Loin d’être une caricature mal nourrie surfant sur la vague d’une actualité récente, Le Journal du Off des journalistes Frédéric Gerschel et Renaud Saint-Cricq et du dessinateur James est bien au contraire une chronique graphique éclairée du monde politique français, « dans les coulisses d’une campagne présidentielle folle » comme le suggère le sous-titre de ce récit glaçant de réalisme. Et si Le Journal du Off est une oeuvre de fiction (tout en révélant des anecdotes et des conversations bien réelles), tout dans cette histoire est vrai, puisque c’est éventé.

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Cette année, je ne suis pas allé à Angoulême. Et je le regrette. Je le regrette parce que malgré une propension à la misanthropie et à l’agoraphobie qui me conduisent parfois à préférer les bulles dévorées en solo dans mon salon aux salons rassemblant des bédévores dans une bulle, le programme de cette 44ème édition était au demeurant et a posteriori très alléchant.

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Qu’il s’agisse d’une affiche de film, de la couverture d’un roman, d’un album de bande dessinée, d’une illustration pour la presse, seuls de rares artistes (illustrateurs, peintres ou dessinateurs) possèdent un trait reconnaissable au premier coup d’œil, signature de leur immense talent. Miles Hyman est de ceux-là. Présent à la galerie Champaka à Paris jusqu’au 14 novembre, l’Américain signe avec Drawings (Glénat) un recueil placé sous le signe de l’élégance, de l’esthétique et du beau.