de Low mais ne peut-on pas étendre cette idée à toute son œuvre, jusqu’au crépusculaire Blackstar ?

Certes. Je dirais que Blackstar est plus abyssal que crépusculaire. Mais un abysse inversé, vers le haut. David Bowie n’a toujours été intéressé que par l’exercice de la création. Même à son plus commercial, à l’époque de Let’s Dance. Les répercussions, qu’il constatait, déplorait ou qui le ravissaient, n’étaient pas son mobile et certainement pas un alibi. Elles n’étaient que conséquences. David Bowie n’a jamais voulu provoquer pour provoquer. Mais si son œuvre risquait de le faire, il était hors de question qu’il s’autocensure

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Dans « L’abécédaire Bowie » de David ouvre le chien, vous êtes dans un exercice très deleuzien et vous justement dites à la lettre D que Outside — et en particulier A Small Plot of Land — a été inspiré par Mille Plateaux. C’est votre lecture ou une référence décryptée par Bowie lui-même ?

Préférant le factuel aux élucubrations, je n’ai toujours écrit que des choses qui m’ont été confiées ou qui sont vérifiables. Bowie m’a conseillé de lire certains ouvrages de philosophie et de psychanalyse signés Guattari et Deleuze. Pour être honnête, j’en ai généralement abandonné la lecture après quelques pages… C’est lui qui m’a fait part de cette “influence” pour la chanson A Small Plot Of Land.

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« Nous avons écrit L’Anti-Oedipe à deux. Comme chacun de nous était plusieurs, ça faisait déjà beaucoup de monde. Ici nous avons utilisé tout ce qui nous approchait, le plus proche et le plus lointain. Nous avons distribué d’habiles pseudonymes, pour nous rendre méconnaissables » (Mille Plateaux)

La disparition de Bowie pendant dix ans (de la fin des tournées à The Next Day) a été beaucoup commentée. Or, on comprend, en lisant votre livre, combien déjà, Bowie savait se rendre invisible (ces trois semaines à Saint-Malo pour préparer un spectacle de Tin Machine sans que quiconque le sache ou dans Writing on the Edge sa casquette visée sur la tête dont il parle comme de son « garde du corps »).
Vous avez le sentiment que Bowie a toujours tout orchestré ? Et que peut-être il avait prévu tout prévu, une œuvre close, intégralement pensée depuis le départ ?

Le mot orchestré n’est pas le bon. Comme l’adjectif calculateur dont on l’a trop souvent qualifié. Les gens qui lui attribuent la campagne de lancement de 18120_show_portrait_largeBlackstar, son exemplaire viralité, se fourrent le doigt dans l’œil. Il l’a tolérée, mais n’était pas chaud. Bowie se savait malade et a souhaité terminer Lazarus et Blackstar à temps. Mais il ne comptait pas mourir deux jours après la sortie de l’album. Il y avait encore du pain sur sa planche, et il espérait bien ne partir que plus tard. Il avait quelques titres à terminer et était très excité par les prochaines rééditions de son catalogue.

Sa mort précipitée autorise toutes les lectures de son “départ”, même les plus farfelues. Ce n’est certainement pas pour lui déplaire, mais je doute que tout ça parvienne à ses oreilles. Je l’imagine plutôt fouinant dans quelque bibliothèque céleste, visitant un musée cosmique. La part de hasard, l’accident générateur d’œuvres, les endroits où mène l’art comme une sorte d’instinct, étaient ses guides sa raison de créer et donc d’être.

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Vous avez écrit durant 25 ans sur Bowie vivant… Dans le numéro spécial de Rock&Folk paru ce mois-ci en hommage à Bowie et aux liens exceptionnels qu’il entretenait avec ce journal (les nombreuses et longues interviews en témoignant), vous écrivez pour la première fois sur lui in memoriam. Et pourtant non sur une œuvre antérieure mais un disque (Blackstar) et un spectacle musical (Lazarus) : si David Robert Jones est mort, l’œuvre David Bowie perdure à jamais et « renaît de ses cendres ».
Et vous avez cette phrase magnifique, Nous sommes tous les « enfants » de Bowie mais « surtout pas orphelins ». Quel sens lui donnez-vous ?

En partant, il nous a envahis. Il a rendu ses amateurs meilleurs. Il submerge. Il est la figure spirituelle par excellence. Enfant, je pensais être seul au monde à l’aimer. En réalité, nous étions des millions. C’est juste merveilleux.

Dans ce même article, vous dites que Dollar Days est « son épitaphe ». Pourquoi celle-ci plus particulièrement tout l’album Blackstar ?

Le texte est son adieu à notre monde le plus explicite de l’album. C’est peut-être le texte le plus aisément déchiffrable de sa carrière. C’est abominablement triste et sincère. Il y a là des bribes de choses dont il a parlé jusqu’à la fin. Un monde qui part en vrille et le décevait, une famille aimante, le mal qui ronge, l’Angleterre qu’il craignait, à juste titre, de ne plus revoir…

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Vous avez écrit un David Bowie, une histoire, plusieurs fois réédité et augmenté en 1995 et 2002, aujourd’hui épuisé dans sa dernière édition 10/18. Vous envisagez d’écrire un nouveau livre, une nouvelle histoire Bowie, dans les années qui viennent ?

Je termine actuellement un roman que j’espère voir sortir en fin d’année. La rédaction est très altérée par sa disparition. Sinon, j’ai le choix entre ne plus écrire au sujet de Bowie ou m’embarquer dans quelque chose de fort, d’important et définitif, avec la caution morale de ses proches. Je n’ai pas encore pris de décision, mais la pression, j’en suis le premier étonné, est énorme. Mon téléphone sonne beaucoup plus depuis le 10 janvier, c’est assez sordide. La réédition bête et méchante de ma biographie, augmentée à la va-vite d’un chapitre final pour profiter de la situation, n’est pas à mon agenda. Je ne bois pas de ce poison-là.

 

Jérôme Soligny, David Bowie ouvre le chien, éd. de la Table Ronde, 2015, 221 p., 15 € 80

Writing on The Edge, 25 ans d’écrits rock, éd. de la Table Ronde, 2014, 1717 p., 36 € 50

Je suis mort il y a vingt-cinq ans (2011), éd. de la Table Ronde, « La petite vermillon », 2014, 115 p., 7 € 10

Album à venir : The Win Column

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