Aujourd’hui, sort en salle un film que je vous conseille vivement de voir – et c’est peu de le dire. De dire que je vous le conseille et le dire « vivement », car tout en lui est si vif que le spectateur / la spectatrice s’en trouve vivifié.e.

Il rend gai.e, mais de la plus belle gaité, celle qui joue avec des vertiges d’équilibriste, des dilemmes, des mélancolies. Il s’agit de La Belle et la Belle, de Sophie Fillières.

Dans le rapport étroit des livres aux films, l’adaptation est l’exercice le plus courant, paradoxal puisqu’à la fois naturel et hautement risqué. Plus rarement, c’est le film qui devient livre, comme dans ce Voyage à Film City que publie Melvil Poupaud chez Pauvert, journal d’un tournage en Chine, loin de se réduire à la seule prise de notes à la volée et au jour le jour.

Sophie et sa petite communauté aux bêtises inavouables
Sophie et sa petite communauté aux bêtises inavouables

« Il ne s’agit pas de tourner avec des enfants pour mieux les comprendre, il s’agit de filmer des enfants parce qu’on les aime » lançait François Truffaut, vibrant de justesse et de tendresse, dans Le Plaisir des yeux, l’un des ses ardents recueils d’articles critiques, au cœur duquel, revenant sur certains de ses films comme L’Argent de poche, le cinéaste s’interroge sur la manière dont les enfants doivent être représentés et employés à l’écran.