À peine relu et corrigé, et, avant même d’avoir été mis en ligne, déjà en route vers l’oubli (seul moyen de ne pas se laisser miner par les regrets), le dernier épisode de ce feuilleton critique à la frontière est devenu avant-dernier, un peu comme le dernier verre dont parlait Deleuze. Pas de pause : la pile n’est pas épuisée (elle ne cesse de se recharger).
éditions de la Table Ronde
Il est complexe d’écrire sur Manchette non dans la position du tireur couché mais dans celle du critique et universitaire : dans les Lettres du mauvais temps, formidable livre qui rassemble sa Correspondance entre 1977 et 1995, Manchette écrit que « les journalistes (…) n’ont plus le temps de lire », il n’y en a « pas un seul (…) à qui on puisse faire confiance », ajoutant, concernant les seconds que sans faire « d’anti-intellectualisme a priori (…) c’est un fait que tous les universitaires actuels, stricto sensu, sont des crétins ». Le ton est donné : la correspondance de Manchette est sans concession, noire, et pas seulement parce que son auteur est le maître du genre.
David Bowie is : le titre de l’exposition du Victoria & Albert Museum est le seul à pouvoir dire, peut-être, un artiste insaisissable, échappant à toutes les définitions, même provisoires. David Bowie est.
Simenon et Maigret passent à table est un livre d’abord publié chez Robert Laffont (2003), depuis paru dans la collection « Petite Vermillon » de la Table Ronde (2013), signé par Robert Courtine qui tint, sous le nom de La Reynière et pendant quarante ans, la chronique gastronomique du Monde.