Jay McInerney a passé une semaine à Paris pour la promotion de son dernier roman, Les Jours enfuis, paru le 11 mai aux éditions de l’Olivier, dans la très belle traduction française de Marc Amfreville.
En point d’orgue, une rencontre exceptionnelle avec ses lecteurs, à la librairie Atout Livre, animée par David Rey.
Diacritik y était et a pu filmer l’événement.

Louise Bourgeois © Renaud Monfourny
Louise Bourgeois © Renaud Monfourny

Renaud Monfourny expose à la Maison Européenne de la photographie et l’on retrouve 131 de ses portraits dans Sui Generis, livre publié chez Inculte/Dernière marge. Entrée dans un univers immédiatement identifiable, ou la scène culturelle par l’intime.

NB canapéNina Bouraoui, romancière française vivante, née à Rennes en 1967. 14 romans, 1 pièce de théâtre, une dizaine de nouvelles et textes courts dans diverses anthologies et pas mal de paroles de chansons.

Connue et reconnue, Nina Bouraoui, citoyenne d’un « pays de mots », appartient à cette catégorie d’écrivains qui se réinventent, repoussent les limites et les contours de leur écriture avec une évidence surprenante. En 25 ans de publications, elle passe d’une plume presque gothique au roman social en faisant un détour par l’autobiographie romancée placée sous le signe de la recherche identitaire, sans jamais se départir de thématiques fortes, signatures ancrées dès ses premiers écrits.

Fran MartinezHiver 2016. Les jeunes Éditions Denise Labouche, maison parisienne fondée par un collectif d’auteurs-éditeurs éclectiques et aventureux publient L’Alpine le premier roman du journaliste François Moreau Martinez. Foisonnant, bourré de clins d’œil ancrés sur un socle classique rigoureux et un sens du rythme très jazzy, ce roman résolument pop apporte une touche beat dans le paysage de la littérature contemporaine française.
Rencontre avec un écrivain sans prétentions dont le cerveau abrite une belle famille de références et d’inspirations.

Adam Thirlwell
Adam Thirlwell

En attendant la critique à venir de Candide et lubrique, troisième roman de l’écrivain britannique Adam Thirlwell après Politique (2003) et L’Évasion (2009), voici un entretien uncut réalisé hier, près d’une heure de conversation, en français.
Paris s’était pourtant mis à l’heure londonienne, avec trombes d’eau sur la verrière des éditions de l’Olivier, comme vous l’entendrez en toute fin de vidéo, quand Adam Thirlwell énonce son insolente théorie du « roman burger »…

Emmanuelle Pireyre (DR)

Il y a dix jours, j’ai pensé que pour écrire un livre, on doit mixer 10 ingrédients. J’en note un par jour depuis dix jours. Chacun est premier dans mon cœur. Chacun à sa manière a ma préférence. Chacun est précieux et nécessaire. Même s’il se pourrait qu’ils soient incompatibles et que leur coexistence pacifique dans le livre ne soit pas gagnée d’avance.

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Tao Lin : Écrivain américain vivant, né à Alexandria en 1983. Auteur de 2 romans, 1 poème et 1 novella (pour l’œuvre traduite, car il est bien plus prolifique !).
S’il n’aime pas forcément qu’on lui rappelle que Bret Easton Ellis l’a qualifié de « styliste le plus doué de sa génération », Tao Lin n’en reste pas moins fidèle à cette description élogieuse. Quand BEE photographiait la fin du siècle avec l’emphase et la violence qu’on lui connait, Tao Lin décrit la génération Y et le début du 21e siècle d’une façon presque durassienne : il parle de ce qui n’est pas tout en essayant d’être. Marguerite qui aurait gobé trop d’ecstasy et acheté un iPhone.

2016

Les coulisses de la rédaction, 14. Cette semaine, on est tous passé en 2016, et Diacritik a sacrifié aux traditionnels best-of. Et dans nos colonnes, on a pu lire Joyce Carol Oates, Marc-Antoine Mathieu, Gary Shteyngart, Michel Foucault, Véronique Pittolo, Noemi Lefebvre, Fred le Chevalier (en 2015). Olivier Steiner a repris son journal dans le journal dès le 1er janvier, il y eut aussi Jana Černá et les héros ordinaires de Lip, on est passé en cuisine avec Bret Easton Ellis et Yorick a donné la solution de son apologue pour le capital.

Les coulisses de la rédaction 14, donc, et on ouvre l’année avec un des trois co-rédac chefs, Dominique Bry :

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American Psycho, film de Mary Harron (2000) avec Christian Bale

La « laitance d’alose » est l’un des motifs obsédants d’American Psycho, goûté au Rafaeli’s, au Savoy, au DuPlex, « le nouveau restaurant de
Tony McManus, à Tribeca », ou comme ici au Bacardia où Pat Bateman emmène dîner Patricia, scène dans laquelle les marques de vêtements le disputent aux énoncés gastronomiques, où le lieu où l’on mange est bien plus important que ce que l’on mange :

Diacritik continue même en vacances… Cette semaine, vous avez pu lire des articles sur Manuel Candré, mais aussi le « Deleuze aujourd’hui » de Manuel Candré, aller au cinéma avec Lelouch et Jacques Tati, comprendre « pourquoi le saut des baleines« , regarder d’un autre œil les polices de caractère, mais aussi Pierre La Police, redécouvrir Laurent Jenny ou Poppy Z Britecuisiner une dinde avec Fitzgerald, et aller à New York et même « sous les couvertures » avec Alban Lefranc.

Tara Lennart, poursuivant notre grande entreprise de découverte des membres de la Newsroom de manière oblique, a décidé de détourner les questionnaires portraits robot des sites de rencontre. Pour, explique-t-elle, « ces questions bateau destinées à donner une idée de la construction d’image de la personne derrière un pseudo aléatoire. Avec un peu d’humour et de cynisme, car ne soyons pas trop sérieux : tout n’est que littérature ».