En 2017, les organisateurs promettait un changement de paradigme afin que le FIBD et le public apprennent « ensemble à étendre [leurs] horizons de lecture ». A la veille de l’ouverture du 46ème Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême et à la lecture de l’édito de Franck Bondoux, on serait tenté de dire que le festival de référence (ré)invente son futur avec modération : expositions, masterclass, rencontres, concours, spectacles et Grand(s) Prix, le changement annoncé se conjugue dans la continuité.


Joost Swarte est né en 1947, la veille de Noël. Il a donc toujours eu quelques heures d’avance sur ceux que l’attente du lever du jour dit “des cadeaux tombés du ciel” tient en éveil – ce dernier mot allant comme un gant à son regard d’une acuité sans égal. Je ne sais si sa main a tremblé, ne serait-ce qu’une fois, dans sa vie, mais ce dont je suis certain, c’est qu’il est on ne peut plus sensible aux tremblements d’un monde dont il reste un des plus fameux interprètes.

Jérôme Lindon et Samuel Beckett (DR)

Benoît Peeters (écrivain, directeur des Impressions Nouvelles) et Laurent Demoulin (auteur du tout récent Robinson chez Gallimard) se sont livrés à un brillant et plaisant exercice : un grand entretien à deux, autour des éditions de Minuit et de Jérôme Lindon, que Diacritik, via Jacques Dubois, a le bonheur de publier, en deux parties (retrouvez la première ici).